LES PRENOMS INDIENS

 

 

LES FILLES

 

 

AIYANA:Signification= Fleur éternel.Tribu inconnue

 

APONI:Signification=Papillon. Tribu inconnue

 

AQUENE:Signification=Paix. Tribu inconnue

 

AYACHE:Signification=La petite. Tribu Chippewa

 

AWINITA:Signification=Faon. Tribu Cherokee

 

BENA:Signification=Faisan. Tribu inconnue

 

BENA:Signification=Esprit. Tribu Hopi

 

BLY:Signification=Grand Tribu inconnue

 

CHIMALIS:Signification=Oiseau bleu. Tribu inconnue

 

 CHU'SI:Signification=Serpent à Fleur. Tribu Hopi

 

CHAPA:Signification=Castor. Tribu Sioux

 

CHAPAWEE:Signification=Travailleur. Tribu Sioux

 

CHEPI:Signification=Fée. Tribu Algonquian

  DOBA:Signification= Il n'y a aucune guerre. Tribu Navajo

  DENA:Signification=Vallée. Tribu inconnue

  DONOMA:Signification=Soleil évident. Tribu Omaha

  DOWANHOWEE:Signification=Voix de chant. Tribus Sioux

  DOLI :Signification=Oiseau bleu. Tribu Navajo

  ENOLA:Signification=Solitaire. Tribu inconnue

  ETENIA:Signification=Riches. Tribu  inconnue

  EYOTA:Signification=Grande. Tribu inconnue

  ELU:Signification=Beau. Tribu Zuni

 EHAWEE:Signification=Bonne riante. Tribu Sioux

  FALA:Signification=Corneille. Tribu Choctaw

  FLO:Signification=Fléche. Tribu inconnue

  GAHO:Signification=Mére. Tribu inconnue

  GALILAHI:Signification=Attrayant. Tribu Cherockee

  GENESEE:Signification. Belle vallée. Tribu Iroquois

  HACHI:Signification=Jet. Tribu Séminoles

  HALOKE:Signification=saumons. Tribu Navajo

  HUYANA:Signification=Pluie tombante. Tribu Miwok

  ISI:Signification=Cerfs commun. Tribu Choctaw

 ISTAS:Signification=Neige. Tribu inconnue

  IZUSA:Signification=Pierre blanche. Tribu inconnue

  KACHINA:Signification= Esprit. Tribu Hopi 

  KALISKA:Signification=Coyote chassant des cerfs.Tribu Miwok

   KANTI:Signification=Chante. Tribu Algonquin

   KWANITA:Signification=Dieu aimable. Tribu Zuni

  LOMAHONGVA:Signification=Beau nuage surgissant. Tribu Hopi

  LOMASI:Signification=Jolie fleur. Tribu inconnue

  LUYU:Signification=Colombe sauvage. Tribu inconnue

   MAGENA:Signification=Lune. Tribu inconnue

  MAKA:Signification= la Terre. Tribu Sioux

   MIGISI:Signification=Aigle. Tribu Chippewa

  NAHIMANA:Signification=Mystique. Tribu Sioux

  NOKOMIS:Signification=Grand Mére.Tribu Chippewa

   NUTTAH:Signification=Mon Coeur. Tribu Algonquian

  ODINA:Signification=Montagne.Tribu Algonquian

  OMINOTAGO:Signification=Voix plaisante. Tribu Chippewa

  ORENDA:Signification=Puissance Magique.Tribus Iroquois

  PAPINA:Signification= Une vigne sur un chéne. Tribu Miwok

   POSALA:Signification=Jaillir des fleurs. Tribu Miwok

  POLOMA:Signification=Arc.Tribu Choctaw

  ROZENE:Signification=Rose.Tribu inconnue

  SAHKYO:Signification=Vison.Tribu Navajo

  SALALI:Signification=Ecureuil.Tribu Cherockee

  SONOMA:Signification= Endroit de la terre. Tribu Miwok

 TAA:Signification= Graines.Tribu Zuni

  TAKALA:Signification=Graine de Mais.Tribu Hopi

  TECILA:Signification=Petit bison.Tribu Dakota

  UNA:Signification=Se rappellent.Tribu Hopi

  UNEGA:Signification=Blanc. Tribu Cherockee

  USDI:Signification=Bébé.Tribu Cherockee

  WINONA:Signification=Premiére fille née.Tribu Sioux

  WAKI:Signification=Abri.Tribu Hopi

  WAPUM:Signification=Aube.Tribu Potawatomi

 YAMKA:Signification=Fleur.Tribu Hopi

  YATOKYA:Signification=Le Soleil.Tribu Zuni

 YONA:Signification=Ours.Tribu Cherockee

  ZONTA:Signification=Digne de confiance. Tribu Sioux

  ZIRACUNY:Signification=Monstre de l'eau.Tribu Kiowa

  ZITKALA:Signification=Oiseau.Tribu Dakota

 

 

GARCONS

 

