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Les
nations autochtones ont une spiritualité bien vivante qui repose sur
la communion profonde de l'humain avec la vie animale, la nature et
la Terre. Cette spiritualité est une expérience millénaire dans
laquelle tout est sacré, tant la vie que les liens avec la faune, la
flore et l'environnement. Le point de départ de cette spiritualité
est le grand cercle.
Le cercle
représente l'élément de base de la spiritualité autochtone. Commun à
de nombreuses sociétés traditionnelles des trois Amérique, le cercle
constitue une approche globale de la compréhension de la vie et des
êtres vivants. En vertu de cette approche circulaire, tout ce qui
existe dans l'univers est redevable à une divinité suprême qui est à
l'origine de la création et qui a engendré le mouvement circulaire
de la vie.
Dans le
cercle, tous les éléments de la création, soit les humains, les
animaux, les plantes, l'air, le feu, l'eau, la terre, les étoiles,
etc., forment un tout indivisible. Il n'existe aucune suprématie
d'un élément sur un autre. Tous sont sur un même pied et une chaîne
infinie de relations unit tous ces éléments égalitaires.
Dans la
pensée circulaire, tous les éléments, tant les humains, les animaux,
les monstres que les morts, vivent une constante interaction. Entre
ces éléments, la recherche de l'équilibre et le maintien de
l'harmonie deviennent des préoccupations de tous les instants qui
orientent et conditionnent la vie et les actions de tous.
Tout doit
être mis en oeuvre pour atteindre et conserver cet équilibre, car la
survie et le bien-être de chacun en dépendent. Chacun est moralement
responsable de l'autre et de son bien-être. Tous les éléments du
cercle, étant issus de la grande volonté créatrice, sont formés de
la même substance vitale. Il n'y a, par le fait même, aucune
différence entre les éléments.
Chaque
être, chaque forme de vie, chaque élément du cercle possède une âme,
ce qui place tout et tous sur un pied d'égalité. Dans ce contexte de
recherche d'équilibre et d'harmonie, chacun doit manifester une
solidarité sans faille avec les autres éléments du cercle, qu'ils
soient humains ou non, à cause de cette responsabilité du bien-être
de tous et de chacun.
Selon la
tradition, les Autochtones estiment qu'ils doivent faire preuve de
partage, de respect, d'humilité et d'honnêteté. Ces valeurs
inhérentes au cercle ne peuvent être dissociées, car elles sont
essentielles pour le maintien de l'équilibre et de l'harmonie.
L'Autochtone n'est pas sur Terre pour dominer la création, mais pour
témoigner de l'infinie sagesse du créateur de l'univers et pour
vivre en harmonie avec les êtres.
Dans le
cercle, l'Autochtone doit faire preuve de partage et d'une
générosité peu commune avec les autres entités. C'est là un trait du
mode de vie traditionnel des nations. Cette attitude de solidarité,
de générosité et de respect sera perceptible envers le non-humain et
envers l'environnement, pour qui l'humain fera preuve de beaucoup de
vénération.
Comme les
autres êtres de la création contribuent au bonheur, à la
subsistance, à l'éducation, et au bien-être de l'homme, celui-ci se
doit de leur rendre hommage et de les remercier. Il le fait au moyen
de rituels et d'offrandes généreuses pour les autres êtres du
cercle. Ces festins, ces fêtes et ces jeux sont dictés par les âmes
qui se manifestent par le biais des rêves et des visions. Dans les
sociétés traditionnelles, les manifestations de l'âme ayant un
caractère sacré, il devenait obligatoire de réaliser les rêves et
les visions, question de maintenir l'équilibre et l'harmonie dans le
cercle.

LE
MARIAGE



Le
mariage des Indiens d’Amérique

Pudeur et patiente
Le choix de la mariée étant fixé, les parents du fiancé envoient des
présents dans sa cabane. Ce peuvent être des colliers de procelaine,
quelques couvertures de fourrure ou des meubles d’usage courant. Les
parents
de la jeune fille n’ont aucune dot à apporter, ils doivent
simplement agréer
l’époux qui se propose. Dès que les présents sont acceptés, le
mariage est
censé conclu. Il ne reste plus qu’à faire les présentations...
Chez les Iroquois, où la femme est maîtresse, l’épouse ne doit pas
quitter
sa tente. Aussi l’époux s’y rend-il au début de la nuit, accompagné
de toute
sa famille. On le fait assoir sur une natte, près du feu. Sans un
mot, son
épouse lui sert une bouillie de blé et lui tourne à demi le dos,
enveloppée
d’une couverture, par pudeur et par modestie. En apportant le plat
nuptial,
la mariée reconnaît son obligation de faire des provisions pour son
mari et
de lui préparer à manger. Par cette nourriture commune, ils font
alliance.
L’époux se restaure puis...se retire : la cérémonie est achevée !
Il est coutume de passer la première année apres le mariage sans le
consommer. Ne pas respecter ce délai serait faire injure à l‘épouse
qui
pourrait penser que l’on a recherché son alliance moins par estime
pour elle
que pour sa sensualité. Chacun reste dans la cabane de sa mère en
attendant.
L’époux peut néanmoins rejoindre sa femme pour la nuit – jamais le
jour-,
mais le mariage ne doit pas être consommé ; c’est la raison pour
laquelle le
feu est entretenu : pour que les parents puissent surveiller les
mariés
pendant la nuit. La coutume veut également que l’époux ne parle pas
à ses
beaux parents avant la naissance du premier enfant.
La mariée est obligée de secourir ceux de la cabane de son époux
quand il
est absent, en voyage ou en guerre. Elle doit les aider à travailler
leurs
champs et à entretenir le feu et doit donc leur porter du bois : le
bois de
mariage. Elle commence à le faire dès que la date du mariage est
arrêtée.
Avec les femmes de sa cabane et aidée d’une grande partie de celles
du village, elle apporte de petites bûches, censées entretenir le feu,
dans la
cabane de son époux, qui représenteront l’âme de feu...

Les animaux ont spontanément offert leur pouvoir
de guérison Un homme était prêt à mourir. Il
grimpa au sommet d'une colline et s'étendit sur
le sol. Il dormit là, un petit moment. A son
réveil, des animaux faisaient cercle autour de
lui. Chacun d'eux donna à l'homme le pouvoir de
guérison qu'il détenait personnellement. Le
corbeau dit ceci : ehea ! ehea ! Puis il cracha
sur l'homme pour lui donner son pouvoir de
guérison. L'homme se sentit un peu mieux. La
tortue dit ceci : ahi ! ahi ! ahi ! ahi ! Puis
elle donna à l'homme son pouvoir de guérison
sous la forme d'eau bouillie. L'homme se sentit
de mieux en mieux. Faucon Noir ne dit pas un
mot. Il transmit à l'homme son pouvoir de
guérison à l'endroit exact où celui-ci avait le
plus mal. L'homme se sentit nettement mieux.
Puis tous les animaux dirent ceci : "Etre
humain, de la même façon, il te faut guérir tes
frères !" Et on transmit à l'homme les flûtes de
Pouvoir. L'homme devint un guérisseur de talent.
L'homme devint même un sorcier très puissant.
Car les animaux lui avaient offert très
spontanément une partie de leur pouvoir.
Winnebago


LE CODE DE L'ETIQUE

1.
Chaque matin lors de se lever,
et chaque soirée avant le sommeil, mercis
d'élasticité pendant la vie chez vous et pendant
toute la vie, parce que les bonnes choses le
créateur vous a donné et pour que l'occasion
accroisse un peu plus de chaque jour. Considérez vos
pensées et actions du jour passé et les cherchez
pour que le courage et la force soit une meilleure
personne. Recherche pour les choses qui
bénéficieront à d'autres (chacun).
2.
Respect : Le respect signifie "pour sentir ou
montrer l'honneur ou l'estime pour quelqu'un ou
quelque chose ; pour considérer le bien-être ou pour
traiter quelqu'un ou quelque chose avec la déférence
ou la courtoisie ". Montrer le respect est une loi
fondamentale de la vie. a. Traitez chaque personne
de l'enfant le plus minuscule à l'aîné le plus
ancien avec le respect à tout moment. b. Le respect
spécial devrait être donné aux aînés, aux parents,
aux professeurs, et aux chefs de la Communauté. c.
Aucune personne ne devrait être incitée pour se
sentir "déposée" par vous ; évitez de blesser
d'autres coeurs car vous éviteriez un poison mortel.
d. Ne touchez rien qui appartient à quelqu'un
d'autre (particulièrement les objets sacrés) sans
permission, ou un arrangement entre vous. e.
Respectez l'intimité de chaque personne, ne vous
imposez jamais sur le moment tranquille ou l'espace
personnel d'une personne. f. Jamais promenade entre
les personnes qui conversent. g. Jamais personnes
d'interruption qui conversent. h. Parlez dans une
voix douce, particulièrement quand vous êtes en
présence des aînés, des étrangers ou d'autres à qui
le respect spécial est dû. i. Ne parlez pas à moins
qu'invité à faire ainsi aux rassemblements où les
aînés sont présents (à moins que pour demander ce
qui est prévu de vous, si vous êtes dans le doute).
j. Ne parlez jamais au sujet d'autres d'une manière
négative, qu'ils soient présents ou pas. k. Traitez
la terre et tous ses aspects en tant que votre mère.
Montrez le respect profond pour le monde minéral, le
monde d'usine, et le monde animal. Ne faites rien à
polluer notre mère, élévation vers le haut avec la
sagesse pour la défendre. l. Montrez le respect
profond pour la croyance et la religion d'autres. m.
Écoutez avec la courtoisie ce que d'autres
indiquent, même si vous estimez que ce qui sont
elles l'énonciation est sans valeur. Écoutez avec
votre coeur. n. Respectez la sagesse des personnes
au conseil. Une fois que vous donnez une idée à une
session du Conseil elle n'appartient plus à vous.
Elle appartient au peuple. Le respect exige que vous
écoutez attentivement les idées des autres au
conseil et que vous n'insistez pas sur le fait que
votre idée règne. En effet vous devriez librement
soutenir les idées des autres si elles sont vraies
et bonnes, même si ces idées sont tout à fait
différentes de celles vous avez contribué. Le
désaccord des idées apporte l'étincelle de la
vérité.
3.
Une fois qu'un conseil a décidé quelque chose dans
l'unité, le respect exige que personne ne parle
secrètement contre ce qui a été décidé. Si le
conseil a fait une erreur, cette erreur deviendra
évidente à chacun dans son propre temps.
4.
Soyez véridique à tout moment, et dans toutes les
conditions.
5.
Traitez toujours vos
invités avec l'honneur et la considération.
Élasticité de votre meilleure nourriture, de vos
meilleures couvertures, de la meilleure partie de
votre maison, et de votre meilleur service à vos
invités.
6.
Le mal d'un est le mal
de tous, l'honneur d'un est l'honneur de tous.
7.
Recevez les étrangers et les étrangers avec un coeur
affectueux et comme membres de la famille humaine.
8. Toutes les courses et tribus dans le monde sont
comme les différentes fleurs colorées d'un pré. Tous
sont beaux. Comme des enfants du créateur ils
doivent tout être respectés.
9.
Servir d'autres, pour
être utiles certain à la famille, à la communauté, à
la nation, et au monde est l'un des buts principaux
pour lesquels des êtres humains ont été créés. Ne
vous remplissez pas de vos propres affaires et
n'oubliez pas vos entretiens plus importants. Le
bonheur vrai vient seulement à ceux qui consacrent
leurs vies au service des autres.
10.
Observez la modération
et l'équilibre dans toutes les choses.
11.
Sachez ces choses qui
mènent à votre bien-être, et ces choses qui mènent à
votre destruction.
12.
Écoutez et suivez les conseils donnés à votre coeur.
Attendez-vous à ce que les conseils viennent sous
beaucoup de formes ; dans la prière, dans les rêves,
en période de la solitude tranquille, et dans les
mots et les contrats des aînés et des amis sages. si
tout le monde prenait le temps de lire ces 12
paragraphes et si ils les appliquaient la vie serait
différente mais là c'est une autre histoire. A vous
d'en juger à votre âme et conscience. Philippe

