DATES HISTORIQUES
DE L'OUEST
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1862- 1890: Epoques des guerres indiennes: Ces trente
années disent , de manière répétée, des histoires de traités
rompus unilatéralement par les Tuniques Bleues, d'embuscades
et de tueries expéditives, voire de carnages parmi les
populations " civiles " indiennes femmes, enfants et
vieillards. Les traités qui président au rachat des terres
ne sont pas respectés: les Indiens sont parqués dans des
réserves où le sol et le gibier sont pauvres. Quant aux
vivres, marchandises, dédommagements financiers prévus par
le gouvernement de Washington, ils sont systématiquement
détournés par les agents du Bureau des Affaires Indiennes.
UN LIEN TRÈS
INTÉRESSANT SUR LES GUERRE INDIENNE CLIQUEZ SUR LA
PHOTO CI-DESSOUS

LA PISTE DES LARMES
Pendant près de quarante ans,
les tribus indiennes vont mener un combat désespéré pour sauver leurs
terres. "C'est le formidable choc de deux races , de deux cultures que
rien n'avait préparées à une confrontation pacifique. La victoire du
plus fort. Récits répétitifs où, le plus souvent, les Indiens
manifestent aux Européens leur hospitalité , et en retour, répétitifs
aussi, les massacres perpétrés par les Blancs.
Citons seulement le massacre des Sauks et des Fox, du chef Black Hawk en
1832, celui des Cheyennes du chef Black Kettle en 1864, à Sand Creek au
Colorado, le massacre des Sioux de Sitting Bull en 1890 à Standing Rock
Réservation et l'assassinat de Sitting Bull lui-même, et enfin le
massacre le plus tristement célèbre, en 1890 toujours, à Wounded Knee
dans le Dakota du Sud.
Bien sûr , il y eût des Blancs pour tenter d'arrêter le carnage, on ne
peut taire le nombre impressionnant des grands tueurs, parmi lesquels,
Juan Ponce de Léon en Floride, Hernando de Soto, Custer, Le colonel
Chivington. On ne peut oublier non plus la terrible litanie des grandes
déportations des Cinq Tribus civilisées vers l'Oklahoma et celle des
Cherokees de leur Géorgie natale vers l'Oklahoma encore, de toutes les
déportations la pire d'entre elles est connue dans l'histoire sous le
nom de " Piste des larmes". Les soldats à cheval forcèrent à marcher,
pendant 1750 kilomètres jusqu'à l'épuisement, 15 000 Indiens, hommes,
femmes et enfants: 4000 d'entre eux devaient mourir en route.
Les grands chefs de la résistance indienne, tous martyrs, le roi Philip,
Joseph Brant, Black Hawk, Cochise, Geronimo, Chief Joseph, Crazy Horse,
Sitting Bull.
A ce noir tableau, il faut rajouter la liste des maladies apportées par
les Blancs.
En fin un dernier énoncé: celui des tribus disparues, victimes d'un
génocide plus ou moins conscient et organisé. L'un des plus grands chefs
de la résistance indienne Tecumseh, un Shawnee, s'écriera un jour et sa
lamentation est passée à l'histoire: " Où sont aujourd'hui les
Pequots? Où sont les Narragansett, les Mohicans, Les Pokanoket et tant
d'autres tribus de notre peuple, autrefois si puissant? " Tant
d'autres tribus : des centaines."
C'est l'histoire de New Echota,
qui se trouve être l'ancienne capitale de la nation indienne Cherokee.
New echota est devenu la
capitale de cette nation au cours du XIX eme siecle, mais ca a ete aussi
le lieu de leur chute ... puisque sous la pression de Washington,
certains indiens ont signe un traite approuvant leur déplacement vers
l'Oklahoma, traite qualifie d'illégal par la nation Cherokee (car non
approuvée par le conseil)...
Au début des années 1800, les
cherokees à moitié massacrés par l'homme blanc sont poussés vers
l'ouest, loin de leurs terres. Cette poussée fut accentuée quand on
découvrit l'or. La Georgie confisqua donc ces terres (35 000 acres) aux
indiens, abolissant leurs lois et leurs coutumes et les empêchant de
témoigner devant la justice contre un blanc. Ils avaient l'interdiction
de dire quelque chose contre l'immigration. Au printemps 1834, on
confisqua la propriété du chef cherokee White Bird pendant qu'il
négociait à Washington. De 1835 à 1837, on extermina les creeks
en Alabama et les séminoles en Floride. Ceux qui en réchappèrent furent
déportés. Le 10 mai 1838, le Général Scott accompagné de 7000 soldats
donna un ultimatum aux cherokees résistants du nord de la Georgie. Le 18
mai, l'ordre fut donné aux troupes de rassembler les futurs déportés.
Sous la menace des armes, sans qu'on leur laisse le temps de prendre
leurs affaires, séparant parfois les enfants de leurs parents, on les
regroupa dans 31 forts. Pendant ce rassemblement, il furent traités
comme du bétail et subirent des cruautés. Ils n'avaient rien d'autre
que les vêtements qu'ils portaient. La sécheresse tua environ 1500
cherokees. Le chef cherokee White Bird obtint du président Van Buren de
pouvoir conduire eux-mêmes leur migration. 16 groupes de 1000 hommes
chacun commencèrent alors la piste des larmes. Certains allaient pieds
nus. Beaucoup d'enfants moururent à cause de la sécheresse et des
maladies. Quand vint le rude hiver, certains sans couverture, beaucoup
moururent de froid. Qatie Ross, la femme du chef cherokee White Bird
(devenu John Ross) donna sa couverture à un enfant, elle mourut d'une
pneumonie. D'autres succombèrent après avoir bu de l'eau croupie. On
estime le nombre de morts sur la piste des larmes à 1 indien sur 4.
A cette époque il y avait des
débats pour savoir si un indien était humain et avait une âme!
Le nom "la piste des larmes" ne
vient pas des pleurs versés par les cherokees pendant leur marche mais
des larmes versées par ceux qui les voyaient passer et qui
compatissaient.
Et voila comment en plein hiver
1838, 18000 indiens ont pris la route vers l'Ouest ... et 4000 d'entre
eux y ont laisse la vie ! Cette route vers l'Ouest est désormais
surnomme Trail of Tears (la piste des Larmes).