AHOTE:Signification=L'agité.Tribu Hopi

 APISI:Significatin=Coyotte.Tribu Blacfoot

 ARANK:Signification=Etoile.Tribu.Algonquin

BESHKNO:Signification=Aigle chauve.Tribu Potawatomi

BIDZIIL:Signification=Il est fort.Tribu Navajo

BILAGAANA:Signification=Personne blanche.Tribu Navajo

CHA'AKMONWI:Signification=Chef de crier

 CHA'TIMA:Signification=Le visiteur.Tribu Hopi

CHANKOOWASHTAY:Signification=Bonne route.Tribu Sioux

DIWALI:Signification=Cuvettes.Tribu Cherockee

 DAKOTAH:Signification=Allié où Amis.Tribu Sioux

DEGOTOGA:Signification=Se tenir ensemble.Tribu Sioux

ENAPAY:Signification= Apparait bravement.Tribu Sioux

 ELSU: Signification=Faucon montant.Tribu Miwok

ENYETO:Signification=Promenades comme un Ours.Tribu Miwok

GAD:Signification=Genevrier.Tribu Navajo

 GAWANII:Signification=Il parle.Tribu Cherockee

GOMDA:Signification=Vent.Tribu Kiowa

HINTO:Signification=Bleu.Tribu Dakota

 HELKI:Signification=Pour toucher.Tribu Dakota

HAHKETHOMEMAH:Signification=Peu de robe longue.Tribu Cheyenne

INIWA:Signification= Bison où Buffle.Tribu Blackfoot

 ISTAQA:Signification=Homme Coyotte.Tribu Hopi

 ISTU:Signification=Sucre.Tribu inconnue

JACY:Signification=Lune.Tribu inconnue

 JOLON:Signification=Vallée des chênes morts

KELE:Signification=Moineau.Tribu Hopi

 KACHADA:Signification=Homme blanc.Tribu Hopi

KANUNA:Signification=Grenouille Mugissante.Tribu Cherockee

IENA:Signification=Cannelure.Tribu Hopi

 LAPU: Signification=Ecorce de Cèdre.Tribu Hopi

LALLO:Signification=Petit Garçon.Tribu Kiowa

LONAN:Signification=Nuage.Tribu Zuni

MATO: Signification=Ours.Tribu Sioux

MACHAKW:Signification=Crapaud Cornu.Tribu Hopi

, MAKKAPITEW: Signification= Il a de grande dents.Tribu Algonquin

NAHCOMENCE: Signification=Antilope.Tribu.Cheyenne

NAKAI:Signification=Mexicain.Tribu. Navajo

 NOSH:Signification=Pére.Tribu Algonquin

OHCUMGACHE: Signification=Petit loup.TribuCheyenne

OHANZEE:Signification=Ombre.Tribu Sioux

 OHIYESZA:Signification=Gagnant.Tribu Sioux

PAHANA:Signification=A perdu le frére Blanc. Tribu Hopi

 PAYTAH:Signification=Le Feu.Tribu Sioux

POWWAW:Signification=Prêtre.Tribu Algonquin

QALETAQA:Signification=Le gardien des gens.Tribu Algonquin

QUANAH:Signification=Parfumé.Tribu Comanche

, QOCHATA:Signification=Homme Blanc.Tribu Hopi

ROWTAG:Signification= Feu.Tribu Algonquin

SANI:Signification=Le Vieux.Tribu Algonquin

 SAHKONTEIC: Signification=Aigle Blanc.Tribu Nez Percé

SAKIMA:Signification=Chef.Tribu Ojibwa

TAKODA:Signification=Ami de chacun.Tribu Sioux

 TSE:Signification=Roche.Tribu Navajo

TUARI:Signification=Jeune Aigle Tribu Laguna

 TOCHO:Signification=Puma.Tribu Hopi

 UZUMATI: Signification=Grizzly.Tribu Miwok

VIHO:Signification= Chef.Tribu Cheyenne

 VIPPONAH:Signification= Visage mince.Tribu Cheyenne

 VOHKINNE: Signification=Nez romain.Tribu Cheyenne

VAIVEAHTOISH:Signification=Descend sur le nuage.Tribu Cheyenne

WABAN: Signification=Vent d'est.Tribu Algonquin

WAHKAN:Signification=Sacré.Tribu Sioux

 WAPI: Signification=Chanceux.Tribu Sioux

YAHOLO:Signification=Crier.Tribu Cree

YAHTO:Signification=Bleu.Tribu Sioux

YAS:Sinification=Neige.Tribu Navajo

 

 

 

LE MONDE DES ESPRITS

 

LE MONDE DES ESPRITS

 

L'Amérique du Nord a abrité des centaines de traditions religieuses qui se sont perpétuées malgrés une longue histoire de déportations, de destructions des sites sacrés, d'emprisonnements des pratiquants et de pressions assimilatrices exercées par les missionnaires et les gouvernements. Une bonne part des croyances, des cérémonies, des rituels et des connaissances qu'elles impliquent restent au coeur de l'identité.

 

Cérémonies et lieux de culte

 

Chaque tribu accomplit des cérémonies qui se déroulent suivant les indications fournies par les mythes de création. Certaines parmis les plus importantes, doivent avoir lieu à certains endroits et à un certain moment de l'année.

Les unes marquent un évènement important dans la vie individuelle.

Les autres se tiennent pour guérir les malades, renouveler les relations avec les êtres spirituels, pratiquer l'initiation au sein de sociétés religieuses, assurer le succès à la chasse ou de bonnes récoltes, invoquer la pluie, rendre grâce pour les bienfaits reçus. Mais surtout on en accomplit pour garantir la survie de la terre et de toutes formes de vie.

Depuis des temps immémoriaux, les pratiquants des religions indiennes, se rendent en des lieux sacrés pour prier, jeûner, rechercher des visions, recevoir une inspiration et instruire les jeunes dans la spiritualité de la communauté. Ils y communiquent surtout avec les esprits, qui généralement, se révèlent là plutôt qu'ailleurs. Toutefois, les activités économiques endommagent la nature sacrée de la terre et, si des lieux de culte sont envahis ou détruits, les rites qui s'y attachent tendent à disparaître.

 

Textes se rapportant à ce sujet

 

"C'est une loi stricte qui nous oblige

 à danser.

C'est une loi stricte qui nous oblige

à distribuer nos biens parmis nos amis et nos voisins".

 

kwakiutl Anonyme 1886

 

 

"S'il n'y a qu'une religion, pourquoi, Hommes blancs,

divergez-vous tant à son propos ?"

Réponse de Red JACKET au missionnaire CRAM à Boston 1828

    

Ces documents proviennent du livre "L'histoire des indiens d'Amérique du Nord"

de Arlene HIRSCHFELDER éditions Larousse

 

 L'ARGENT INDIEN LE CASTOR

 

Pendant de nombreuses années, les Amérindiens d'Amérique du Nord confectionnèrent des ornements en os, en coquillages et en pierres. Les Européens leur firent connaître les objets de parure en laiton, en cuivre et en argent. Les négociants français en pelleterie apprirent bientôt que les Amérindiens étaient très heureux de troquer leurs fourrures contre des bijoux en métal, en argent surtout. Ce que l'on vint à qualifier «d' argent indien» ou «d' argent métallique indien» donna alors lieu à un commerce très lucratif. Les pelletiers anglais, suivis par les commerçants américains, ne tardèrent pas à imiter leurs concurrents français; aussi l'argent métallique indien joua-t-il un rôle important dans le commerce des fourrures, de la seconde moitié du XVIIIe siècle à la première moitié du XlXe. Parmi les ornements d'argent mentionnons des bagues, des boucles d'oreilles, des bandeaux, des bracelets, des broches et des pendentifs. Certains étaient fabriqués en France et en Angleterre, mais la plupart étaient l'oeuvre d'orfèvres du Québec, de la Nouvelle-écosse, des états de New York et de Pennsylvanie. Avec le temps, ces divers ornements acquirent une valeur d'échange relativement stable. Une broche ronde en argent de la taille d'un shilling valait un shilling, tandis qu'une autre, plus grosse, de la dimension d'un dollar d'argent était considérée comme l'équivalent d'une piastre espagnole. Un pendentif à motif de castor d'environ 1,5 pouce de long s'échangeait contre une peau de cet animal; il en fallait dix pour un gros castor en argent, semblable à celui de 2 pouces sur 5 qui est reproduit ici. Ce dernier fait partie de la Collection nationale de monnaies, Banque du Canada.