LES ANIMAUX TOTEM


La Médecine des Autochtones américains est un mode
de vie qui engage tout l'être puisqu'il exige que
nous cheminions sur la Terre en parfaite harmonie
avec l'Univers. D'après leurs habitudes de vie, nos
amis les animaux livrent certains messages de
guérison, de précieuses leçons de vie, à quiconque
sait observer leur façon de vivre. L'Aigle :
représente l'Esprit, l'habileté de vivre dans le
domaine de l'esprit tout en restant branché et
équilibré dans le domaine terrestre. L'Aigle apporte
l'éveil et l'illumination. Il enseigne à regarder
vers les hautes sphères pour que votre coeur
atteigne le Soleil et que vous appreniez à aimer
l'ombre aussi bien que la lumière. Le Faucon :
s'apparente au Messager, et enseigne à observer, à
scruter le milieu qui nous entoure. Le Faucon nous
aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se
présente à nous, et peut également nous aider à
examiner notre vie d'un plan plus élevé afin de
mieux distinguer les obstacles qui freinent notre
envol. L'Elan : symbolise l'Endurance. Il nous
apprend qu'agir avec mesure augmente notre
endurance. Il est lié, aussi, à la fraternité,
l'amitié qui s'élève au-dessus de la concurrence et
de le jalousie. Le Chevreuil : représente la
Douceur, celle qui touche le coeur et l'esprit des
êtres blessés, et qui apporte sécurité et guérison.
L'Ours : sa force est l'Introspection. L'Ours nous
fait comprendre que chaque être détient la capacité
de faire le calme, d'entrer dans le silence et de
savoir. Il s'apparente à l'intuition. Le Serpent :
ou la Transmutation. Il symbolise la transmutation
du cycle vie-mort-renaissance. C'est l'énergie de
l'intégrité, l'habileté de tout expérimenter
volontairement et sans résistance, afin de parvenir
à la sagesse. Le Putois : enseigne la Réputation,
que si nos paroles s'appuient sur des actions, si
nous nous respectons, notre réputation jouira de la
force de nos convictions. Ainsi, il est le miroir de
notre ego. La Loutre : détient une série de leçons
sur la Féminité, celle qui enseigne que la jalousie
et la méchanceté n'ont pas leur place. Quand cette
énergie s'exprime sans manipulations et sans
contrôle, l'expérience est pleine de fertilité et
source de vie. C'est la liberté de l'amour sans
jalousie. La Loutre nous demande de redevenir enfant
et de laisser notre vie se dérouler tout simplement.
Le Papillon : s'apparente à la Transformation. C'est
l'esprit, doublé de l'habileté qu'a cet esprit de se
connaître lui-même, voire de se modifier. La Tortue
: le plus ancien symbole de la planète Terre ; elle
personnifie la déesse de l'énergie et la Mère
éternelle. La Tortue a une carapace qui nous
enseigne comment nous protéger des blessures, de
l'envie, de la jalousie et de l'inconscience des
autres. Elle souligne également les dangers de
bousculer le cours des choses, et de laisser mûrir
nos idées avant de les exposer au grand jour.
L'Orignal : signifie l'Estime de Soi, qui découle de
la capacité de reconnaître la sagesse dont nous
avons fait preuve face à une situation et de saisir
que, dès lors, nous méritons reconnaissance et
félicitations. Il s'agit du partage, empreint de la
joie qu'accompagne le sentiment d'avoir mené son
projet à bien. Le Porc-Epic : détient plusieurs
qualités spéciales, celle de la foi et de la
confiance, c'est-à-dire l'Innocence. Les piquants de
Porc-épic sont utilisés rarement, uniquement lorsque
sa confiance a été trahie. Le Coyote : le Fin Filou
! Il s'agit du maître de l'illusion qui tombe
souvent dans ses propres pièges ; il se laisse
prendre à son propre jeu. Et nul n'est plus étonné
que lui quand cela tourne mal ! par contre, cet
étourdi réussit toujours à survivre. Cet animal est
le fidèle reflet de nos absurdités. En se promenant
d'un désastre à l'autre, le Coyote porte l'art du
sabotage au summum du raffinement. Grâce à lui, le
rire et le sens de l'humour ont leur place dans nos
vie. Le Chien : considéré comme la Fidélité. Il
transmet le sens du service aux autres, la
compréhension profonde et compatissante. Il
représente les bénévoles, les philanthropes, les
infirmières, les conseillers, les prêtres ou les
soldats. Il s'agit de la fidélité envers les autres,
mais aussi, et surtout, envers soi. Le Loup : ou le
Maître. Il dépiste et initie les idées nouvelles. Il
s'agit de la capacité d'être membre d'une société
tout en vivant selon ses propres rêves et selon ses
propres idées. Le Corbeau : détient la Magie. Cette
dernière est puissante car elle nous permet
d'apprendre à connaître nos peurs intimes, afin de
favoriser un changement de conscience. Il est le
messager de notre inconscient, ou encore de
l'Inconnu. Le Couguar : représente le Leadership,
fournit les leçons sur la manière d'utiliser les
pouvoirs de chef. C'est la capacité d'avancer sans
insister pour que tout le monde suive ; c'est aussi
la faculté de comprendre que chaque être est, de
quelque façon, un leader en puissance. Le Lynx : le
porteur des Secrets. Il s'agit d'un genre bien
particulier de clairvoyance. Le Lynx n'est pas le
gardien des secrets mais bien celui qui connaît les
secrets. Le Bison : Prière et Abondance, telles sont
les médecines de Bison. Il s'agit de reconnaître le
sens sacré de tout cheminement terrestre, quel qu'il
soit. Le Bison favorise un temps de réconciliation
et de réflexion sur le sens de la vie et la valeur
de la paix. La prière rappelle que nous devons
apprendre à remercier et rester humble. La Souris :
signifie l'Examen Minutieux. Il s'agit d'un
paradoxe, car cela confère une grande puissance et
une grande faiblesse. Il est bon de porter attention
aux moindre détails, mais il faut savoir ne pas se
perdre dans les petits éléments. Le Hibou : associé
au Flair, il permet de dévoiler toute la vérité
plutôt que d'énoncer des demi-vérités. Personne ne
peut le tromper sur ce qu'il fait, même si celle-ci
tente de dissimuler ses intentions. Le Castor : ou
le Bâtisseur, l'être d'action. Cela inclut un sens
aigu de la famille et du chez-soi. Cet animal nous
éclaire sur la puissance du travail accompli et sur
la fierté qu'on en tire. Pour parvenir ensemble à
atteindre un objectif, il faut avoir l'esprit
d'équipe. Ce dernier favorise l'harmonie. L'Opossum
: sa protection, la Feinte. Cet animal vous aide par
ses talents de stratège, associés à l'effet de
surprise. Lors d'imprévus, il cherche les moyens
astucieux de se tirer d'affaires. La Corneille :
désigne la Loi. La loi humaine ne ressemble pas à la
Loi sacrée. Corneille perçoit l'Illusion qui réside
dans l'interprétation que l'humanité donne aux
mondes, tant physique que spirituel. Le Renard :
illustre le Camouflage, l'habileté à se fondre dans
le milieu qui l'entoure et d'y devenir invisible. Il
comprend aussi l'adaptabilité, l'astuce, la capacité
d'observer, de s'intégrer ainsi que la rapidité dans
la pensée et l'action. L'Ecureuil : enseigne
l'Approvisionnement, la prévision de son énergie
pour une utilisation ultérieure ; à réserver son
jugement, son opinion. La Libellule : renvoie à
l'Illusion. Cet animal aide à briser la façade
illusoire que nous prenons pour la réalité physique,
à dissiper les illusions qui restreignent nos idées
et nos actions. Le Tatou : fixe les Frontières. Il
nous aide à délimiter ce que nous acceptons de
vivre, à définir notre espace. Il pose les barrières
nécessaires à notre équilibre personnel, tout en
sachant accepter les éléments extérieurs propices à
notre évolution. Le Blaireau : ou le Dynamisme. Il
enseigne à utiliser l'agressivité de façon
constructive, sans éreinter les autres. Il est
source de force car il va jusqu'au bout de la tâche
; souvent, il est le "chef". Le Lapin : représente
la Peur. Le message est : ce à quoi vous résistez
persistera, ce que vous craignez le plus, vous le
vivrez. En effet, plus l'on redoute une chose, plus
notre énergie se positionne sur cette crainte, et
attire donc à nous ce que nous refusons. Le Dindon :
rend hommage au Don et Dépouillement. Cette
philosophie reconnaît de façon profonde et constante
la valeur du sacrifice chez soi et chez les autres.
Ce qui pousse Dindon à aider et soutenir, c'est la
connaissance véritable que toute vie est sacrée. La
Fourmi : symbolise la Patience. Elle ne s'inquiète
jamais de "devoir s'en passer" car elle a confiance
en la providence de l'univers. Elle rappelle qu'il
nous faut démontrer patience et confiance dans
certaines situations de la vie. La Belette :
s'apparente à l'Art de la Dérobade. Elle a un sens
aigu de l'observation, et a une quantité incroyable
d'énergie et d'ingéniosité. La Perdrix : la Spirale
Sacrée. La spirale illustre la vision personnelle et
l'éveil. Il s'agit de réfléchir sur la façon dont
nous nous déplaçons dans le monde. Le Cheval : donne
la Puissance. Cela nous aide à travailler pour
obtenir un meilleur équilibre de notre bouclier, et
comprendre notre cheminement dans son ensemble.
Cette puissance réunit la compassion, la tendresse,
l'enseignement, l'amour, le partage des dons, les
talents et les habiletés. Le Lézard : protège la
Rêverie, qui est l'ombre de la réalité, nous révèle
ce que nous voulons ignorer. L'observation de nos
rêves est importante. Souvent, ceux-ci veulent nous
faire passer un message, et nous devons rester à
leur écoute. L'Antilope : développe l'Action
efficace, qui est la clé et l'essence de la vie.
Elle favorise l'action rapide et décisive, celle qui
vient à bout de la situation. La Grenouille :
s'apparente au Nettoyage. Celui qui débarrasse des
distractions et remplace la vase du terrain par de
l'énergie pure, ce qui ravive et donne une nouvelle
vigueur au corps et au cerveau. Le nettoyage
concerne également les programmations cellulaires
que nous avons mis en place tout au long de notre
cheminement. Le Cygne : la Grâce. Il s'agit
d'apprendre à parcourir tous les niveaux de
conscience, à ne résister à aucun et à faire
confiance. Cette grâce est celle de la vie, qui
porte le chercheur vers la connaissance personnelle
avec douceur. Le Dauphin : ou Souffle-Energie, le
souffle de vie. Il s'agit d'entrer en communication
avec les rythmes de la nature, à respecter chaque
cellule de notre corps. Le souffle est important car
il facilite les prises de conscience et aide à
nettoyer son corps. La Baleine : représente
l'Archiviste, la bibliothèque de la Terre. Elle nous
ramène au langage originel, le son, qui porte en lui
l'ensemble de la destinée. Qui connait son origine,
connait son futur. La Chauve-Souris : symbole de la
Renaissance, l'initiation afin de s'ouvrir à un
nouveau niveau de croissance. Cela peut vouloir dire
laisser tomber de vieilles habitudes et adopter une
attitude qui prédisposera à une renaissance.
L'Araignée : signifie le Tissage. Cet animal est
l'énergie féminine de la force créatrice, celle qui
tisse les beaux destins. Elle incite à créer, créer,
créer ! La créativité prodigue l'abondance et la
joie. L'Oiseau-Mouche : prône la Joie, l'amour de la
vie. Il vise la Beauté. Il nous rappelle que nous
devons nourrir notre enfant intérieur et regarder le
monde avec l'émerveillement créateur de notre
bonheur. .

LES 10 COMMANDEMENTS
AMERINDIEN

1. RESTEZ PROCHE DU GRAND ESPRIT
2.MONTREZ
UN GRAND RESPECT ENVERS LES AUTRES ETRES VIVANTS
3.SOYEZ
TOUJOURS FIDELE A LA VERITE ET A L'HONNETETE
4.FAITES
CE QUI VOUS PARAIT JUSTE
5.SOIGNEZ
LE BIEN-ETRE DE L'ESPRIT ET DU CORPS
6.MONTREZ
DU RESPECT ENVERS LA TERRE ET TOUT CE QUI VIT DESSUS
7.ASSUMEZ
PLEINEMENT LA RESPONSABILITE DE VOS ACTIONS
8.FAITES
DON D'UNE PARTIE DE VOS EFFORTS AU PLUS GRAND BIEN
9.TRAVAILLEZ
ENSEMBLE POUR LE BIEN DE TOUTE L'HUMANITE
10.
PRETEZ ASSISTANCE ET GENTILLESSE LA OU IL Y EN A
BESOIN.
De
nos jours ce texte n'est t'il pas à méditer pour que
chacun d'entre nous sache que la bétise ou le mépris
des autres n'est pas un acte de courage.
Philippe

LES JEUX INDIENS

Il y a bien longtemps, la survie des indiens des
plaines dépendait de leur habilité à la chasse. On
enseignait aux enfants dès leur plus jeune age cet
art de la chasse. Les jeux avait un rôle important
dans cet apprentissage. Les adultes jouaient avec
les enfants et les enfants s'entrainaient entre eux.
Les adultes avaient aussi leurs propres jeux, qu'ils
appréciaient comme un simple divertissement. Des
nouveaux jeux étaient reçus en cadeau entre les
différentes tribus, et un groupe pouvait inviter un
autre groupe à leur enseigner un nouveau jeu. Chaque
tribu y apportait ces propres variations. Mais elles
étaient infimes, ainsi chaque tribu pouvait lancer
un défit à une autre tribu; ces moments de
rencontres sportives s'appelaient KO WE TA SQEEK.
Les meilleurs sportifs ou joueurs de chaque tribus
s'affrontaient, et les spectateurs lançaient des
paris sur leurs favoris Le jeu de balle On peut
qualifier ce jeu comme étant le "volley-ball"
traditionnel des indiens Crees. C'était un des rares
jeux que les hommes et les femmes pouvaient jouer
ensemble. Les joueurs se renvoient un ballon de l'un
à l'autre où des uns aux autres s'il y a plus de 2
joueurs. Dans ce cas, les participants forment un
cercle et le ballon passe de l'un à l'autre à tour
de rôle. Quand un joueur manque le ballon, il est
éliminé; quelqu'un d'autre peut le remplacer dans le
jeu. Le gagnant est celui qui n'a jamais manqué le
ballon alors que les autres ont tous été éliminés.
Le jeu de se faire prendre par surprise On choisit
un meneur de jeu et quelqu'un pour jouer le rôle du
chef. Puis on bande les yeux du chef en prenant soin
de ne pas cacher ses oreilles sous le bandeau. Les
autres joueurs se placent en cercle autour de lui,
ce sont "les ramasseurs de bois". Des bâtonnets sont
disposés tout autour du chef à environ 30 cm de ses
genoux ou de ses pieds. Le meneur de jeu cri "on
ramasse du bois, il faut du bois!" et désigne avec
le doigt l'un des joueurs. Ce dernier doit alors
essayer de ramasser un des bâtons sans que le chef
ne s'en rende compte. Si le chef l'entend venir, il
doit pointer son doigt dans la direction du
ramasseur de bois. Si c'est la bonne direction,
alors ce ramasseur retourne à sa place dans le
cercle. Les ramasseurs ne doivent pas se précipiter
vers le chef, mais avancer de manière à ne pas se
faire repérer. Quand 3 bâtons ont été ramassés, le
chef a perdu, il faut le changer . Le jeu "There" Ce
jeu était pratiqué par les indiens des plaines et
les indiens des bois. "Compter les coups" était un
moyen pour un guerrier de prouver sa bravoure. IDans
ce jeu, l'ennemi est assis en tailleur et on a posé
un bandeau sur ses yeux. Tous les autres enfants
forment un cercle autour de lui. Le chef (le
professeur, l'adulte ou un autre enfant) désigne du
doigt un des enfants du cercle pour être celui qui
va essayer de toucher l'ennemi sans se faire
repérer. Le "guerrier" ainsi désigné essaie de
toucher "l'ennemi". "L'ennemi" lui, écoute
attentivement. S'il entend le "guerrier", il pointe
un doigt dans sa direction et cri "there"! Si c'est
la bonne direction, on choisit un nouvel ennemi. Il
s'agit de toucher et non de frapper l'ennemi. Vous
devez toucher du bout des doigts, ça suffit . Le jeu
choom-choom On choisit deux équipes de garçons, plus
ils sont nombreux, mieux c'est. Ils se mettent en
file indienne, chacun attrapant la taille de celui
qui le précède. Ils s'accroupissent, et avancent
tout en restant accroupis et en chantant "choom-choom".
Reste à voir quelle équipe ira le plus loin dans
cette position sans perdre l'equilibre.