 

 LE CERCLE

 Les nations autochtones ont une spiritualité bien vivante qui repose sur la communion profonde de l'humain avec la vie animale, la nature et la Terre. Cette spiritualité est une expérience millénaire dans laquelle tout est sacré, tant la vie que les liens avec la faune, la flore et l'environnement. Le point de départ de cette spiritualité est le grand cercle.

Le cercle représente l'élément de base de la spiritualité autochtone. Commun à de nombreuses sociétés traditionnelles des trois Amérique, le cercle constitue une approche globale de la compréhension de la vie et des êtres vivants. En vertu de cette approche circulaire, tout ce qui existe dans l'univers est redevable à une divinité suprême qui est à l'origine de la création et qui a engendré le mouvement circulaire de la vie.

Dans le cercle, tous les éléments de la création, soit les humains, les animaux, les plantes, l'air, le feu, l'eau, la terre, les étoiles, etc., forment un tout indivisible. Il n'existe aucune suprématie d'un élément sur un autre. Tous sont sur un même pied et une chaîne infinie de relations unit tous ces éléments égalitaires.

Dans la pensée circulaire, tous les éléments, tant les humains, les animaux, les monstres que les morts, vivent une constante interaction. Entre ces éléments, la recherche de l'équilibre et le maintien de l'harmonie deviennent des préoccupations de tous les instants qui orientent et conditionnent la vie et les actions de tous.

Tout doit être mis en oeuvre pour atteindre et conserver cet équilibre, car la survie et le bien-être de chacun en dépendent. Chacun est moralement responsable de l'autre et de son bien-être. Tous les éléments du cercle, étant issus de la grande volonté créatrice, sont formés de la même substance vitale. Il n'y a, par le fait même, aucune différence entre les éléments.

Chaque être, chaque forme de vie, chaque élément du cercle possède une âme, ce qui place tout et tous sur un pied d'égalité. Dans ce contexte de recherche d'équilibre et d'harmonie, chacun doit manifester une solidarité sans faille avec les autres éléments du cercle, qu'ils soient humains ou non, à cause de cette responsabilité du bien-être de tous et de chacun.

Selon la tradition, les Autochtones estiment qu'ils doivent faire preuve de partage, de respect, d'humilité et d'honnêteté. Ces valeurs inhérentes au cercle ne peuvent être dissociées, car elles sont essentielles pour le maintien de l'équilibre et de l'harmonie. L'Autochtone n'est pas sur Terre pour dominer la création, mais pour témoigner de l'infinie sagesse du créateur de l'univers et pour vivre en harmonie avec les êtres.

Dans le cercle, l'Autochtone doit faire preuve de partage et d'une générosité peu commune avec les autres entités. C'est là un trait du mode de vie traditionnel des nations. Cette attitude de solidarité, de générosité et de respect sera perceptible envers le non-humain et envers l'environnement, pour qui l'humain fera preuve de beaucoup de vénération.

Comme les autres êtres de la création contribuent au bonheur, à la subsistance, à l'éducation, et au bien-être de l'homme, celui-ci se doit de leur rendre hommage et de les remercier. Il le fait au moyen de rituels et d'offrandes généreuses pour les autres êtres du cercle. Ces festins, ces fêtes et ces jeux sont dictés par les âmes qui se manifestent par le biais des rêves et des visions. Dans les sociétés traditionnelles, les manifestations de l'âme ayant un caractère sacré, il devenait obligatoire de réaliser les rêves et les visions, question de maintenir l'équilibre et l'harmonie dans le cercle.
 

 

LE MARIAGE

 

 

Le mariage des Indiens d’Amérique


Pudeur et patiente



Le choix de la mariée étant fixé, les parents du fiancé envoient des présents dans sa cabane. Ce peuvent être des colliers de procelaine, quelques couvertures de fourrure ou des meubles d’usage courant. Les parents de la jeune fille n’ont aucune dot à apporter, ils doivent simplement agréer l’époux qui se propose. Dès que les présents sont acceptés, le mariage est censé conclu. Il ne reste plus qu’à faire les présentations...


Chez les Iroquois, où la femme est maîtresse, l’épouse ne doit pas quitter sa tente. Aussi l’époux s’y rend-il au début de la nuit, accompagné de toute sa famille. On le fait assoir sur une natte, près du feu. Sans un mot, son épouse lui sert une bouillie de blé et lui tourne à demi le dos, enveloppée d’une couverture, par pudeur et par modestie. En apportant le plat nuptial, la mariée reconnaît son obligation de faire des provisions pour son mari et de lui préparer à manger. Par cette nourriture commune, ils font alliance. L’époux se restaure puis...se retire : la cérémonie est achevée !


Il est  coutume de passer la première année apres le mariage sans le consommer. Ne pas respecter ce délai serait faire injure à l‘épouse qui pourrait penser que l’on a recherché son alliance moins par estime pour elle que pour sa sensualité. Chacun reste dans la cabane de sa mère en attendant. L’époux peut néanmoins rejoindre sa femme pour la nuit – jamais le jour-, mais le mariage ne doit pas être consommé ; c’est la raison pour laquelle le feu est entretenu : pour que les parents puissent surveiller les mariés pendant la nuit. La coutume veut également que l’époux ne parle pas à ses beaux parents avant la naissance du premier enfant.


La mariée est obligée de secourir ceux de la cabane de son époux quand il est absent, en voyage ou en guerre. Elle doit les aider à travailler leurs champs et à entretenir le feu et doit donc leur porter du bois : le bois  de mariage. Elle commence à le faire dès que la date du mariage est arrêtée. Avec les femmes de sa cabane et aidée d’une grande partie de celles du
village, elle apporte de petites bûches, censées entretenir le feu, dans la cabane de son époux, qui représenteront l’âme de feu...
 

 

Les animaux ont spontanément offert leur pouvoir de guérison Un homme était prêt à mourir. Il grimpa au sommet d'une colline et s'étendit sur le sol. Il dormit là, un petit moment. A son réveil, des animaux faisaient cercle autour de lui. Chacun d'eux donna à l'homme le pouvoir de guérison qu'il détenait personnellement. Le corbeau dit ceci : ehea ! ehea ! Puis il cracha sur l'homme pour lui donner son pouvoir de guérison. L'homme se sentit un peu mieux. La tortue dit ceci : ahi ! ahi ! ahi ! ahi ! Puis elle donna à l'homme son pouvoir de guérison sous la forme d'eau bouillie. L'homme se sentit de mieux en mieux. Faucon Noir ne dit pas un mot. Il transmit à l'homme son pouvoir de guérison à l'endroit exact où celui-ci avait le plus mal. L'homme se sentit nettement mieux. Puis tous les animaux dirent ceci : "Etre humain, de la même façon, il te faut guérir tes frères !" Et on transmit à l'homme les flûtes de Pouvoir. L'homme devint un guérisseur de talent. L'homme devint même un sorcier très puissant. Car les animaux lui avaient offert très spontanément une partie de leur pouvoir. Winnebago

LE CODE DE L'ETIQUE

 

1. Chaque matin lors de se lever, et chaque soirée avant le sommeil, mercis d'élasticité pendant la vie chez vous et pendant toute la vie, parce que les bonnes choses le créateur vous a donné et pour que l'occasion accroisse un peu plus de chaque jour. Considérez vos pensées et actions du jour passé et les cherchez pour que le courage et la force soit une meilleure personne. Recherche pour les choses qui bénéficieront à d'autres (chacun).

 2. Respect : Le respect signifie "pour sentir ou montrer l'honneur ou l'estime pour quelqu'un ou quelque chose ; pour considérer le bien-être ou pour traiter quelqu'un ou quelque chose avec la déférence ou la courtoisie ". Montrer le respect est une loi fondamentale de la vie. a. Traitez chaque personne de l'enfant le plus minuscule à l'aîné le plus ancien avec le respect à tout moment. b. Le respect spécial devrait être donné aux aînés, aux parents, aux professeurs, et aux chefs de la Communauté. c. Aucune personne ne devrait être incitée pour se sentir "déposée" par vous ; évitez de blesser d'autres coeurs car vous éviteriez un poison mortel. d. Ne touchez rien qui appartient à quelqu'un d'autre (particulièrement les objets sacrés) sans permission, ou un arrangement entre vous. e. Respectez l'intimité de chaque personne, ne vous imposez jamais sur le moment tranquille ou l'espace personnel d'une personne. f. Jamais promenade entre les personnes qui conversent. g. Jamais personnes d'interruption qui conversent. h. Parlez dans une voix douce, particulièrement quand vous êtes en présence des aînés, des étrangers ou d'autres à qui le respect spécial est dû. i. Ne parlez pas à moins qu'invité à faire ainsi aux rassemblements où les aînés sont présents (à moins que pour demander ce qui est prévu de vous, si vous êtes dans le doute). j. Ne parlez jamais au sujet d'autres d'une manière négative, qu'ils soient présents ou pas. k. Traitez la terre et tous ses aspects en tant que votre mère. Montrez le respect profond pour le monde minéral, le monde d'usine, et le monde animal. Ne faites rien à polluer notre mère, élévation vers le haut avec la sagesse pour la défendre. l. Montrez le respect profond pour la croyance et la religion d'autres. m. Écoutez avec la courtoisie ce que d'autres indiquent, même si vous estimez que ce qui sont elles l'énonciation est sans valeur. Écoutez avec votre coeur. n. Respectez la sagesse des personnes au conseil. Une fois que vous donnez une idée à une session du Conseil elle n'appartient plus à vous. Elle appartient au peuple. Le respect exige que vous écoutez attentivement les idées des autres au conseil et que vous n'insistez pas sur le fait que votre idée règne. En effet vous devriez librement soutenir les idées des autres si elles sont vraies et bonnes, même si ces idées sont tout à fait différentes de celles vous avez contribué. Le désaccord des idées apporte l'étincelle de la vérité.

 3. Une fois qu'un conseil a décidé quelque chose dans l'unité, le respect exige que personne ne parle secrètement contre ce qui a été décidé. Si le conseil a fait une erreur, cette erreur deviendra évidente à chacun dans son propre temps.

 4. Soyez véridique à tout moment, et dans toutes les conditions.

5. Traitez toujours vos invités avec l'honneur et la considération. Élasticité de votre meilleure nourriture, de vos meilleures couvertures, de la meilleure partie de votre maison, et de votre meilleur service à vos invités.

 6. Le mal d'un est le mal de tous, l'honneur d'un est l'honneur de tous.

 7. Recevez les étrangers et les étrangers avec un coeur affectueux et comme membres de la famille humaine.

8. Toutes les courses et tribus dans le monde sont comme les différentes fleurs colorées d'un pré. Tous sont beaux. Comme des enfants du créateur ils doivent tout être respectés.

 9. Servir d'autres, pour être utiles certain à la famille, à la communauté, à la nation, et au monde est l'un des buts principaux pour lesquels des êtres humains ont été créés. Ne vous remplissez pas de vos propres affaires et n'oubliez pas vos entretiens plus importants. Le bonheur vrai vient seulement à ceux qui consacrent leurs vies au service des autres.

 10. Observez la modération et l'équilibre dans toutes les choses.

 11. Sachez ces choses qui mènent à votre bien-être, et ces choses qui mènent à votre destruction.

 12. Écoutez et suivez les conseils donnés à votre coeur. Attendez-vous à ce que les conseils viennent sous beaucoup de formes ; dans la prière, dans les rêves, en période de la solitude tranquille, et dans les mots et les contrats des aînés et des amis sages. si tout le monde prenait le temps de lire ces 12 paragraphes et si ils les appliquaient la vie serait différente mais là c'est une autre histoire. A vous d'en juger à votre âme et conscience. Philippe

LES ANIMAUX TOTEM

 