Les animaux ont spontanément offert leur pouvoir
de guérison Un homme était prêt à mourir. Il
grimpa au sommet d'une colline et s'étendit sur
le sol. Il dormit là, un petit moment. A son
réveil, des animaux faisaient cercle autour de
lui. Chacun d'eux donna à l'homme le pouvoir de
guérison qu'il détenait personnellement. Le
corbeau dit ceci : ehea ! ehea ! Puis il cracha
sur l'homme pour lui donner son pouvoir de
guérison. L'homme se sentit un peu mieux. La
tortue dit ceci : ahi ! ahi ! ahi ! ahi ! Puis
elle donna à l'homme son pouvoir de guérison
sous la forme d'eau bouillie. L'homme se sentit
de mieux en mieux. Faucon Noir ne dit pas un
mot. Il transmit à l'homme son pouvoir de
guérison à l'endroit exact où celui-ci avait le
plus mal. L'homme se sentit nettement mieux.
Puis tous les animaux dirent ceci : "Etre
humain, de la même façon, il te faut guérir tes
frères !" Et on transmit à l'homme les flûtes de
Pouvoir. L'homme devint un guérisseur de talent.
L'homme devint même un sorcier très puissant.
Car les animaux lui avaient offert très
spontanément une partie de leur pouvoir.
Winnebago

L'AIGLE SACRE
CHEZ LES INDIENS

L'aigle royal est un grand rapace dont l'envergure
peut dépasser 2 mètres pour un poids de 3 à 7kg. Il
vit dans les régions montagneuses et escarpées du
Canada et des USA, il construit habituellement son
nid dans les falaises, hors d'atteinte des autres
prédateurs. Les aigles élèvent habituellement 1 à 2
aiglons par année, ils chassent des proies telles
que les oiseaux de grande taille , les petit
mammifères comme la marmotte et le lièvre, voire des
animaux plus grands comme le chevreuil ou la chèvre
des montagnes. Quand la nourriture se fait plus
rare, ils peuvent se contenter de charognes. On peut
parfois aperçevoir l'aigle le long des routes où il
dévore les animaux écrasés par les voitures.


LE BAIN DE
VAPEUR INDIEN
La hutte de sudation (ou sweat lodge) utilisée par
les indiens d'Amérique du Nord leur permettait de se
connecter avec les quatre éléments que sont la
terre, l'eau, le feu et l'air. La vapeur unissant
chaque participant aux éléments du monde à
l'intérieur du ventre que représente la hutte. Elle
purifie ainsi le corps et l'esprit. Préparation de
la hutte La hutte de sudation est construite à
l'aide de branches de saule, et recouverte de peaux
et de couvertures de laine. Le sol est tapissé de
sauge ou d'armoise,et on creuse un trou en son
centre. Sa forme ronde rappelle la forme d'un ventre
ou d'une bulle protectrice. L'entrée fait face à
l'Est ou à l'Ouest en fonction de la nature de la
cérémonie (loge d'imploration, loge de vision,etc.).
Un homme-médecine dirige la cérémonie car il
représente les Esprits et le Royaume de l'invisible.
On lui offre du tabac qui représente l'esprit d'une
personne, le tabac n'est pas considéré comme un
paiement mais il fait obligation à l'homme-médecine
de s'occuper de votre autre moitié, celle qui vit
dans le monde spirituel. L'homme-médecine donnera
des directives pour préparer la loge, et préparer de
la nourriture en quantité suffisante car chaque
individu qui aura une requête en rapport avec la
cérémonie peut venir pour profiter de ses bienfaits
et devra être nourri. L'homme-médecine fera
également préparer les "Tobacco Ties" qui sont des
rubants de tissu colorés représentant les six
directions. Le blanc c'est le Nord, le jaune c'est
le Sud, le rouge c'est l'Est, le noir c'est l'Ouest,
le haut c'est le bleu, le ciel, , et le vert c'est
la terre. Par exemple, il peut en demander 75 jaunes
et 50 bleus. Les couleurs représentent l'entité avec
laquelle il va travailler , les nombres requis
représentent le nombre de prières nécessaires pour
que les Esprits se manifestent. Il faut préparer un
sac de tabac en cadeau et diriger votre prière vers
l'entité choisie avant de refermer cette prière en
retirant un morceau de tissu à la fin de chaque
prière. La prière c'est un cadeau fait avec votre
coeur, c'est dans votre coeur que ce trouve la
sincérité et donc la vérité. La cérémonie Un chemin
symbolique est tracé depuis l'entrée de la loge
jusqu'à un feu qui est placé à plusieurs mètres de
la loge et sur lequel des pierres sont chauffées
pendant des heures. Elles sont ensuite introduites
dans la loge où un des participants est chargé de
verser de l'eau afin d'obtenir la vapeur qui purifie
les corps et les esprits. Les quatres première
pierres sont placées au nord, au sud, à l'est et à
l'ouest. Puis elles sont saupoudrées avec les herbes
sacrées. L'homme-médecine offre des prières aux
quatre coins cardinaux pour honorer les ancêtres,
les entités du monde invisible et du monde physique.
L'homme-médecine disperse des herbes sacrées dans
quatre directions: la sauge nettoie la pièce des
ondes négatives, l'herbe douce amène les esprits
forts et puissants qui guérissent, le cédre purifie
l'atmosphère car les esprits aiment travailler dans
un environnement pur, le tabac qui est fumé dans les
pipes sacrées bénit la Terre. Le tabac est offert
aux quatre directions, ainsi qu'au Ciel et à la
Terre. Les participants sont assis en cercle et
chacun à tour de rôle fait le tour du cercle en
offrant des prières, des remerciements, et des
louanges aux Esprits Formidables, aux Grands
Esprits, au Grand Mystère, au Ciel Père, à la Terre
Mère. L'homme-médecine est assis à l'entrée et c'est
lui qui commence le cycle des prières. Quand tout le
monde a offert ses prières, l'homme-médecine appelle
les Esprits et alors des choses incroyables peuvent
se produirent. Un homme-médecine Cree raconte : "un
hochet est apparu de nulle part au milieu de la loge
et il a commencé à me battre, tapant sur ma poitrine
et sur ma tête. Les plumes d'un aigle volait tout
autour de mon visage, des bruits sourds montaient du
sol et des lumières colorées avaient envahit la
loge". La renaissance Le passage dans la loge est
vécu comme une nouvelle naissance, la loge symbolise
les différents mythes de la Terre Mère. La loge est
un ventre d'où l'on renaît différent, où l'on a
purifié son âme et reçu les conseils des Esprits.

REVEIL D'UN
PEUPLE

Diversité... dans l'Unité Il existe au Canada et aux
Etats-Unis des dizaines d'associations et
Organisations indiennes très représentatives des
aspirations de nombreux Indiens. Comme il l'a été
dit à propos du M.A.I. et du B.A.I. certaines
travaillent en collaboration avec les Organismes
Gouvernementaux de qui elles reçoivent parfois des
aides diverses, d'autres sont farouchement hostiles
à toute coopération. Les différentes Organisations
s'opposent rarement entre elles, une grande
tolérance (de la plupart des Indiens) les faisant se
respecter. IL NE SE PASSE GUERE DE MOIS sans qu'un
groupe d'indiens ne prennent l'opinion
internationale à témoin de la violation d'un témoin.
n'occupe un bureau des affaires Indiennes pour
attirer l'attention sur .... ne réclame un péage sur
une route qui traverse une réserve pour protester
contre.... n'entreprenne une marche pour empêcher
que.... etc... Des avocats Indiens se sont groupés
pour défendre la cause des Indiens dans les nombreux
procès qui opposent ces derniers aux Gouvernements
des Etats-Unis et du Canada SOUHAITS De nombreux
Indiens considérant qu'avant l'arrivée des blancs
tous les différents groupes d'Indiens (appelés par
les blancs tribus ou bandes) vivants en Amérique du
Nord étaient des NATIONS SOUVERAINES. Ils disent que
les NATIONS INDIENNES n'ont donc pas à réclamer le
droit à l'autodétermination, et que ce serait plutôt
aux Etats-Unis et au canada de demander à être
reconnus. Aux Etats-Unis les Indiens disent : "nous
ne sommes pas citoyens des Etats Unis." En 1924, un
acte du congrès a décidé que nous étions des
citoyens Américains. Nous nous sommes opposés à ce
décret. Nous avons des traités avec les Etats-Unis,
or les Etats-Unis ne signent pas de traités avec
leurs propres citoyens" DES INDIENS DISENT........
NOUS VOULONT : - Administrer nos propres affaires. -
Modeler notre avenir. - Etablir les règlements qui
nous guideront et cela dans nos propres territoires.
- Appliquer ses règlements. - Contrôler notre
évolution sociale, politique, économique. DANS UN
MEETING EN FRANCE QUELQU'UN DEMANDA A UN LEADER
INDIEN S'IL SE SITUAIT A L'AILE DROITE OU A L'AILE
GAUCHE (sous-entendu des différents mouvements
Indiens) SA REPONSE FUT : " je suis l'oiseau tout
entier" ACTIONS (quelques-unes des plus importantes
de ces dernières années ) .1969. OCCUPATION D'ALCATRAZ
.1972. LA PISTE DES TRAITEES BRISES .1973. WOUNDED
KNEE .1973. OCCUPATION DU QUARTIER GENERAL DES
AFFAIRES INDIENNES . 1976. COALITION DU 4 JUILLET
.1977. 90 NATIONS INDIENNES A L'O.N.U. .1978. LA
PLUS LONGUE MARCHE. Concernant ces évènements si
vous souhaitez des détails contactez-moi PHILIPPE


ROUE DE MEDECINE
La Roue de Médecine est un cercle magique qui nous
reconnecte avec notre environnement. Un cercle, car
nous évoluons toute notre vie, et voyageons tout
autour de celui-ci, expérimentant une partie de
notre personnalité à chaque fois différente. C'est
pourquoi la Roue de Médecine est mouvement et
changement, participation à la magie de la vie et à
notre bonheur , ou "pouvoir" personnel. Par le terme
de "Médecine", nous pouvons comprendre toute
pratique visant à obtenir notre juste équilibre,
psychique bien sûr, physique et aussi, et surtout,
spirituel. Grâce à ce lien harmonieux, nous
reconquérons notre "pouvoir", cette façon juste
d'inscrire notre chemin dans la vie. Il faut garder
à l'esprit que les amérindiens donnent une
signification particulière à chaque direction,
chacune des quatre directions ayant des qualités et
des leçons à enseigner : Le Nord apporte les vents
froids de l'hiver qui purifient la Terre par leur
intensité et obligent presque tous ses habitants à
passer une partie de leur temps à ne faire que se
réchauffer, se détendre et se renouveler. L'Est
envoie les vents tièdes du printemps qui nous
apaisent, nous tourmentent et nous forcent à nous
ouvrir à l'illumination et à la sagesse qui sont les
dons de cette saison. Le Sud apporte les vents
chauds de l'été qui nous font nous ouvrir totalement
à la croissance. L'Ouest envoie les brises fraiches
de l'automne qui nous aident à aller à l'intérieur
de nous-mêmes pour trouver nos forces et nos
faiblesses. A cela se rattachent également les clans
élémentaires, ou originels, qui nous disent à quel
élément nous nous rattachons, de quel élément nous
sommes plus particulièrement responsables : Le clan
de la Tortue, la Terre : apporte la stabilité (Oies
des Neiges, Castors et Ours bruns) Le clan de la
Grenouille, l'Eau : approfondit les émotions
(Couguars, Colaptes Dorés et Serpents) Le clan du
Papillon, l'Air : apprend à diriger l'énergie
(Loutres, Cerfs et Corbeaux) Le clan de l'Oiseau-Tonnerre,
le Feu : dirige vers la compréhension (Faucons
Saures, Esturgeons et Elans) Suivant notre mois de
naissance, une lune détermine notre point de départ
sur la Roue de Médecine, ainsi que notre totem
d'origine dans les règnes animal, végétal et minéral
: Au Nord : La Lune du Renouveau de la Terre.
(22
décembre - 19 janvier) : Totem animal : l'Oie des
Neiges, la liberté et l'imagination Totem végétal :
Bouleau, la tradition et la sagesse Totem minéral :
le quartz, la clarté et la fluidité La Lune du Repos
et de la Purification.
(20
janvier - 18 février) : Totem animal : la Loutre, la
curiosité et la gaieté Totem végétal : le Tremble,
l'équilibre et l'harmonie Totem minéral : l'Argent,
le sens de l'adaptation et l'intuition La Lune des
Grands Vents.
(19
février - 20 mars)
: Totem animal : le Couguar, la sensibilité et la
spiritualité Totem végétal : le Plantain,
l'enracinement et la guérison Totem minéral : la
Turquoise, l'initiation et le mystère A l'Est : La
Lune des Arbres en Bourgeons.
(21
mars - 19 avril)
: Totem animal : le Faucon saure, l'acuité et
l'optimisme Totem végétal : le Pissenlit, le
nettoyage et la sincérité Totem minéral : l'Opale de
feu, l'ouverture et l'énergie La Lune du Retour des
Grenouilles.
(20
avril - 20 mai)
: Totem animal : le Castor, le changement et
l'agilité Totem végétal : le Camas bleu, la douceur
et la beauté Totem minéral : la Chrysocolle, la
stabilité et la loyauté La Lune de la Plantation du
Maïs.
(21
mai - 20 juin)
: Totem animal : le Cerf, l'illumination et la
créativité Totem végétal : le Millefeuille, l'écoute
et l'intérêt Totem minéral : l'Agate mousseuse,
l'embellissement et la guérison Au Sud : La Lune du
Soleil Fort.
(21
juin - 22 juillet)
: Totem animal : le Colapte doré, la perception et
les relations Totem végétal : l'Eglantier,
l'inspiration et la sagesse Totem minéral : l'Agate
cornaline, la beauté et l'amour La Lune des Baies
Mûres.
(23
juillet - 22 août)
: Totem animal : l'Esturgeon, la force et la
profondeur Totem végétal : le Framboisier, le
paradoxe et le courage Totem minéral : le Grenat et
le Fer, la bonté et la clairvoyance La Lune de la
Moisson.
(23
août - 22 septembre)
: Totem animal : l'Ours Brun, l'enthousiasme et la
persévérance Totem végétal : la Violette, l'action
et la tendresse Totem minéral : l'Améthyste, la
justice et la protection A l'Ouest : La Lune du Vol
des Canards.
(23
septembre - 23 octobre)
: Totem animal : le grand Corbeau, l'envol et
l'instinct grégaire Totem végétal : la Molène, la
cordialité et l'apaisement Totem minéral : le Jaspe,
l'énergie et l'union La Lune du Gel.
(24
octobre - 21 novembre)
: Totem animal : le Serpent, l'ambition et la
mutation Totem végétal : le Chardon, la croissance
et la canalisation Totem minéral : le Cuivre et la
Malachite, la purification et l'enseignement La Lune
des Longues Neiges.
(22
novembre - 21 décembre)
: Totem animal : l'Elan, le partage et la
spiritualité Totem végétal : l'Epinette noire, la
communication et la justice Totem minéral :
l'Obsidienne, le rayonnement et la transmission de
pensée


FUMER LE CALUMET
Avant de partir en expédition les indiens fumaient
le calumet. Ces longues pipes étaient sacrées et
souvent décorées avec soin. Les indiens fumaient un
mélange de tabac et d'herbes aromatiques. Le fait de
fumer permettait de créer une harmonie avec les
éléments spirituels. La fumée symbolisant la prière,
le cadeau ou la demande d'aide du Grand Esprit. Les
braves se mettaient sous la protection de leur
animal fétiche (ours, loup, tortue, corbeau), des
forces de la nature (éclair, tonnere, feu), ou du
Grand Esprit. Ces symbôles étaient peints ou
représentés par des motifs de perles, voir encore
gravés ou constitués de peaux et de fourrures. Ils
apparaissaient sur les vêtements, sur les armes, sur
les chevaux. Les symbôles religieux étaient
directement peints sur le corps du guerrier. Les
combats ressemblaient le plus souvent à des
escarmouches qu'à de vrais batailles. A cette
époque, l'important n'était pas de tuer l'adversaire
mais de le toucher ou compter un coup. L'auteur
"d'un coup" pouvait alors porter une plume d'aigle
en récompense, un peu comme nos soldats recoivent
une médaille. Une façon de compter un coup était de
toucher son ennemi avec la main. Le mieux était de
toucher un ennemi vivant et armé, mais s'il était
blessé ou mort, cela comptait aussi. En sens
inverse, le fait d'avoir été "touché" pour un
guerrier lui faisait perdre beaucoup de son statut.
Dans certaines tribus, prendre le cheval ou l'arme
d'un ennemi apportait plus de gloire que de le tuer.