La Médecine des Autochtones américains est un mode de vie qui engage tout l'être puisqu'il exige que nous cheminions sur la Terre en parfaite harmonie avec l'Univers. D'après leurs habitudes de vie, nos amis les animaux livrent certains messages de guérison, de précieuses leçons de vie, à quiconque sait observer leur façon de vivre. L'Aigle : représente l'Esprit, l'habileté de vivre dans le domaine de l'esprit tout en restant branché et équilibré dans le domaine terrestre. L'Aigle apporte l'éveil et l'illumination. Il enseigne à regarder vers les hautes sphères pour que votre coeur atteigne le Soleil et que vous appreniez à aimer l'ombre aussi bien que la lumière. Le Faucon : s'apparente au Messager, et enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure. Le Faucon nous aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se présente à nous, et peut également nous aider à examiner notre vie d'un plan plus élevé afin de mieux distinguer les obstacles qui freinent notre envol. L'Elan : symbolise l'Endurance. Il nous apprend qu'agir avec mesure augmente notre endurance. Il est lié, aussi, à la fraternité, l'amitié qui s'élève au-dessus de la concurrence et de le jalousie. Le Chevreuil : représente la Douceur, celle qui touche le coeur et l'esprit des êtres blessés, et qui apporte sécurité et guérison. L'Ours : sa force est l'Introspection. L'Ours nous fait comprendre que chaque être détient la capacité de faire le calme, d'entrer dans le silence et de savoir. Il s'apparente à l'intuition. Le Serpent : ou la Transmutation. Il symbolise la transmutation du cycle vie-mort-renaissance. C'est l'énergie de l'intégrité, l'habileté de tout expérimenter volontairement et sans résistance, afin de parvenir à la sagesse. Le Putois : enseigne la Réputation, que si nos paroles s'appuient sur des actions, si nous nous respectons, notre réputation jouira de la force de nos convictions. Ainsi, il est le miroir de notre ego. La Loutre : détient une série de leçons sur la Féminité, celle qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n'ont pas leur place. Quand cette énergie s'exprime sans manipulations et sans contrôle, l'expérience est pleine de fertilité et source de vie. C'est la liberté de l'amour sans jalousie. La Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Le Papillon : s'apparente à la Transformation. C'est l'esprit, doublé de l'habileté qu'a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. La Tortue : le plus ancien symbole de la planète Terre ; elle personnifie la déesse de l'énergie et la Mère éternelle. La Tortue a une carapace qui nous enseigne comment nous protéger des blessures, de l'envie, de la jalousie et de l'inconscience des autres. Elle souligne également les dangers de bousculer le cours des choses, et de laisser mûrir nos idées avant de les exposer au grand jour. L'Orignal : signifie l'Estime de Soi, qui découle de la capacité de reconnaître la sagesse dont nous avons fait preuve face à une situation et de saisir que, dès lors, nous méritons reconnaissance et félicitations. Il s'agit du partage, empreint de la joie qu'accompagne le sentiment d'avoir mené son projet à bien. Le Porc-Epic : détient plusieurs qualités spéciales, celle de la foi et de la confiance, c'est-à-dire l'Innocence. Les piquants de Porc-épic sont utilisés rarement, uniquement lorsque sa confiance a été trahie. Le Coyote : le Fin Filou ! Il s'agit du maître de l'illusion qui tombe souvent dans ses propres pièges ; il se laisse prendre à son propre jeu. Et nul n'est plus étonné que lui quand cela tourne mal ! par contre, cet étourdi réussit toujours à survivre. Cet animal est le fidèle reflet de nos absurdités. En se promenant d'un désastre à l'autre, le Coyote porte l'art du sabotage au summum du raffinement. Grâce à lui, le rire et le sens de l'humour ont leur place dans nos vie. Le Chien : considéré comme la Fidélité. Il transmet le sens du service aux autres, la compréhension profonde et compatissante. Il représente les bénévoles, les philanthropes, les infirmières, les conseillers, les prêtres ou les soldats. Il s'agit de la fidélité envers les autres, mais aussi, et surtout, envers soi. Le Loup : ou le Maître. Il dépiste et initie les idées nouvelles. Il s'agit de la capacité d'être membre d'une société tout en vivant selon ses propres rêves et selon ses propres idées. Le Corbeau : détient la Magie. Cette dernière est puissante car elle nous permet d'apprendre à connaître nos peurs intimes, afin de favoriser un changement de conscience. Il est le messager de notre inconscient, ou encore de l'Inconnu. Le Couguar : représente le Leadership, fournit les leçons sur la manière d'utiliser les pouvoirs de chef. C'est la capacité d'avancer sans insister pour que tout le monde suive ; c'est aussi la faculté de comprendre que chaque être est, de quelque façon, un leader en puissance. Le Lynx : le porteur des Secrets. Il s'agit d'un genre bien particulier de clairvoyance. Le Lynx n'est pas le gardien des secrets mais bien celui qui connaît les secrets. Le Bison : Prière et Abondance, telles sont les médecines de Bison. Il s'agit de reconnaître le sens sacré de tout cheminement terrestre, quel qu'il soit. Le Bison favorise un temps de réconciliation et de réflexion sur le sens de la vie et la valeur de la paix. La prière rappelle que nous devons apprendre à remercier et rester humble. La Souris : signifie l'Examen Minutieux. Il s'agit d'un paradoxe, car cela confère une grande puissance et une grande faiblesse. Il est bon de porter attention aux moindre détails, mais il faut savoir ne pas se perdre dans les petits éléments. Le Hibou : associé au Flair, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d'énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu'il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Le Castor : ou le Bâtisseur, l'être d'action. Cela inclut un sens aigu de la famille et du chez-soi. Cet animal nous éclaire sur la puissance du travail accompli et sur la fierté qu'on en tire. Pour parvenir ensemble à atteindre un objectif, il faut avoir l'esprit d'équipe. Ce dernier favorise l'harmonie. L'Opossum : sa protection, la Feinte. Cet animal vous aide par ses talents de stratège, associés à l'effet de surprise. Lors d'imprévus, il cherche les moyens astucieux de se tirer d'affaires. La Corneille : désigne la Loi. La loi humaine ne ressemble pas à la Loi sacrée. Corneille perçoit l'Illusion qui réside dans l'interprétation que l'humanité donne aux mondes, tant physique que spirituel. Le Renard : illustre le Camouflage, l'habileté à se fondre dans le milieu qui l'entoure et d'y devenir invisible. Il comprend aussi l'adaptabilité, l'astuce, la capacité d'observer, de s'intégrer ainsi que la rapidité dans la pensée et l'action. L'Ecureuil : enseigne l'Approvisionnement, la prévision de son énergie pour une utilisation ultérieure ; à réserver son jugement, son opinion. La Libellule : renvoie à l'Illusion. Cet animal aide à briser la façade illusoire que nous prenons pour la réalité physique, à dissiper les illusions qui restreignent nos idées et nos actions. Le Tatou : fixe les Frontières. Il nous aide à délimiter ce que nous acceptons de vivre, à définir notre espace. Il pose les barrières nécessaires à notre équilibre personnel, tout en sachant accepter les éléments extérieurs propices à notre évolution. Le Blaireau : ou le Dynamisme. Il enseigne à utiliser l'agressivité de façon constructive, sans éreinter les autres. Il est source de force car il va jusqu'au bout de la tâche ; souvent, il est le "chef". Le Lapin : représente la Peur. Le message est : ce à quoi vous résistez persistera, ce que vous craignez le plus, vous le vivrez. En effet, plus l'on redoute une chose, plus notre énergie se positionne sur cette crainte, et attire donc à nous ce que nous refusons. Le Dindon : rend hommage au Don et Dépouillement. Cette philosophie reconnaît de façon profonde et constante la valeur du sacrifice chez soi et chez les autres. Ce qui pousse Dindon à aider et soutenir, c'est la connaissance véritable que toute vie est sacrée. La Fourmi : symbolise la Patience. Elle ne s'inquiète jamais de "devoir s'en passer" car elle a confiance en la providence de l'univers. Elle rappelle qu'il nous faut démontrer patience et confiance dans certaines situations de la vie. La Belette : s'apparente à l'Art de la Dérobade. Elle a un sens aigu de l'observation, et a une quantité incroyable d'énergie et d'ingéniosité. La Perdrix : la Spirale Sacrée. La spirale illustre la vision personnelle et l'éveil. Il s'agit de réfléchir sur la façon dont nous nous déplaçons dans le monde. Le Cheval : donne la Puissance. Cela nous aide à travailler pour obtenir un meilleur équilibre de notre bouclier, et comprendre notre cheminement dans son ensemble. Cette puissance réunit la compassion, la tendresse, l'enseignement, l'amour, le partage des dons, les talents et les habiletés. Le Lézard : protège la Rêverie, qui est l'ombre de la réalité, nous révèle ce que nous voulons ignorer. L'observation de nos rêves est importante. Souvent, ceux-ci veulent nous faire passer un message, et nous devons rester à leur écoute. L'Antilope : développe l'Action efficace, qui est la clé et l'essence de la vie. Elle favorise l'action rapide et décisive, celle qui vient à bout de la situation. La Grenouille : s'apparente au Nettoyage. Celui qui débarrasse des distractions et remplace la vase du terrain par de l'énergie pure, ce qui ravive et donne une nouvelle vigueur au corps et au cerveau. Le nettoyage concerne également les programmations cellulaires que nous avons mis en place tout au long de notre cheminement. Le Cygne : la Grâce. Il s'agit d'apprendre à parcourir tous les niveaux de conscience, à ne résister à aucun et à faire confiance. Cette grâce est celle de la vie, qui porte le chercheur vers la connaissance personnelle avec douceur. Le Dauphin : ou Souffle-Energie, le souffle de vie. Il s'agit d'entrer en communication avec les rythmes de la nature, à respecter chaque cellule de notre corps. Le souffle est important car il facilite les prises de conscience et aide à nettoyer son corps. La Baleine : représente l'Archiviste, la bibliothèque de la Terre. Elle nous ramène au langage originel, le son, qui porte en lui l'ensemble de la destinée. Qui connait son origine, connait son futur. La Chauve-Souris : symbole de la Renaissance, l'initiation afin de s'ouvrir à un nouveau niveau de croissance. Cela peut vouloir dire laisser tomber de vieilles habitudes et adopter une attitude qui prédisposera à une renaissance. L'Araignée : signifie le Tissage. Cet animal est l'énergie féminine de la force créatrice, celle qui tisse les beaux destins. Elle incite à créer, créer, créer ! La créativité prodigue l'abondance et la joie. L'Oiseau-Mouche : prône la Joie, l'amour de la vie. Il vise la Beauté. Il nous rappelle que nous devons nourrir notre enfant intérieur et regarder le monde avec l'émerveillement créateur de notre bonheur. .

LES 10 COMMANDEMENTS AMERINDIEN

 

 

1. RESTEZ PROCHE DU GRAND ESPRIT

 2.MONTREZ UN GRAND RESPECT ENVERS LES AUTRES ETRES VIVANTS

 3.SOYEZ TOUJOURS FIDELE A LA VERITE ET A L'HONNETETE

 4.FAITES CE QUI VOUS PARAIT JUSTE

 5.SOIGNEZ LE BIEN-ETRE DE L'ESPRIT ET DU CORPS

 6.MONTREZ DU RESPECT ENVERS LA TERRE ET TOUT CE QUI VIT DESSUS

 7.ASSUMEZ PLEINEMENT LA RESPONSABILITE DE VOS ACTIONS

 8.FAITES DON D'UNE PARTIE DE VOS EFFORTS AU PLUS GRAND BIEN

 9.TRAVAILLEZ ENSEMBLE POUR LE BIEN DE TOUTE L'HUMANITE

 10. PRETEZ ASSISTANCE ET GENTILLESSE LA OU IL Y EN A BESOIN.

 De nos jours ce texte n'est t'il pas à méditer pour que chacun d'entre nous sache que la bétise ou le mépris des autres n'est pas un acte de courage.

Philippe

 

LES JEUX INDIENS

 

 

Il y a bien longtemps, la survie des indiens des plaines dépendait de leur habilité à la chasse. On enseignait aux enfants dès leur plus jeune age cet art de la chasse. Les jeux avait un rôle important dans cet apprentissage. Les adultes jouaient avec les enfants et les enfants s'entrainaient entre eux. Les adultes avaient aussi leurs propres jeux, qu'ils appréciaient comme un simple divertissement. Des nouveaux jeux étaient reçus en cadeau entre les différentes tribus, et un groupe pouvait inviter un autre groupe à leur enseigner un nouveau jeu. Chaque tribu y apportait ces propres variations. Mais elles étaient infimes, ainsi chaque tribu pouvait lancer un défit à une autre tribu; ces moments de rencontres sportives s'appelaient KO WE TA SQEEK. Les meilleurs sportifs ou joueurs de chaque tribus s'affrontaient, et les spectateurs lançaient des paris sur leurs favoris Le jeu de balle On peut qualifier ce jeu comme étant le "volley-ball" traditionnel des indiens Crees. C'était un des rares jeux que les hommes et les femmes pouvaient jouer ensemble. Les joueurs se renvoient un ballon de l'un à l'autre où des uns aux autres s'il y a plus de 2 joueurs. Dans ce cas, les participants forment un cercle et le ballon passe de l'un à l'autre à tour de rôle. Quand un joueur manque le ballon, il est éliminé; quelqu'un d'autre peut le remplacer dans le jeu. Le gagnant est celui qui n'a jamais manqué le ballon alors que les autres ont tous été éliminés. Le jeu de se faire prendre par surprise On choisit un meneur de jeu et quelqu'un pour jouer le rôle du chef. Puis on bande les yeux du chef en prenant soin de ne pas cacher ses oreilles sous le bandeau. Les autres joueurs se placent en cercle autour de lui, ce sont "les ramasseurs de bois". Des bâtonnets sont disposés tout autour du chef à environ 30 cm de ses genoux ou de ses pieds. Le meneur de jeu cri "on ramasse du bois, il faut du bois!" et désigne avec le doigt l'un des joueurs. Ce dernier doit alors essayer de ramasser un des bâtons sans que le chef ne s'en rende compte. Si le chef l'entend venir, il doit pointer son doigt dans la direction du ramasseur de bois. Si c'est la bonne direction, alors ce ramasseur retourne à sa place dans le cercle. Les ramasseurs ne doivent pas se précipiter vers le chef, mais avancer de manière à ne pas se faire repérer. Quand 3 bâtons ont été ramassés, le chef a perdu, il faut le changer . Le jeu "There" Ce jeu était pratiqué par les indiens des plaines et les indiens des bois. "Compter les coups" était un moyen pour un guerrier de prouver sa bravoure. IDans ce jeu, l'ennemi est assis en tailleur et on a posé un bandeau sur ses yeux. Tous les autres enfants forment un cercle autour de lui. Le chef (le professeur, l'adulte ou un autre enfant) désigne du doigt un des enfants du cercle pour être celui qui va essayer de toucher l'ennemi sans se faire repérer. Le "guerrier" ainsi désigné essaie de toucher "l'ennemi". "L'ennemi" lui, écoute attentivement. S'il entend le "guerrier", il pointe un doigt dans sa direction et cri "there"! Si c'est la bonne direction, on choisit un nouvel ennemi. Il s'agit de toucher et non de frapper l'ennemi. Vous devez toucher du bout des doigts, ça suffit . Le jeu choom-choom On choisit deux équipes de garçons, plus ils sont nombreux, mieux c'est. Ils se mettent en file indienne, chacun attrapant la taille de celui qui le précède. Ils s'accroupissent, et avancent tout en restant accroupis et en chantant "choom-choom". Reste à voir quelle équipe ira le plus loin dans cette position sans perdre l'equilibre.