CANNUNPA WAKAN Chez les populations Sioux, la pipe
est l'objet sacré par excellence. Elle est sacrée
car la fumée qui s'en échappe constitue le moyen
dont l'Amérindien dispose pour communiquer avec le
Grand Esprit. Elle intervenait dans toutes les
cérémonies fondamentales de la tribu. La fumée de la
pipe monte très haut vers le Grand Esprit, en
emportant avec elle les messages et les prières de
tout le peuple.Symbole de l'unité et de l'harmonie,
le calumet, ou Pipe Sacrée, est commun à de
nombreuses tribus des États-Unis et du Canada. La
tige creuse de la pipe représente le corps de
l'homme ; le fourneau, son âme ; et la partie
concave à l'intérieur du fourneau, son coeur. Le
matériau le plus employé pour modeler le fourneau de
la pipe est l'argile, tandis que le bois d'aulne
sert à fabriquer le tuyau. On remplit généralement
la Pipe Sacrée d'écorce de saule rouge et de tabac
En langue lakota, la pipe sacrée s'appelle Cannunpa
Wakan et constitue le principal instrument de prière
de l'Indien des Grandes Plaines.La cérémonie de la
pipe est en effet surtout un rite sacré, qui met
l'homme en contact direct - par la contemplation et
la relation du cercle des fumeurs - avec le Grand
Esprit. En ce sens, la cérémonie de la pipe sacrée
est également celle de la paix : elle scelle la paix
entre les peuples qui concluent un accord, mais
représente avant tout la paix que l'homme recouvre
par son équilibre avec la nature entière et l'ordre
des choses, manifestation du Mystère de Wakan Tanka.
La cérémonie débute par la purification de la pipe.
Une tresse d'herbe aromatique (Hierochloe odorata),
que les Indiens désignent sous le terme de
sweetgrassi (herbe douce) et considèrent comme
sacrée, est brûlée, et la fumée qu'elle dégage a un
pouvoir purificateur. On fait circuler la pipe en
rond, en commençant par la personne qui se trouve à
la gauche de celui qui fume, pour reproduire ainsi
le sens de la marche du soleil. Quand tout le monde
l'a fumée, le tuyau doit toujours être dirigé vers
la paroi du tipi, car ce dernier figure l'univers.
Lorsque la Pipe Sacrée s'orne de quatre plumes
d'aigle, celles-ci symbolisent le Grand Esprit.
Quatre plumes d'un autre type attachées au calumet
représentent pour leur part les Quatre Directions.
Les Lakotas conservent encore aujourd'hui la Pipe
Sacrée originelle, celle dont la femme-bison leur
fit don. Elle se trouve actuellement chez un
descendant du premier gardien du calumet, Arvol
Looking Horse. Jusque dans les années soixante-dix,
au moment où les cérémonies sacrées des Natifs
d'Amérique sont redevenues légales et sont donc
sorties de la clandestinité, la Pipe Sacrée
originelle n'avait jamais été montrée au public. La
pipe est ensuite offerte aux Quatre Directions :
tout d'abord à l'Est, puis au Nord, au Sud et enfin
à l'Ouest.L'assistance commence donc à fumer la Pipe
Sacrée et à la passer à la ronde. Quand quelqu'un
parle et fume la Pipe Sacrée, il ne peut dire que la
vérité, sous peine de voir s'abattre sur lui des
malheurs infinis. Lorsqu'il parle, tout le monde
l'écoute en lui prêtant une attention maximum et
sans l'interrompre. Quand on fume Channonpa, au lieu
de parler on peut "envoyer des voix " aux personnes
chères, à la Terre Mère, au Ciel, aux animaux, aux
Quatre Directions, aux Esprits, à Wakan Tanka, mais
aussi aux ennemis ou à ceux avec lesquels une amitié
ou un amour s'est rompu. Tous écoutent les voix, et
non les paroles.
LE DON DE LA PIPE
SACRE
CANNUNPA
Un matin de bonne heure, il y a bien des hivers de
cela, deux Lakotas étaient partis chasser avec des
arcs et des flèches et, alors qu'ils scrutaient la
région du haut d'une colline, à l'affût de gibier,
ils virent au loin quelque chose qui s'avançait vers
eux d'une façon particulièrement étrange et
merveilleuse. Quand cette chose mystérieuse se fut
approchée, ils s'aperçurent que c'était une femme
très belle, vêtue de blanches peaux de daim et
portant un paquet sur son dos. Elle était si belle
que l'un des deux hommes eut des pensées impures. Il
fit part de son désir à son ami, mais celui-ci, qui
était bon, lui dit de ne pas avoir de telles
pensées, car il s'agissait sûrement d'une femme
wakan, sacrée. La mystérieuse créature fut bientôt à
proximité et après avoir posé son sac par terre,
elle demanda à celui qui avait des intentions
impures de venir près d'elle. Comme le jeune homme
s'approchait de la femme mystérieuse, un vaste nuage
les enveloppa tous les deux, et quand peu après il
se fut dissipé, la femme sacrée était toujours
debout et à ses pieds gisait l'homme mauvais réduit
à l'état de squelette, rongé par les serpents. «
Considère ce que tu vois ! dit alors l'étrange femme
à l'homme bon. Je viens au devant de ton peuple et
désire parler à ton chef, Corne Creuse Debout.
Retourne auprès de lui et dis-lui de préparer une
tente spacieuse dans laquelle il rassemblera tout
son peuple et préparera ma venue. Je veux vous dire
quelque chose de très important! ». Le jeune homme
se rendit aussitôt au tipi de son chef et lui narra
tout ce qui était arrivé, que cette femme sacrée
venait lui rendre visite et qu'on devaitpréparer sa
réception. Le chef Corne Creuse Debout fit alors
démonter plusieurs tipis pour en faire une grande
loge, comme la femme l'avait ordonné. Il envoya
ensuite un crieur avertir les gens qu'ils devaient
mettre leurs plus beaux vêtements et se réunir sans
tarder dans la tente. Tous étaient naturellementfort
intrigués en attendant dans la vaste loge la venue
de la femme sacrée : chacun se demandait d'où elle
venait et ce qu'elle pouvait bien vouloir leur
confier Bientôt les jeunes gens qui guettaient
l'arrivée de l'inconnue annoncèrent qu'ils
l'apercevaient au loin s'approchant d'eux avec
grâce, et soudain la femme mystérieuse entra dans la
loge, enfit le tour dans le sens de la marche du
soleil, puis s'arrêta devant Corne Creuse Debout.
Elle enleva le sac de son dos et, le tenant avec les
deux mains devant le chef, elle lui dit : "Regarde
ceci et aime-le toujours ! C'est une chose très
sacrée (lilla wakan), et vous devez toujours la
considérer comme telle. Jamais un homme impur ne
devra être autorisé à la voir, car dans ce paquet se
trouve une pipe sacrée. Avec elle, dans les hivers à
venir, vous enverrez vos voix à Wakan Tanka, votre
Grand-père et Père." Après quoi, la femme
mystérieuse sortit du sac un calumet, ainsi qu'une
petite pierre ronde qu'elle déposa sur le sol.
Dirigeant la pipe par le tuyau vers les cieux, elle
dit : "Avec cette pipe sacrée vous marcherez sur la
Terre ; car la Terre est votre Grand-Mère et Mère,
et Elle est sacrée. Chaque pas qui est fait sur Elle
devrait être comme une prière. Le fourneau de cette
pipe est de pierre rouge ; il est la Terre. Ce jeune
bison qui est gravé dans la pierre, et qui regarde
vers le centre, représente les quadrupèdes qui
vivent sur votre Mère. Le tuyau de la pipe est en
bois, et ceci représente tout ce qui croît sur la
Terre. Et ces douze plumes, qui pendent là où le
tuyau pénètre dans le fourneau, sont de Wambali
Galeshka, l'Aigle Tacheté, et elles représentent
l'aigle et tous les êtres ailés de l'air Tous ces
peuples et toutes les choses de l'univers s'unissent
à vous qui fumez la pipe, tous envoient leurs voix à
Wakan Tanka, le Grand Esprit. Quand vous prierez
avec cette pipe, vous prierez pour toutes les choses
et avec elles." La femme céleste toucha alors du
bout de la pipe la pierre ronde posée sur le sol et
dit :"Avec cette pipe vous serez reliés à tous vos
parents : votre Grand-Père et Père, votre Grand-Mère
et Mère. Ce caillou rond qui estfait de la même
pierre rouge que le fourneau de la pipe, votre Père
Wakan Tanka vous enfait don également. C'est la
Terre, votre Grand-Mère et Mère, et c'est le lieu où
vous vivrez et vous multiplierez. Cette Terre qu'Il
vous a donnée erouge, et les hommes qui vivent sur
Elle sont rouges ; et le Grand Esprit vous a aussi
donné un jour rouge et et chaquejour est sacré, car
la lumière vient de votre Père Wakan Tanka ; et vous
devrez aussi vous souvenir toujours que les hommes
et tous les autres êtres qui se tiennent sur cette
Terre sont sacrés et doivent être traités comme
tels. Désormais la pipe sacrée sera sur cette Terre
rouge,ont levous transmettre, et les six autres cercles
représentent les rites qui vous seront révélés
directement en temps voulu. Corne Creuse Debout,
sois bon à l'égard de ton peuple et honore ces dons,
car ils sont sacrés ! Avec cette pipe, les hommes se
multiplieront, et tout bien viendra à eux. D'en haut
Wakan Tanka vous a donné cette pipe sacrée afin que
par elle vous puissiez avoir la connaissance. Soyez
toujours reconnaissants pour ce grand don ! À
présent, avant que je ne parte, je désire te donner
des instructions sur le premier rite suivant lequel
ton peuple devra utiliser cette pipe. Que pour toi
soit sacré le jour où l'un des tiens meurt. Tu
devras alors garder son âme comme je vais te
l'expliquer, et ainsi tu gagneras beaucoup en
puissance, car chaque âme fortifiera le dévouement
et l'amour à l'égard de ton prochain. Aussi
longtemps qu'un des vôtres reste, avec son âme,
auprès de ton peuple, par de la
vie selon le mystère, donnant un exemple à ton peuple.
c'est Moi qu'ils
prendront en bouche, et c'est grâce à ceci qu'ils
deviendront saints. Celui qui garde l'âme d'une
personne doit être un homme vertueux et pur, et il
doit se servir de la pipe afin que tous, avec cette
âme, envoient
ensemble leurs voix à Wakan Tanka. Lesfruits de
votre Mère
la Terre, et lesfruits de tout ce qu'elle porte
seront ainsi bénis, et ton peuple parcourra alors le
chemin de la vie selon le mystère. N'oubliez pas que
Wakan Tanka vous a donné septjours pour Lui envoyer
vos voix. Aussi longtemps que vous vous souviendrez
de ceci, vous vivrez ; le reste vous sera révélé
directement par Wakan Tanka." La femme sacrée
s'apprêta alors à quitter la tente mais, se tournant
de nouveau vers Corne Creuse Debout, elle dit :
"Regarde cette pipe ! Rappelle-toi toujours combien
elle est vénérable et traite-la en conséquence, car
elle te mènera au but. Souviens-toi ! En Moi sont
quatre âges. Je m'en vais à présent, mais je
veillerai sur ton peuple au cours de chacun de ces
âges, et à la fin je reviendrai." Après avoir de
nouveau fait le tour de la loge suivant la marche du
soleil, la femme mystérieuse sortit mais, ayant
parcouru une brève distance, elle tourna son regard
vers le peuple et s'assit. Quand elle se leva, les
hommes virent avec surprise qu'elle s'était changée
en un jeune bison rouge et brun. Puis le jeune bison
s'éloigna encore un peu, se coucha et se roula par
terre en regardant vers le peuple ; et quand il se
redressa, c'était un bison blanc, Le bison blanc
reprit sa route, se roula sur le sol et devint un
bison noir, lequel s'éloigna encore, s'arrêta,
s'inclina devant chacun des quatre Quartiers de
l'Univers, et disparut par-delà la colline.