 

 

Les animaux ont spontanément offert leur pouvoir de guérison Un homme était prêt à mourir. Il grimpa au sommet d'une colline et s'étendit sur le sol. Il dormit là, un petit moment. A son réveil, des animaux faisaient cercle autour de lui. Chacun d'eux donna à l'homme le pouvoir de guérison qu'il détenait personnellement. Le corbeau dit ceci : ehea ! ehea ! Puis il cracha sur l'homme pour lui donner son pouvoir de guérison. L'homme se sentit un peu mieux. La tortue dit ceci : ahi ! ahi ! ahi ! ahi ! Puis elle donna à l'homme son pouvoir de guérison sous la forme d'eau bouillie. L'homme se sentit de mieux en mieux. Faucon Noir ne dit pas un mot. Il transmit à l'homme son pouvoir de guérison à l'endroit exact où celui-ci avait le plus mal. L'homme se sentit nettement mieux. Puis tous les animaux dirent ceci : "Etre humain, de la même façon, il te faut guérir tes frères !" Et on transmit à l'homme les flûtes de Pouvoir. L'homme devint un guérisseur de talent. L'homme devint même un sorcier très puissant. Car les animaux lui avaient offert très spontanément une partie de leur pouvoir. Winnebago

L'AIGLE  SACRE CHEZ LES INDIENS

L'aigle royal est un grand rapace dont l'envergure peut dépasser 2 mètres pour un poids de 3 à 7kg. Il vit dans les régions montagneuses et escarpées du Canada et des USA, il construit habituellement son nid dans les falaises, hors d'atteinte des autres prédateurs. Les aigles élèvent habituellement 1 à 2 aiglons par année, ils chassent des proies telles que les oiseaux de grande taille , les petit mammifères comme la marmotte et le lièvre, voire des animaux plus grands comme le chevreuil ou la chèvre des montagnes. Quand la nourriture se fait plus rare, ils peuvent se contenter de charognes. On peut parfois aperçevoir l'aigle le long des routes où il dévore les animaux écrasés par les voitures.

 

LE BAIN DE VAPEUR INDIEN

La hutte de sudation (ou sweat lodge) utilisée par les indiens d'Amérique du Nord leur permettait de se connecter avec les quatre éléments que sont la terre, l'eau, le feu et l'air. La vapeur unissant chaque participant aux éléments du monde à l'intérieur du ventre que représente la hutte. Elle purifie ainsi le corps et l'esprit. Préparation de la hutte La hutte de sudation est construite à l'aide de branches de saule, et recouverte de peaux et de couvertures de laine. Le sol est tapissé de sauge ou d'armoise,et on creuse un trou en son centre. Sa forme ronde rappelle la forme d'un ventre ou d'une bulle protectrice. L'entrée fait face à l'Est ou à l'Ouest en fonction de la nature de la cérémonie (loge d'imploration, loge de vision,etc.). Un homme-médecine dirige la cérémonie car il représente les Esprits et le Royaume de l'invisible. On lui offre du tabac qui représente l'esprit d'une personne, le tabac n'est pas considéré comme un paiement mais il fait obligation à l'homme-médecine de s'occuper de votre autre moitié, celle qui vit dans le monde spirituel. L'homme-médecine donnera des directives pour préparer la loge, et préparer de la nourriture en quantité suffisante car chaque individu qui aura une requête en rapport avec la cérémonie peut venir pour profiter de ses bienfaits et devra être nourri. L'homme-médecine fera également préparer les "Tobacco Ties" qui sont des rubants de tissu colorés représentant les six directions. Le blanc c'est le Nord, le jaune c'est le Sud, le rouge c'est l'Est, le noir c'est l'Ouest, le haut c'est le bleu, le ciel, , et le vert c'est la terre. Par exemple, il peut en demander 75 jaunes et 50 bleus. Les couleurs représentent l'entité avec laquelle il va travailler , les nombres requis représentent le nombre de prières nécessaires pour que les Esprits se manifestent. Il faut préparer un sac de tabac en cadeau et diriger votre prière vers l'entité choisie avant de refermer cette prière en retirant un morceau de tissu à la fin de chaque prière. La prière c'est un cadeau fait avec votre coeur, c'est dans votre coeur que ce trouve la sincérité et donc la vérité. La cérémonie Un chemin symbolique est tracé depuis l'entrée de la loge jusqu'à un feu qui est placé à plusieurs mètres de la loge et sur lequel des pierres sont chauffées pendant des heures. Elles sont ensuite introduites dans la loge où un des participants est chargé de verser de l'eau afin d'obtenir la vapeur qui purifie les corps et les esprits. Les quatres première pierres sont placées au nord, au sud, à l'est et à l'ouest. Puis elles sont saupoudrées avec les herbes sacrées. L'homme-médecine offre des prières aux quatre coins cardinaux pour honorer les ancêtres, les entités du monde invisible et du monde physique. L'homme-médecine disperse des herbes sacrées dans quatre directions: la sauge nettoie la pièce des ondes négatives, l'herbe douce amène les esprits forts et puissants qui guérissent, le cédre purifie l'atmosphère car les esprits aiment travailler dans un environnement pur, le tabac qui est fumé dans les pipes sacrées bénit la Terre. Le tabac est offert aux quatre directions, ainsi qu'au Ciel et à la Terre. Les participants sont assis en cercle et chacun à tour de rôle fait le tour du cercle en offrant des prières, des remerciements, et des louanges aux Esprits Formidables, aux Grands Esprits, au Grand Mystère, au Ciel Père, à la Terre Mère. L'homme-médecine est assis à l'entrée et c'est lui qui commence le cycle des prières. Quand tout le monde a offert ses prières, l'homme-médecine appelle les Esprits et alors des choses incroyables peuvent se produirent. Un homme-médecine Cree raconte : "un hochet est apparu de nulle part au milieu de la loge et il a commencé à me battre, tapant sur ma poitrine et sur ma tête. Les plumes d'un aigle volait tout autour de mon visage, des bruits sourds montaient du sol et des lumières colorées avaient envahit la loge". La renaissance Le passage dans la loge est vécu comme une nouvelle naissance, la loge symbolise les différents mythes de la Terre Mère. La loge est un ventre d'où l'on renaît différent, où l'on a purifié son âme et reçu les conseils des Esprits.