LES INDIENS ET LE
CHEVAL
L'histoire
du cheval amérindien est longue et colorée. Les
historiens admettent de façon générale que les
Espagnols ont introduit le cheval dans le nouveau
monde dans les années 1500. Ces chevaux , mélange de
sang barbe, arabe, et andalou étaient considérés
comme les meilleurs chevaux du monde à ce moment là.
Le cheval fut indispensable à Cortez pour la
conquête du Mexique. Les Indiens de ces régions qui
n'avaient jamais vu de cheval considérèrent le
couple cheval cavalier comme étant d'essence divine.
Pour tenter d'entretenir cette croyance, pendant des
années il fut interdit aux Indiens de monter à
cheval et plus encore, d'en posséder un . Au milieu
du 15ième siècle, les rancheros espagnols de la
région de Santa Fé possédaient des centaines de
chevaux . Lors de la Rébellion des Pueblos en 1680,
les Espagnols furent chassés du Nouveau Mexique et
laissèrent beaucoup de ces chevaux derrière eux.
C'est ainsi que les Indiens purent se procurer ces "
Big Dog " ou " God Dog ". Le cheval changea
complètement la vie des Indiens des Plaines ,
transformant les lents piétons en nomades chasseurs
et guerriers. Le cheval apporta une nouvelle forme
de vie. Avant le cheval, les tribus indiennes
utilisaient des chiens pour transporter de petit
abris , avec le cheval, ces abris devinrent les
grands tipis décorés. La chasse aussi changea ;
avant le cheval, les Indiens chassaient en
précipitant un troupeau du haut d'une falaise,
après, ils choisissaient à cheval seulement les
cibles nécessaires pour leurs besoins. Le vol de
chevaux entre tribus est devenu un sport considéré
par les jeunes guerriers comme un moyen de gagner
expérience et célébrité. De nombreuses cérémonies
religieuse faisaient référence à l'impact du cheval
dans la vie des Indiens. Une des plus intéressantes
était le culte du médecin -cheval pratiqué par la
plupart des tribus des plaines. La tribu Oglala dans
le Dakota avait élaboré un culte du " horse medecine
" comportant une danse imitant le cheval. Les Oglala
utilisaient ce culte pour influencer les courses,
pour soigner les chevaux malades ou blessés, calmer
un cheval capricieux ou pour que les poulinières
aient de beaux petits. Les " horse medecine " hommes
ou femmes étaient parmi le membres les plus
respectés de la tribu. Un des épisodes les plus
colorés dans la longue carrière du cheval indien est
le rassemblement d'un million de Long Horns sauvages
au Texas après la guerre de Sécession . Du Texas au
Canada, il ont traversé les rivières, affronté les
tempêtes et les orages, la grêle, la neige , le
givre et le blizzard. Ils l'ont fait sans prendre le
temps de paître , sans grain et ils auraient pu
faire plus encore, alors que la plupart d'entre eux
n'étaient pas plus grands que le bétail qu'ils
convoyaient. L'armée des Etats Unis n'a trouvé qu'un
moyen pour vaincre les Indiens efficacement : les
séparer de leurs chevaux. On recense de nombreux
massacres de chevaux, le meilleur moyen pour la
cavalerie US d'affaiblir les Indiens.


LE TIPI INDIEN
Un tipi est une tente en forme de cône avec une
inclinaison arrière. Fabriqué a l'origine en cuir de
bison, il est depuis 2 siècle fait de tissu de
coton. Ce canvas, plus léger, plus résistant, et
plus durable que le cuir, fut vite adopté par les
indiens dès l'arrivée de l'homme blanc. La toile
extérieure couvre une armatur e conique faite de
pieux ou de troncs polis. Une ouverture sur le
sommet, faite de deux volets mobiles, sert de
cheminée et d'aération a la structure. Ces flaps
servent à régler, avec deux pics extérieurs
indépendants du chassis du tipi, l'entrée de la
lumière et et la succion de l'air frais, la sortie
dela fumée si vous avez un feu a l'intérieur de
votre tente, et a protéger l'intérieur de la pluie
et du vent. Cette forme de ventilation prévient
aussi la présence désagréable de mouches et d'autres
insectes. Tous ces avantages font du tipi une tente
unique qui peut etre décorée avec des motifs
traditionnels, qui, contrairement aux tentes
modernes, permet de cuisiner à l'intérieur tout en
maintenant une excellente ventilation, et qui a la
capacité de résister a toutes sortes d'intempéries.
Le tipi fait partie du folklore de la conquête de
l'Ouest, au même titre que la ruée vers l'or, les
cow-boys, la cavalerie, la winchester et le bison.
Aujourd'hui, le tipi a retrouvé une place d'honneur
dans le folklore de l'ouest, mais également dans la
vie de tous les jours. Il devient assez commun d'en
voir un peu partout dans les régions de l'Ouest
amériques, voir en Europe. Il devient populaire
autant auprès des particuliers que dans les camps de
vacances, les associations de jeunes, et les club
hippiques. Le tipi est une habitation très
confortable! Spacieux, frais en été et chaud en
hiver, le tipi est une habitation résistante à tous
les climats et procure un abri confortable adapte à
toutes les saisons. Sa construction, bien que
pouvant être réalisée par une seule personneorées.
Le tipi des indiens nomades des plaines de l'ouest
n'est pas un cône symétrique, mais penche vers
l'arrière. Cela le rend plus résistant aux vents et
lui donne une surface intérieure ovale qui permet de
placer le foyer du feu en fonction de la position
des rabats servant à l'évacuation de la fumée. La
ventilation dans l'habitation est favorisée par la
présence d'une doublure interne (un liner). La
fonction principale du liner est d'isoler et
d'empêcher les courants d'air à partir du sol
jusqu'à sa mi-hauteur du tipi, il forme aussi une
sorte de cheminée circulaire dont la succion créée
un déplacement d'air constant du bas vers le haut,
entre les parois internes et externes du tipi. Les
décorations peintes sur les tipis La partie
inférieure du tipi représente souvent la terre. La
partie centrale illustre tout ce qui est lié à la
vie humaine, mettant en valeur des évènements i la
vie spirituelle et les espr cercles représentent
l'union, des zigzags l'orage et la foudre. Les
animaux expriment simplement ce qu'ils sont, les
lignes et les traits sont liés à la médecine. Les
sélections des couleurs sont-elles aussi
symboliques, mais leur signification est différente
d'une tribu à l'autre. Le bleu, le rouge et le jaune
peuvent signifier qu'il y a des objets sacrés dans
le tipi. Le noir exprime la nuit, le bleu le Nord,
le rouge l'aube du soleil levant, et le jaune le
crépuscule. L'intérieur de votre tipi peut aussi
être peint avec des bandes décoratives, des fresques
évoquant des conquêtes passées ou d'autres
évènements personnels importants.


LE LANGAGE
CHEROCKEE
Une des civilisation les plus simple à
comprendre, leur croyance tourne autour de
quatre mondes. -Le Nord c'est l'hiver>> Go-la
-l'Est c'est le printemps>>Gi-la-go-ge -Le Sud
c'est l'été>>Go-ga -Ouest c'est l'Automne>>U-la-go-hv-s-di
Au centre de ce cercle c'est vert:A'-hni' Vers
le ciel c'est jaune:da-lo-ni-ge et dessous
l'image de la terre est brun rouge Insectes,
Reptiles,Poissons,Oiseaux Français Tsalagi
Français Tsalagi oiseau moqueur jaune hu-hu
vison ta-ni:qua souris, rat tsi-d-de-tsi rat
jaune da-lo'-ni-ge tsi-d-de-tsi fourmi
do-sv-da-li abeille wa-du-li:-si ver de terre
u-tsi:-ya, u-ni-tsi:-ya areignée (a-ni-)ka-na-ne'-s-gi
guêpe,frelon ka-na-tsi-s-de-tsi,
a-ni-ka-na-tsi-s-de:-tsi alligator tsu-la-s-gi,
tsu-n'-la-s-gi Serpent noir ga-le-gi poisson
a-tsa-di corneille tsi:-s-dv-na serpent i'-na-dv
lézard ti-yo'-ha-li' oiseau bleu tsa-quo'-la-de
serpent à sonnette u-tso'-na-ti',
u-n'-tso'-n'-ti poussin,poulet tsi-ga-li:-li
crapeau, tétar teh-ga allouette de prairie no:-k'-si'
roitelet d'hiver tsi-s-tsi-s or tsi-tsi roitelet
tse-ni' Arbres, plantes,fleurs Français Tsalagi
arbre cendré do:-tsu branches sur l'arbre
u-wa'-n'-ga-tlv, du-wa-n'-ga-tlv-i branches
tombées de l'arbre w-wa'-n'-ga-tlv-nv,
tsu-wa'-n'-ga-tlv-nv brousaille sa-lu-yi buisson
u-da'-tl'-gv, du-da'-tl'-gv cèdre, sapin
a'-tsi-na' or a-tsi:-n' noisetier u-ni-ge'-n(i)(a)
des baies u-dlo'-si-nv-da orme da-wa-tsi:-l(a)(i)
mauvais herbe ga-nu-la-(i) noisette yu'-gi-da'
hickory tree wa-ne-i hickory nut or nut so:hi
chèvrefeuille gv-na-gi'-hl(e)-ge-(i) myrtille
ku-wa-ya' mûre ku:wa' champignon da-wo-li chêne
a-da:-ya pacane so:-hi a-ni-nv-hi:-da' pinède
no:-ts(i) bourgeons rouges ga-lo-we:-d(i) racine
u-hna-s-de:-tlv, du-hna-s-de:-tlv
plantation,semis ga'-koh-di, di-ga'-koh-di
piment noh-da-tli' de la paille ka-ne'-s-ga'
souche u-hni'-hl'-g(a)(v)-i, du-hni'-hl'-gv-i
sycamore,platane blanc ko-tsu-ne:-g(a) épine
u-tsa-yo:-s-di, tsu-tsa-yo:-s-di blé u-tsa-le:-s-di
saule di-l(i)-ga-li:-s-gi légumes harricots
tu-ya harricots bruns u-ni-wo'-di-ge tu-ya
harricots sauvages tu-ya e-la-di' i'-na-ti'
harricots verts tu-ya a-ni-tse-i harricots
blancs u-ni-ne-g(a) tu-ya carrottes jaunes
a-ni-da-lo'-ni-ge ga:-do' a-ni'-l'di:-s-gi chou
tsu-ga-de:-ni concombre ga-ga-ma laitue go:-s-da-gi:-s-di
(a-go:-s-da a-gi:-s-di) ognion sv-gi plantation
d' ognions au jardin a-hwi'-sv-nv e-hi ognions
sauvages sv:-gi i'-na-ge e-hi oranges
a-ni-da-lo'-ni-ge cacahuètes tu-ya ga:-do'
a-ni-la-di'-s-gi poke greens dla:-ya-de potiron
i-ya radis rouges gi-ga-ge ga:do' ga-la-di'-s-gi
courge sucrée s-qua:-si tomates da-ma'-tli navet
da'-kw'-sa-ni' pastèque gv-gi:-s-di galette de
blé u-tsa-le:-s-di gâteaux secs u-ni-tsa-le:-s-di
Les Cherokee vivent en temps lunaire Leurs fêtes
les plus réputées: Ka-ga-li>>Lune froide A-nv-yi>>Lune
ventée Ka-wo-ni>>Lune fleurie Ani-s-gv'-ti>>Lune
des plantations De-ha-lu-yi>>communication avec
la Lune verte Gu-ye-quo-ni>>communication avec
la pleine Lune Ga-lo'-ni>>Lune fruitée
Du-li-s-di>>Lune noisette Du-ni-nv--di>>Lune de
la récolte Nv-da-de-wa>>Lune pour la vente de la
récolte V'-s-gi-yi>>Lune neige

LA LANGUE YAHI
Chez les Yana, les femmes et les hommes
possèdaient leurs propres dialecte par lequel
chaque sexe se différenciait Français Yahi Un
homme agit ni Une femme agit a Un homme danse
bouribou Une femme danse djari-dja
Ours(masculin) t'en'na Ours(féminin) t''et'na
Vous regardez mon esprit!(chez l'homme)
diwaï-dja Vous regardez mon esprit!(chez la
femme) diwaï-tch Achi djiyanna quel est son nom?
homme étrange,différent Saltu doucement
chikakati petit à petit Oro-Oro partout hobo une
pierre isehi Dieu du feu Poukka-Poukka celui qui
possède le savoir kuwi nourriture à base de
haricots Yuba chef de village,le sage Mudjaupa
griffe d'ours Wamolokuila maison de l'ours(lieu
des esprits) Wowunupo nourriture de la terre
rnoji l'oiseau fou Aunati trop court,trop petit
chi'kita,chi'kita dernière personne d'une
hièrarchie Wataurisi le mont Lassen Waganupa

LANGAGE LEN-HA PEY
Lenape Français Kulamàlsi hàch? êtes-vous en
forme ?? nulamàlsi je suis très bien balsi je
suis malade nëwikwihëla je suis fatigué dakòhchi
j'ai froid mënihi Donnez moi de quoi boire Les
ANIMAUX Sacrés et les oiseaux ahas
corbeau,corneille òkwës renard chingwe chat
dansant pukwès souris sàngwe belette tëme loup
xanikw écureuil chulëns oiseau dalëmuns mon
animal domestique Lenape Français hè Bonjour
wëndaxa venez ici tëmike entrez wëli kishku
c'est un grand jour,c'est un bon jour shëlànde
il fait chaud aujourd'hui sukëlan il pleut
kshàxën il y a du vent wine il neige pèthakhòn
il y a du tonnerre(considéré aussi comme un
esprit) mushhakòt le ciel est clair kùmhòkòt le
ciel est nuageux lëmatahpi asseyez-vous
ktalënixsi hàch parlez-vous Lenape? kèku hàch
lakeyu De quelle tribu est-il? Lënape hàch nàn
est-il Lenape? Lënape nàn il ou elle est Lenape
taktani je ne sais pas kèxiti un petit peu
mitsitàm mangeons ngatupwi j'ai faim ngatusëmwi
j'ai soif mitsi mange!(une personne) mitsikw
mangez!(plusieurs personnes) mili kàpi donnez
moi du café ngatungòm je suis fatigué tukihëla
debout! Làpìch knewël au revoir à bientôt kwëti
un nisha deux naxa trois newa quatre


Les Ojibwa selon que l'on soit Français ou Ojibwe si
l'on est Anglais Sont les premières tribus à
s'organiser en société de médecine dites "Widewini".
Tout comme les iroquois sont les premiers Natifs à
s'organiser en "Union des nations"(Origine de la
fondation des Etats-Unis). Les cousins Ojibwe ont
voué un culte à la santé, pour eux c'est une
religion. Leurs dessins sur rouleau d'écorce sont
réputés, l'art pictural Ojibwe est l'expression de
leurs prières si l'on veut faire un parallèle avec
l'écriture en Europe. On peut affirmer que pour une
majorité des nations autochtones l'écriture : c'est
la peinture, c'est le dessin, la sculpture, la
musique et les chants. C'est pourquoi si l'on veut
traduire le passé de ces civilisations frères, il
faut également être sensible à l'art. Avant le
symbolisme existait la "nature et le symbolisme
n'est qu'une schématisation intellectuelle des
éléments qui peuplent terre mère" Depuis que l'homme
est homme, nous n'avons rien fait de plus que de
reproduire ce que nous avons vu ou senti autour de
nous. Pour ce qui est des convictions, nous croyons
tous en des forces qui nous dépassent.Seul
l'habillage, la représentativité imagée de nos
croyances diverge d'un monde à l'autre, d'une région
à l'autre. Exactement comme sur les autres
continents Ojibwe expressions Français Mikinaak
Tortue, la Terre mère celle qui a engendré la vie
Gaag Porc-épic, utilisé comme coiffe cérémonial Bine
Perdrix, plumes pour costumes. Un Amérindien qui se
respecte affiche toujours ses sentiments sans
complexes Baapiwag. Ils rient, dans le sens de
content heureux Nishkaadizi. Il ou elle est faché.
Le tabac reste l'élément majeur pour comuniquer avec
les esprits et pour prendre les grandes décisions
Asemaa Tabac Nourriture Opin Patate Chi-oginiig
Tomates Waawaan Oeuf Bakwezhigan Pain Doodooshaboo
Lait D'autres Mots Gimiwan Il pleut Anit Le harpon
Omaa Ici Maajaan Aller Mamoon Prend cela Oodenaang
Dans la ville,au coeur de esiban Raton laveur es
Praire. Certaines phrases durant les cérémonies : "mide"
veut dire l'ensemble des participants au rituel. Le
chef des prêtres ouvre la cérémonie en frappant sur
son tambour à eau son cri c'est" hwa,hwa,hwa,hwa"
voulant signifier l'appel des esprits."le migi"est
un coquillage blanc utilisé comme intermédiaire pour
chasser les mauvais esprits. Utilisé tout comme les
feuilles de yucca chez les Zunis Chez les ojibwe
l'appartenance à un clan, une terre est très
prononcée, les racines "niin ou niji" caractérise
cette volonté d'identification nindinawemaaganidog.
nijii-gikinoo'amaaganidog. niiji-bimaadiziig.
niij-anishinaabedog. mes grands-parents (et non mes
parents) mes partenaires. mes semblables êtres
humains. mes semblables Indiens.
...................... niin nindizhinikaaz
zhaaganaashiimong. ...................... nindigoo
ojibwemong. Mon nom est. Mon nom est............. en
Ojibwe. Niin nindoodem ............ Gaawiin niin
nindoodoodemesiin. Gaawiin ningikenimaasiin
nindoodem. Mon clan se nomme............... Je n'ai
pas d'appartenance. En bref,je suis perdu.
.......... niin nindoonjibaa. Je suis né
à............ ...........nindaa. Je vis sur la terre
à........... .......... nindananokii. Je suis chargé
de m'occuper de............. Niminwedam
Heureux,souvent utilisé dans des phrases pour
exprimer sa fièreté de dire,de penser ou d'accomplir
une tâche ........... izhinikaazo nindaanis.
........... izhinikaazo ningozis. Le nom de ma fille
est........... Le nom de mon fils est.............


SOLEIL LUNE ETOILE
Soleil, lune et étoile" (Tl!isalabalis, Makwalabalis,
T!ot!obalis) est l'un de nombreux personnages
familiers du peuple kwakwaka'wakw qui sont créés en
manipulant un bout de ficelle entre les doigts. Les
techniques de création de «personnages en ficelle»
sont connues dans le monde entier et dans certaines
cultures de l'Amérique du Nord, comme celles des
Esquimau et des Navajo par exemple, le répertoire
est prodigieux. Chez les Kwakwaka'wakws, il varie de
simples créations exécutées en un mouvement, comme
la «puce de mer qui saute», à des illustrations
complexes souvent accompagnées d'un dialogue ou
d'une chanson qui raconte comment le petit frère
dépasse son aîné, une vieille femme croise une
rivière, un canot se renverse et l'équipage se
retrouve à l'eau, des saumons sautent d'un ruisseau
à l'autre dans l'anse Knight et ainsi de suite.
Certaines créations illustrent des mythes tandis que
d'autres sont mues par la concurrence, c'est-à-dire
par le désir de supplanter d'autres adeptes de la
création de figures en ficelle. Feu Mungo Martin, le
chef kwakwaka'wakw, et son épouse Abayah, étaient
experts et mon épouse, Marty, et moi-même avons
passé d'innombrables soirées qui se sont prolongées
tard dans la nuit à tenter d'imiter les mouvements
gracieux et rythmés qui insufflent la vie à un bout
de ficelle. Une des premières figures compliquées
que nous avons apprise est Soleil, lune et étoile.
Abayah était particulièrement adroite et j'ai tenté
de la représenter ici en train de former les boucles
de ce personnage. On voit derrière elle deux
vieilles photos, l'une prise par Edward Curtis et
qui montre une jeune Tl!akwagilayugwa (nom de
noblesse d'Abayah) habillée en danseur du temps.
L'autre photographie est un cliché de la famille d'Abayah
alors qu'elle avait environ deux ans et sur lequel
on la voit tenir le grand cuivre de son père. SOLEIL
LUNE ET ETOILE Acrylique originale, ficelle de
coton, epoxy de remplissage sur panneau dur de 10 po
x 12 po par Bill Holm © 1997 Collection d'Edward
Marcuse


Dissimulée par le brouillard, une expédition
guerrière tlingit, au début du XIXe siècle,
s'approche d'un village ennemi. Les guerriers rament
en silence, manœuvrant leurs grands canots de guerre
pour se rapprocher du rivage escarpé. Les canots
sont d'anciennes embarcations de combat, munies de
larges proues droites et évasées qui semblaient
apparemment conçues comme protection contre les
flèches de l'ennemi. On dit que ces hautes proues
étaient amovibles pour faciliter les déplacements.
Leur détail semble être une exagération de la
conception nootkan classique de ces canots, mais ces
canots de guerre étaient utilisés dans les débuts de
la période historique tout le long de la côte, de
l'île de Vancouver à l'Alaska. Ce que l'on en sait
aujourd'hui a été déduit de quelques dessins et
peintures et de quelques maquettes autochtones. En
tlingit, ce type de canot était appelé
kookh-da-gi-gin-yakw. En kwakwaka'wakw, il
s'appelait muhnka et c'est par cette appellation que
le canot de guerre archaïque est le mieux connu
aujourd'hui. Un guerrier armé d'un mousquet à rouet
obtenu dans un échange et d'un poignard à lame
d'acier, dont la poignée se termine par une tête de
corbeau, est debout dans la proue du canot de tête.
L'image du corbeau, blason dérivé des lignées
mythiques, est reproduit sur le canot et sur les
rames, sur l'épaisse armure de cuir de bête et sur
le casque sculpté décoré d'une crête de cheveux
humains. Tous les guerriers sont armés de poignards
ou de lances et sont protégés par une armure parfois
renforcée de rangées de pièces chinoises. Deux
corbeaux survolent les canots en braillant dans le
brouillard. Ils sont les évocations naturelles du
héros mythique culturel Corbeau, inspiration des
images qui paraissent en dessous. Les peuples de la
côte du Nord-Ouest croyaient tous que les corbeaux
parlaient un langage qui ne pouvait être compris que
par ceux qui en recevaient le pouvoir et que ceux-ci
pouvaient pressentir une victoire ou un danger.
Peut-être que ces corbeaux tentent d'alerter le
village de l'approche des guerriers. SOURCES
RECONNUES : American Indian Art Magazine, vol. 19,
no 1, p.49


Bison, grand mammifère bovidé sauvage caractérisé
par son cou bossu et son grand collier de fourrure
laineuse. Le bison est originaire d'Eurasie, où il
était fréquemment la proie des chasseurs du
Paléolithique. C'est l'un des rares bovidés à être
passé d'un continent à l'autre avant la formation du
détroit de Béring à l'époque préhistorique. Le bison
s'est ainsi répandu en Amérique du Nord, où
survivent deux sous-espèces, le bison de plaine et
le bison des bois. Le bison d'Europe, plus grand
mais plus léger que le bison d'Amérique, est presque
éteint!; on en trouve encore quelques-uns dans les
parcs naturels et les zoos. Le bison d'Amérique est
plus grand mammifère terrestre d'Amérique du Nord,
où il est habituellement appelé «!buffalo!». Le
bison se caractérise par une bosse située au-dessus
des épaules, de courtes cornes pointues présentes
chez les deux sexes, courbées vers l'extérieur et
vers le haut partant des côtés de la tête massive,
et un arrière-train assez mince. Le mâle adulte du
bison d'Amérique du Nord fait environ 2m de haut au
niveau de la bosse et entre 2,5, et 3,5m de long et
il pèse de 850kg à 1tonne!; la femelle est plus
petite. La tête, le cou, les pattes de devant, et la
partie avant du corps ont un épais manteau de poils
longs et sombres. La partie arrière du corps est
couverte de poils beaucoup plus courts. Le mâle
adulte porte en général une barbe noire d'environ
30cm de long. Les bisons vivent généralement en
groupes, à l'exception des vieux mâles qui sont
solitaires. La plus grande partie de l'année, les
femelles et les jeunes forment de petites bandes
avec lesquelles les mâles immatures peuvent rester.
Les mâles adultes ont leur propre groupe. Les bandes
peuvent s'associer au printemps, ou en automne, en
grands troupeaux à la recherche de nourriture ou
d'eau. Les grognements des bisons s'entendent à
faible distance. Le beuglement des mâles en rut,
audible à près de 5km de distance retentit surtout
en période d'accouplement, principalement entre
juillet et septembre, quand les mâles recherchent
les femelles et tâchent d'écarter les rivaux. En
période d'accouplement, les mâles ne s'alimentent
pas beaucoup et perdent au moins 90kg. La gestation
dure de huit à neuf mois et la femelle met au monde
un seul petit de couleur jaune-roux. Après quelques
jours, le petit peut se joindre au troupeau, où il
reste avec sa mère jusqu'au printemps suivant.
Jusqu'au XIXesiècle, pas moins de 60millions de
bisons vivaient dans les Grandes Plaines, entre le
Mexique et le Canada, et on en trouvait quelques-uns
à l'est du Mississippi. Ils jouaient un rôle
primordial dans l'existence des peuples des Grandes
Plaines (voir ), qui mangeaient leur chair,
utilisaient leur peau et leurs os pour en faire des
outils!; même les excréments séchés servaient de
combustible. Entre 1830 et 1889, une chasse acharnée
menée par les colons blancs en avait réduit le
nombre à moins de mille. Actuellement, près de
trente mille bisons vivent dans des zones protégées
ou dans des ranchs privés et leur effectif s'est
accru de manière importante. Classification: les
bisons appartiennent à la famille des Bovidés. Le
bison de plaine a pour nom latin Bison bison bison,
le bison des bois celui de B.bison athabasca et le
bison d'Europe celui de B.bonasus. "Bison",
Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 99. (c)
1993-1998 Microsoft Corporation. Tous droits
réservés.

LES PEINTURES DE
SABLES





LES KACHINAS
Les figures des ancêtres, ou kachinas, sont
symbolisées chez les Indiens Hopis par des poupées
sculptées ornées de plumes qui sont utilisées lors
des divers rituels ou par des danseurs masqués et
couvert de peinture. Les esprits incarnés par les
poupées sont censés entendre et exaucer les souhaits
et les prières exprimés par les chants, tel celui
qui accompagne la danse de la pluie. Au cours de ce
rite, les danseurs recouvrent leur corp d'argile.



LE VILLAGE DE KASAAN
« Le vieux village de Kasaan vers 1890 » D'après une
aquarelle originale de 22 po x 29 po par Gordon
Miller © 1987 Tous les peuples haïdas affirment être
membres de l'un de deux groupes, les Corbeaux ou les
Aigles. Il y a environ 300 ans, un groupe de la
famille des Aigles des régions côtières du nord des
îles de la Reine-Charlotte a émigré vers l'archipel
du Prince-de-Galles, dans le sud-est de l'Alaska.
Ces Haïdas de l'Alaska étaient autrefois appelés
Kaigani, d'après le nom du premier village qu'ils
ont bâti à l'extrémité méridionale de l'île de Dall.
Le vieux village de Kasaan, ou «belle ville», était
situé dans le bras Skowl de l'île du
Prince-de-Galles. Le chef Skowl était un ardent
défenseur des coutumes autochtones vis-à-vis des
missionnaires orthodoxes russes sous le règne russe.
À la fin du XIXe siècle, il y avait à Kasaan 17
huttes et 60 des plus beaux mâts totémiques de
l'Alaska; l'endroit était un arrêt préféré des
touristes pendant l'été dans les années 1890. Il a
été déclaré monument national américain en 1907 et
proclamé tel en 1916. Comme l'endroit a ensuite été
déserté et négligé, le gouvernement américain a
annulé son statut de monument national en 1954 et a
laissé la forêt rétablir son emprise sur les lieux.


Il en faut du temps pour que l'esprit des
Indiens et du Bison traversent la grand-route.
C'était leur territoire. Ils reniflent l'odeur
de l'herbe et attendent que le vent leur apporte
des jambes de chair. Les esprits des Indiens et
du Bison ne traversent pas la route facilement.
Suivre les voies invisibles qu'ils empruntent
prend du temps. Ils luttent dans le nouveau
monde qu'ils subissent. Les os doivent être
complètement nettoyés de leurs chairs et les
peaux tannées. Il faut faire des offrandes au
Grand-Esprit. Il faut du temps pour s'habituer à
l'Espoir, il brille comme la surface d'Onion
Creek.
© Textes
extraits du recueil Iron Woman, édité en 1990
par les éditions New Rivers Press, Minneapolis,
état du Minnesota


Lindien considère l'enfant comme un individu à part
entière ayant droit à des égards particuliers du
fait de sa petitesse et d'une certaine ignorance due
à son manque d'expérience. Des parents disent :
"Comment peut-on aimer son enfant et le battre ?" ou
"Comment peut-on être respecté de son enfant si on
fait naître en lui un sentiment de vengeance?" ou
encore "Il est triste de voir un adulte se servir de
sa force pour passer sa colère" A la naissance les
adultes donnent un nom à l'enfant qui peut le
changer plusieur fois au cours de sa vie si des
évènements importants surviennent. Un nom a de la
force et n'est pas donné au hasard. La communauté
prend en charge l'enfant qui désigne souvent la mère
et la tante sous le même nom. Comme l'adulte (et
toujours suivant les régions) il mange quand il a
faim, et comme on fait la cuisine en commun, il
mange là où il est. Il vit pratiquement sans
contrainte en apprenant à respecter les tabous ; ces
choses qu'il ne faut pas faire de crainte de
déplaire aux esprits. Très jeune l'enfant s'entraine
à tirer à l'arc et à chasser le petit gibier. Un
adulte pas forcément son père, lui enseigne les
principes de la chasses, fabrication des armes,
comprtement des proies, traditions
religieuses,...... Il apprend la géographie en
déchiffrant la nature lors de déplacements, les
sciences natuelles en observant les plantes,
pierres, l'eau des rivières, la course du soleil,
les légendes des tribus.... Très très jeune l'enfant
s'entraine à la résistance physique qui le mène à se
concentrer de plus en plus et le conduit presque à
la méditation. Il peut par exemple parcourir des
kilomètres en courant sous le soleil avec une grosse
pierre dans les bras et de l'eau dans la bouche, et
avant la limite de sa résistance, toujours avant, il
s'arrête, pose la pierre et crache l'eau. Il se
prouve qu'il est au dessus de la douleur physique.
Parfois il peut rechercher une vision. Assez rares
sont les épreuves imposées par les adultes commes
les rites culturels ou rites de puberté. extrait de
Marc Beluet ( indiens d'hier et d'aujourd'hui )


Le pouvoir de décision des femmes est en général
plus grand chez les agriculteurs que chez les
chasseurs. Chez certains Indiens, quand une fille et
un garçon décident de vivre ensemble, le garçon
offre ou fait offrir par ses proches des cadeaux aux
parents de la jeune fille. La famille de celle-ci
offre des cadeaux de mêmes valeurs. Cadeaux=alliance
conclue. La jeune fille jouit d'une entière liberté
de choix. Quand elles existent, les cérémonies de
Mariage prennent des allures très différentes
suivant les régions. Si la femme et l'homme se
considèrent comme libres avant l'union, après, pour
elle comme pour lui, l'infidélité est plus ou moins
supportée suivant les tribus. En cas de conflit on
peut faire appel au Conseil. Chez les chasseurs,
l'homme prend autant de femmes qu'il peut en nourrir
afin que toutes soient incorporées à la vie de la
tribu. Si des accidents de chasse répétés privent la
tribu d'un trop grand nombre d'hommes, la Polygamie
s'impose pour éviter une chute de la natalité. Quand
un homme meurt, sa femme et ses enfants ne restent
pas seuls. Le frère du défunt est tenu d'épouser la
veuve et de fournir ainsi à elle et à ses enfants
appui et protection. Un moyen contraceptif fréquent
consiste à boire à profusion en tisane l'hiver : les
racines de certaines plantes, l'été : les feuilles.
Les femmes allaitent les enfants pendant 3 ou 4 ans,
ce qui leur permet d'en avoir 3 ou 4 durant leur
vie. La sélection naturelle fait que les plus
robustes vivent. Des tâches bien précises incombent
à la femme et à l'homme. La femme ramasse le bois,
fabrique le mobilier, tanne les peaux, cuisine,...
L'homme l'aide lorsqu'ildispose de temps, ce qui
arrive fréquemment chez les agriculteurs, mais moins
chez les chasseurs. Les femmes ont en charge de
nourrir les enfants, et elles mettent au point le
calendrier de la chasse, de la pêche, des cultures,
afin qu'un ravitaillement normal soit assuré.
Suivant les réserves de nourriture, à l'intérieur du
Conseil, elles jugent de l'opportunité ou non
d'entrer en conflit avec une autre tribu. extrait du
livre de Marc Belluet (indiens d'hier et
d'aujourd'hui)

INDIENS D'AUJOURD'HUI

Voici une chronologie non exhaustive des
événements qui ont marqué l'histoire des Indiens
en Amérique du Nord. Cette chronologie se veut
une piste de base à l'intention de ceux et
celles qui désireraient poursuivre leurs
recherches.
1492 A la recherche d'une nouvelle voie maritime
vers les Indes, Christophe Colomb est le premier
Européen à poser le pied dans le Nouveau Monde
1506 Une expédition française explore les côtes
Nord-Est de l'Amérique du Nord 1565 Fondation en
Floride de la ville espagnole de San Augustin,
première " colonie " en Amérique du Nord. 1607
Des colons britanniques fondent en Virginie la
ville de Jamestown. Parmi eux, le capitaine
Smith, qui plus tard rencontrera le grand chef
Powhatan, à la tête d'une union des tribus
indiennes de Virginie. 1620 Des pèlerins (Pilgrim
Fathers) débarquent au "Cap Cod" en
Nouvelle-Angleterre, ils fondent non loin de là
la ville de Plymouth, puis la première colonie
du Massachusett. 1622 Les Indiens de Virginie
ouvrent la lutte contre les colons britanniques.
D'autres guerres et combats sont menés par
d'autres tribus dans les années suivantes 1680
Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les Pueblos
s'allient contre les Espagnols 1762-1763
Pontiac, chef des Indiens Ottawa, unit les
peuples indiens de l'Est du continent dans la
lutte contre les colons. 1763 Proclamation
royale de George III, aux termes de laquelle les
Indiens disposent d'un droit illimité sur les
terres qu'ils habitent. 1763 -1965 Guerre sous
Pontiac, siège de Detroit. 1787 La "Northwest
Ordinance" scelle à nouveau les relations entre
les Etats-Unis et les Indiens : "La relation de
confiance avec les Indiens, qui a toujours
existé, doit être toujours préservée ; leur pays
et leurs possessions ne sauraient jamais leur
être retirés sans leur accord". 1799 Tecumseh,
chef des Shawnee, unit derrière lui les Indiens
d'Amérique du Nord. 1804-1806 Expédition de
Lewis et Clark vers le Pacifique. 1806 Le
gouvernement américain décide des premiers
déplacements de populations autochtones vers des
zones éloignées à l'Ouest du Mississippi et du
Missouri. 1811-1838 Nombreuses guerres tribales
(Shawnee, Sauk, Fox et Séminoles) 1824 Création
de l'"Office of Indian Affairs" au sein du
ministère américain de la Guerre, chargé de
superviser le déplacement des populations
indiennes. 1830 "Indian Removal Act" : base
"légale" qui permet aux USA, selon leur bon
vouloir et à tout moment, de déplacer des
Indiens sans leur demander leur avis. 1838 Trail
of tears" (sentier des larmes) - Cherokee,
Choctaw, Chikasaw, Creek, une partie des
Séminoles et d'autres tribus de moindre
importance sont déportées du Sud-Est de
l'Amérique du Nord vers les régions au-delà du
Mississippi en Oklahoma. Parallèlement, les
Shawnee, Hurons, Miami, Delaware et Ottawa sont
chassés du Nord-Est des Etats-Unis d'alors.
1842-59 Ouverture de l'"Oregon Trail" De l'or
est découvert en Californie. 1844 Le Congrès des
Etats-Unis vote la "Loi sur la régulation des
relations et du commerce avec les tribus
indiennes et sur le respect de la paix à la
frontière indienne". D'après cette loi, la
frontière correspondait au cours du Mississippi.
1848 Par le Traité de Guadalupe Hidalgo, le
Mexique est contraint de céder aux USA les
territoires des Etats actuels de l'Arizona, du
Nouveau-Mexique, de l'Utah et du Colorado dans
lesquels vivent de nombreux indiens, dont les
Apaches, les Pueblo et les Navajo. 1849 Le
ministère de l'Intérieur américain prend en
charge toutes les affaires indiennes. Le "Bureau
of lndian Affairs" (BIA) remplace l'"Office of
Indian Affairs". 1851 En février, le Congrès
vote un budget de 100.000 dollars pour la
négociation d'un traité de paix. En automne, les
négociations ont lieu en présence de
représentants Sioux, Cheyenne, Arapajo, Crow,
Assiniboine, Arikara, Mandan et Gros-Ventre sur
la construction de routes et de forts dans leurs
territoires. Le traité signé le 17 septembre
qualifie les signataires indiens de nations,
définit leurs territoires, mais ne prévoit
aucune cession de terres. Les années suivantes,
ce traité sera maintes fois violé, car de
nouveaux forts, des relais de postes, le
Pony-Express, la ruée vers l'or à Pike's Peak
(en 1858) et la fondation de Denver (1859)
déversent dans ces territoires des chercheurs
d'or et de nouveaux colons. 1860-1875 Abattage
systématique de 75 millions de bisons par les
blancs. Les bisons constituaient la première
base alimentaire des Indiens de la prairie. 1862
Vote de la loi "Homestead", qui favorise
l'occupation des terres indiennes par les
colons. Chaque chef de famille de plus de 21
ans, citoyen des Etats-Unis et ayant cultivé une
parcelle de terrain pendant 5 ans, obtient un
quart de cette parcelle à titre gratuit. De
plus, il peut acquérir 160 journaux
supplémentaires (env. 64 hectares) au prix de
1,25 dollar le journal. 1863 Assassinat de
Little Crow et du chef de l'union apache Mangas
Colorada. 1863-1886 Conduits par Géronimo, les
Apaches se battent alternativement dans le sud
des USA et dans le nord du Mexique. 1864
Ouverture du "Bozeman Trail", une route plus
directe menant aux gisements aurifères
découverts dans le Montana. Le général Alfred
Sully détruit un important camp des Indiens
Hunkpapa-Lakota dans le Dakota du Nord 1865
Plusieurs traités de paix destinés à régler les
droits territoriaux et les droits de chasse des
Black Hills jusqu'aux Bighorn Mountains ainsi
que dans la région du Yellowstone et de la
Powder River sont signés par des groupes de
Lakota, de Cheyenne, d'Arapaho et par des
représentants du gouvernement américain. Mais
chaque fois, les commissions pour la paix
omettent de vérifier que lesdits traités sont
bien signés par l'ensemble des représentants
indiens. Selon la juridiction lakota, ces
traités ne s'appliquent pas à l'ensemble du
peuple Lakota. Après la guerre de sécession
(1861-65), l'intérêt porté par le gouvernement
fédéral aux mines d'or de même que la pression
de l'opinion américaine pour sécuriser le pays
par des moyens militaires vont grandissant. 1866
Pour assurer la sécurité sur le "Bozeman Trail",
le colonel Henry B. Carrington fait construire
les forts Phil Kearny et C. F. Smith. Oglala Red
Cloud, Crazy Horse, Black Shield (Minneconjou),
Roman Nose et Medicine Man (Cheyenne), Little
Chief et Sorrel Horse (Arapaho) défendent leurs
territoires de chasse le long de la Powder
River. Le 21 décembre, au prix d'importantes
pertes, les troupes indiennes défont les soldats
dans la bataille entrée dans l'histoire sous le
nom de Massacre de Fetterman. 1871 L'"Indian
Appropriations Act" met fin à la pratique de la
signature de traités avec les Indiens.
Désormais, ce sont les lois et les décrets du
pays qui règlent les relations entre le
gouvernement et les Indiens, même si les traités
existants conservent leur validité. 1876
Dernière victoire des Indiens contre l'armée
américaine à Little Big Horn lors de la bataille
des Sioux menés par Sitting Bull. 1877 La
convention de "Black Hills" est commuée en loi.
Les Lakotas perdent les montagnes en question
ainsi que toutes les régions nommées "Unceded
Indian Territory". Sitting Bull fuit au Canada
avec un groupe de Hunkpapa. Crazy Horse est
assassiné au Fort Robinson. 1881 Le gouvernement
canadien refusant d'aider Sitting Bull, ce
dernier retourne sur ses pas. Ses compagnons et
lui sont presque morts de faim. Sitting Bull,
Rain-in-the-Face, Gall et quelques autres se
font prendre, ils sont considérés comme
prisonniers de guerre et sont mis aux arrêts.
1886 Geronimo dépose les armes. Avec les
derniers guerriers Apaches, il est mis aux fers
à Fort Sill dans l'Oklahoma. 1887 Vote du "General
Allotment Act" (Loi générale sur la répartition
des terres) : les terres qui appartenaient
auparavant à des tribus sont attribuées à des
particuliers. 1890 Massacre de Wounded Knee : la
résistance indienne est défaite. Le bilan est
sanglant : 2300 soldats et environ 400.000
Indiens sont tués. 1906 Le dernier Indien libre
- Ishi - est fait prisonnier. 1908 Mort de
Geronimo, le célèbre guerrier Apache à Fort Sill,
après une longue détention. 1924 Vote du "Indian
Citizenship Act" (Loi sur la nationalité des
Indiens) : Le Congrès reconnaît enfin la
nationalité américaine aux premiers habitants du
pays. 1934 Dernières actions militaires
perpétrées par des groupes restreints d'Apaches
au sud de la frontière américaine dans la Sierra
Madre. Vote de l'"Indian Reorganisation Act" qui
introduit quelques mesures en faveur des Indiens
: il est mis un terme à la politique
d'attribution des terres, les tribus sont à
nouveau reconnues comme propriétaires, les
Indiens peuvent former leurs propres
gouvernement et parlement. 1946 Création de la
Commission "Indian Claims" chargée de régler
définitivement les problèmes non résolus de
revendication de terres. 1950 Des membres de six
tribus indiennes, appelés " ligue des Iroquois
", se tournent vers l'ONU pour attirer
l'attention sur leur situation. 1950 Des membres
de six tribus indiennes, appelés " ligue des
Iroquois ", se tournent vers l'ONU pour attirer
l'attention sur leur situation. 1953 Vote de la
Résolution N° 1084 : le statut spécial des
Indiens dans les réserves est abrogé. 1954-1962
Dissolution de plus de 100 tribus à la suite de
la résolution N° 1084. Années 1960 Dans le
mouvement " Red Power ", les "Nouveaux Indiens"
revendiquent le rétablissement des anciens
traités ou réparation, ils organisent des
actions spectaculaires pour attirer l'attention
1968 Deux Indiens Chippewas, Dennis Banks et
John Michell, fondent le mouvement de résistance
"American Indian Movement"(AIM). Leur objectif
est la suppression du BIA, l'autonomie des
réserves et la reconnaissance des tribus comme
nations souveraines. 1970 Terme officiel de la
politique d'élimination sous la présidence de
Nixon. La nouvelle politique consiste à accorder
aux Indiens le droit à l'autodétermination, la
mise en place de relations constructives entre
les Indiens et le gouvernement des Etats-Unis
1972 Des Indiens de nombreuses réserves marchent
sur Washington dans le "Trail of Broken Treaties"
(Marche des traités violés). Quelques jours
avant l'élection présidentielle, ils présentent
un catalogue de revendications pour
l'amélioration des relations entre les Indiens
et les USA. Les participants à la marche
investissent le bâtiment du BIA. Les documents
confisqués sur place apportent la preuve de
pratiques corrompues et de l'incurie du Bureau
des Affaires Indiennes. 1973 L'occupation
spectaculaire du lieu de Wounded Knee (réserve
de Pine Ridge) par les membres de l'AIM et de
traditionalistes lakota montre à la face du
monde la situation des Indiens américains. 1975
Congrès mondial des populations indigènes 1977
Conférence des Nations unies à Genève en
présence de délégations amérindiennes du Nord et
du Sud. 1982 La cour suprême des USA déboute les
Sioux qui revendiquaient la rétrocession des
Black Hills. 1990 Centième anniversaire du
Massacre de Wounded Knee. Sur l'initiative du "Lakota
Times", le gouverneur George Mickelson proclame
cette année "Year of Reconciliation". Sources :
www.indianer.de La terre des Peaux-Rouges de
Philippe Jacquin, Découvertes Gallimard


La politique indienne des États-Unis Une politique
d'oppression et de persécutions qui dure depuis plus
de deux siècles par Karl-Heinz Prestel, membre de
l'Association for the support of North American
Indians (ASNAI, Berlin) Préambule Un grand nombre
des problèmes qui se posent aujourd'hui entre les
différentes nations indiennes et les Etats-Unis
d'Amérique trouvent leur origine dans la politique
indienne suivie par les puissances coloniales, qui
fut reconduite par les Etats-Unis après sa
fondation. Il est plus aisé de comprendre la
situation actuelle si on analyse les deux siècles
qui viennent de s'écouler sous cet angle. Les
relations entre les Indiens et les Etats-Unis ne
cessent d'évoluer, tout en restant prisonnières des
aléas politiques du moment. Le gouvernement de
Washington s'est généralement efforcé de limiter la
souveraineté des tribus indiennes afin de renforcer
son pouvoir. Les territoires peuplés par les
premiers habitants d'Amérique du Nord lors de
l'arrivée de Christophe Colomb en 1492 ne
représentent plus aujourd'hui que 2,3 % de la
superficie des Etats-Unis. La cupidité ravageuse qui
a frappé les territoires indiens a surtout sévi au
siècle dernier, qui a vu l'avènement de la nation
américaine La fondation des Etats-Unis En 1776,
après des années d'affrontements, les colons de
Nouvelle-Angleterre virent se réaliser leur rêve :
ils obtinrent l'indépendance. Les Etats-Unis
d'Amérique étaient nés, qui octroyaient à tous les
habitants du pays les mêmes droits. Pourtant, les
premiers occupants du continent n'en bénéficièrent
pas, car les Etats-Unis poursuivirent la politique
menée par leur ancienne puissance coloniale.
L'égalité des droits ne fut reconnue aux Indiens que
lorsque cela convenait aux Américains. Les Indiens
furent déportés et assassinés dès qu'ils faisaient
obstacle à l'avancée blanche. En 1763, la "Royal
Proclamation" du roi d'Angleterre George III
affirmait les droits illimités des Indiens sur les
terres qu'ils occupaient. Les Appalaches devinrent
la frontière séparant les "territoires indiens" à
l'ouest des colonies des blancs situées à l'est. En
1787, les Etats-Unis réaffirmèrent dans la "Northwest
Ordinance" (Ordonnance du Nord-Ouest) leurs
relations avec les peuples indiens ("il faut
maintenir les bonnes relations de confiance que nous
avons toujours entretenues avec les Indiens; aucun
des biens et territoires des Indiens ne leur sera
retiré sans leur consentement. La guerre
d'Indépendance contre la couronne d'Angleterre avait
trop affaibli les Etats-Unis d'Amérique pour qu'ils
songent à s'occuper sérieusement des Indiens. Seule
la défaite définitive des Anglais en 1812 ouvrit la
voie à une nouvelle politique indienne aux
Etats-Unis. Au début du dix-neuvième siècle, le
gouvernement fédéral subit les pressions de plus en
plus fortes exercées par les colons qui réclamaient
des terres et l'exhortaient à agir, d'autant plus
que le rachat de la Louisiane à la France en 1803 et
l'acquisition de la Floride quelques années plus
tard doubla la surface des Etats-Unis.


Les Indiens ont toujours apporté le plus grand soin
à l'éducation de leurs enfants. Pour eux, la vie est
un relais que l'on se passe de génération en
génération. Tant qu'il y aura un enfant pour écouter
une légende, pour assister à une cérémonie, pour
répéter les gestes ancestraux, la nation indienne
continuera à vivre. "Etre reconnu non seulement
comme un américain à part entière mais aussi comme
les héritiers d'une culture qui a le droit de vivre.
C'est la grande revendication des Indiens
d'aujourd'hui." " Notre passé vit en nous, nous
n'avons pas le droit de l'oublier même si notre
époque est difficile à vivre, il nous faut marcher
ensemble vers l'avenir". " La spiritualité est la
seule chose sur laquelle nous pouvons compter.C'est
quelque chose d'aussi précieux et délicat qu'une
braise.Allons-nous souffler dessus pour qu'elle
continue à brûler ou allons-nous, nous en
débarrasser. Notre culture, notre langage, notre
histoire ressemble à un feu qu'on aurait éteint de
force. Après la nuit a régné pendant deux cents ou
trois cents ans. Notre rôle quelque soit la façon
dont nous décidons de vivre , est de sauvegarder ces
braises, de les rassembler et de souffler sur elles.
Alors peut-être qu'une flamme jaillira autour de
laquelle nous pourrons tous nous réchauffer." "Les
tribus succèdent aux tribus, les nations succèdent
aux nations comme les vagues de l'océan. Ainsi va la
nature, rien ne sert de s'en plaindre. Notre déclin
n'est peut-être pas pour demain mais il viendra, car
même le visage pâle qui a parlé et marché avec Dieu
comme avec un ami, ne pourra échappé à la destinée
des hommes ". Nous finirons sûrement par être frères
un jour, cher Seattle.


L'Iroquois Léon SHENANDOAH disait, dans les années
80: "Lorsque les gens ne respecteront plus rien de
ce qui existe et n'exprimeront plus leur gratitude
au Créateur, alors toute vie sera détruite, et la
vie humaine sur cette planète touchera à son terme.
Voilà ce qui risque d'arriver aujourd'hui, et nous
sommes tous responsables. Chaque être humain a le
devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère
la Terre, parce que c'est d'elle que provient toute
vie. Afin d'accomplir cette tâche, nous devons
reconnaître l'ennemi - celui qui se trouve à
l'intérieur de chacun de nous. Nous devons commencer
par nous-mêmes. Nous devons vivre en harmonie avec
le monde naturel, et prendre conscience que sa
surexploitation ne peut conduire qu'à notre
destruction. Nous ne pouvons plus sacrifier le
bien-être des générations à venir à la recherche du
profit immédiat. Nous devons nous plier à la loi
naturelle, ou subir les conséquences de sa rigueur."
(20). Nous sommes fort éloignés de l'habituelle
caricature d'un "écologisme primaire". Et quels
remords sourdent de ce texte de l'écrivain indien
contemporain OHIYESA: "Enfant, je savais donner;
j'ai oublié cette grâce depuis que je suis devenu
civilisé. J'avais un mode de vie naturel alors
qu'aujourd'hui il est artificiel. Tout joli caillou
avait une valeur à mes yeux; chaque arbre qui
poussait était un objet de respect. Maintenant je
m'incline avec l'homme blanc devant un paysage peint
dont on estime la valeur en dollars." (21). L'esprit
critique passant par l'autocritique, les Indiens
nous donnent la plus grande leçon qui soit : la
modestie face au Monde; telle serait la voie vers
une vie à dimension vraiment humaine. Ceci
constituera ma conclusion provisoire... car j'ai
encore tant de choses à apprendre.

LE B.I.A
Fondé en 1834 pour nourrir (mal) et loger
(affreusement) les tribus réchappées de la tourmente
des guerres indiennes, le B.I.A, ou Bureau des
Affaires Indiennes, n'a jamais eu bonne réputation.
Le plus souvent complices des colons et des
trafiquants, les agents du B.I.A, méprisaient les
Indiens et touchaient sur tous les tableaux, celui
de l'alcool en particulier, justement parce qu'il
était interdit. De réforme en réforme, le B.I.A est
devenu un honorable organisme fédéral dépendant du
ministère de l'Intérieur. Dirigé depuis Washington
avec relais dans une superintendance installées dans
les réserves ou les capitales d'états, il entretient
une armée de fonctionnaires. Les superintendants ont
remplacé les agents. Ce sont des technocrates
honnêtes à l'âme de bureaucrates. Leur réputation a
changé de nature mais ne s'est pas améliorée. Ils
travaillent sur dossiers, tapis au centre de ce
gigantesque fromage administratif qu'est le budget
des Affaires Indiennes. Le monstre commence par se
gaver de paperasses et de dollars mais laisse quand
même échappé quelques brides substantielles dans le
domaine de la santé, de l'éducation et de l'habitat.
Trop peu au goût de nombreuses tribus, d'où des
tensions fréquentes entre les deux pouvoirs, celui
du B.I.A et celui des gouvernements tribaux. Tout
n'est pas mauvais cependant. Le B.I.A veille plutôt
bien que mal sur l'intégrité des territoires
Indiens, toujours en proie à la convoitise. Il les
défend même parfois contre leurs propriétaires
eux-mêmes. Par le canal du B.I.A parviennent
également aux tribus de très nombreuses subventions.
Selon une coutume établie par Le Président de la
République des Etats Unis depuis le milieu des
années 70, le commissaire général aux Affaires
Indiennes est désormais un Indien. De très nombreux
superintendants sont Indiens, ainsi qu'une bonne
moitié du personnel du B.I.A et cette proportion
augmente constamment. Il se crée ainsi une nouvelle
classe d'Indiens de bureau qui n'a pas toujours
bonne presse dans les réserves. On les appelle Uncle
Tomahawk (par analogie avec Oncle Tom, le bon nègre)
ou Apples (pommes), rouges au-dehors mais blanc à
l'intérieur.
Le site officiel du B.I.A

LES RESERVES INDIENNES

En 1887, on créa les réserves en attribuant des
terres aux Indiens. Mais leur espace progressivement
grignoté au cours d'opérations de colonisation ou de
représailles contre les attaques des trains des
premiers transcontinentaux. Il fallut attendre 1950
pour que soit entreprise une politique
d'intégration. Francis Jeffard, Directeur de la
Collection Paroles d'Indiens chez Albin Michel nous
en parle: " Si on repart de la fin des guerres
indiennes en 1890, on a une mosaïque indienne
puisque l'Amérique contient pas moins de 500 Nations
dont certaines sont en voie d'extinction surtout
dans l'Est des Etats-Unis où parfois, il reste 30 ou
50 ou 100 membres. On a là une population qui est en
véritable état de choc, dont on a détruit le style
de vie, le mode de vie, l'existence. Dont les fils
barbelés, c'est-à-dire la propriété telle que les
Blancs l'entendent, a complètement brisé la
structure de son environnement et ont installé les
Indiens sur des réserves. On a en France, une
mauvaise idée de ce qu'est une réserve. A savoir que
c'est un territoire réservé. Encore actuellement, il
y a trois cents réserves qui sont reconnues par le
gouvernement fédéral aux Etats-Unis et ce sont des
endroits où à part les crimes de sang, l'Amérique
n'intervient pas ou en étroite collaboration avec un
gouvernement tribal. A savoir que les Indiens
dirigent eux-mêmes leurs réserves, que la justice
est indienne, et que tout ce qui est administratif,
santé et éducation, est contrôlé par un organisme
qui a été pendant longtemps l'adversaire des
Indiens, LE B. I .A, le Bureau des Affaires
Indiennes." A la fin du siècle dernier, les
Américains obligent les Indiens à aller à l'école,
loin de leur famille. L'objectif : que le
savoir-faire et la culture indienne peu à peu
disparaissent. Relégués au fond de réserves, les
Indiens en sont réduits à monnayer leurs services
auprès des touristes ou à fabriquer de l'artisanat
pour survivre. Toutefois peintures, masques, objets
témoignent de l'originalité et de la qualité de leur
art traditionnel qui s'est adapté à de nouveaux
motifs et de nouvelles modes. Il y a actuellement un
peu plus d'un demi - million de personnes reconnues
comme Indiens par les lois fédérales: 547 tribus
sont reconnues. Les réserves se trouvent
principalement en Oklahoma, en Arizona et au Nouveau
Mexique. Des réserves moins importantes sont
disséminées sur tout le territoire des Etats-Unis:
800 000 Indiens y vivent. Le système politique dans
les réserves est sous une double autorité: celle du
gouvernement fédéral et celle d'un conseil tribal.
Leurs religions : le christianisme, culte composite
à coloration chrétienne chez les Iroquois de l'état
de New - York; culte peyolt, d'origine mexicaine.
L'espérance de vie est de 46 ans alors que celle des
Américains se situe au-dessus de 70 ans. La
mentalité indienne " Ces hommes ( qui ne bâtissaient
ni pyramides, ni cathédrales) avaient trouvé leur
juste place dans le cosmos, au sein d'une nature
qu'ils respectaient et adoraient. Ils ne cherchaient
pas à accumuler richesses et bien-être, mais à se
forger une âme forte en harmonie avec le monde.
Savoir s'intégrer respectueusement à l'univers des
forêts ou des plaines, savoir reconnaître
l'étincelle du sacré dans chaque parcelle de vie
...Voilà l'essentiel de leur philosophie." "On est
face à des gens qui ont encore gardé un sens de la
communauté très, très fort. Où l'individualisme
attire presque la honte et les reproches. On se fait
bien voir aux yeux des siens en étant quelqu'un de
généreux et de désintéressé, où l'argent n'est qu'un
vecteur d'échange et où il y a plus d'honneur à le
distribuer, à le donner qu'à l'amasser. Quand on a
une culture fondée sur le respect des enfants, des
vieux, sur la solidarité, sur le sentiment de faire
véritablement parti d'un groupe. Il n'est pas facile
de vivre dans un univers où l'individualisme et le
matérialisme forcené sont rois et où les problèmes
de sociétés engendrent des laisser- pour - comptes"


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