REVEIL D'UN PEUPLE

 

Diversité... dans l'Unité Il existe au Canada et aux Etats-Unis des dizaines d'associations et Organisations indiennes très représentatives des aspirations de nombreux Indiens. Comme il l'a été dit à propos du M.A.I. et du B.A.I. certaines travaillent en collaboration avec les Organismes Gouvernementaux de qui elles reçoivent parfois des aides diverses, d'autres sont farouchement hostiles à toute coopération. Les différentes Organisations s'opposent rarement entre elles, une grande tolérance (de la plupart des Indiens) les faisant se respecter. IL NE SE PASSE GUERE DE MOIS sans qu'un groupe d'indiens ne prennent l'opinion internationale à témoin de la violation d'un témoin. n'occupe un bureau des affaires Indiennes pour attirer l'attention sur .... ne réclame un péage sur une route qui traverse une réserve pour protester contre.... n'entreprenne une marche pour empêcher que.... etc... Des avocats Indiens se sont groupés pour défendre la cause des Indiens dans les nombreux procès qui opposent ces derniers aux Gouvernements des Etats-Unis et du Canada SOUHAITS De nombreux Indiens considérant qu'avant l'arrivée des blancs tous les différents groupes d'Indiens (appelés par les blancs tribus ou bandes) vivants en Amérique du Nord étaient des NATIONS SOUVERAINES. Ils disent que les NATIONS INDIENNES n'ont donc pas à réclamer le droit à l'autodétermination, et que ce serait plutôt aux Etats-Unis et au canada de demander à être reconnus. Aux Etats-Unis les Indiens disent : "nous ne sommes pas citoyens des Etats Unis." En 1924, un acte du congrès a décidé que nous étions des citoyens Américains. Nous nous sommes opposés à ce décret. Nous avons des traités avec les Etats-Unis, or les Etats-Unis ne signent pas de traités avec leurs propres citoyens" DES INDIENS DISENT........ NOUS VOULONT : - Administrer nos propres affaires. - Modeler notre avenir. - Etablir les règlements qui nous guideront et cela dans nos propres territoires. - Appliquer ses règlements. - Contrôler notre évolution sociale, politique, économique. DANS UN MEETING EN FRANCE QUELQU'UN DEMANDA A UN LEADER INDIEN S'IL SE SITUAIT A L'AILE DROITE OU A L'AILE GAUCHE (sous-entendu des différents mouvements Indiens) SA REPONSE FUT : " je suis l'oiseau tout entier" ACTIONS (quelques-unes des plus importantes de ces dernières années ) .1969. OCCUPATION D'ALCATRAZ .1972. LA PISTE DES TRAITEES BRISES .1973. WOUNDED KNEE .1973. OCCUPATION DU QUARTIER GENERAL DES AFFAIRES INDIENNES . 1976. COALITION DU 4 JUILLET .1977. 90 NATIONS INDIENNES A L'O.N.U. .1978. LA PLUS LONGUE MARCHE. Concernant ces évènements si vous souhaitez des détails contactez-moi PHILIPPE

ROUE DE MEDECINE

 

La Roue de Médecine est un cercle magique qui nous reconnecte avec notre environnement. Un cercle, car nous évoluons toute notre vie, et voyageons tout autour de celui-ci, expérimentant une partie de notre personnalité à chaque fois différente. C'est pourquoi la Roue de Médecine est mouvement et changement, participation à la magie de la vie et à notre bonheur , ou "pouvoir" personnel. Par le terme de "Médecine", nous pouvons comprendre toute pratique visant à obtenir notre juste équilibre, psychique bien sûr, physique et aussi, et surtout, spirituel. Grâce à ce lien harmonieux, nous reconquérons notre "pouvoir", cette façon juste d'inscrire notre chemin dans la vie. Il faut garder à l'esprit que les amérindiens donnent une signification particulière à chaque direction, chacune des quatre directions ayant des qualités et des leçons à enseigner : Le Nord apporte les vents froids de l'hiver qui purifient la Terre par leur intensité et obligent presque tous ses habitants à passer une partie de leur temps à ne faire que se réchauffer, se détendre et se renouveler. L'Est envoie les vents tièdes du printemps qui nous apaisent, nous tourmentent et nous forcent à nous ouvrir à l'illumination et à la sagesse qui sont les dons de cette saison. Le Sud apporte les vents chauds de l'été qui nous font nous ouvrir totalement à la croissance. L'Ouest envoie les brises fraiches de l'automne qui nous aident à aller à l'intérieur de nous-mêmes pour trouver nos forces et nos faiblesses. A cela se rattachent également les clans élémentaires, ou originels, qui nous disent à quel élément nous nous rattachons, de quel élément nous sommes plus particulièrement responsables : Le clan de la Tortue, la Terre : apporte la stabilité (Oies des Neiges, Castors et Ours bruns) Le clan de la Grenouille, l'Eau : approfondit les émotions (Couguars, Colaptes Dorés et Serpents) Le clan du Papillon, l'Air : apprend à diriger l'énergie (Loutres, Cerfs et Corbeaux) Le clan de l'Oiseau-Tonnerre, le Feu : dirige vers la compréhension (Faucons Saures, Esturgeons et Elans) Suivant notre mois de naissance, une lune détermine notre point de départ sur la Roue de Médecine, ainsi que notre totem d'origine dans les règnes animal, végétal et minéral : Au Nord : La Lune du Renouveau de la Terre.

 (22 décembre - 19 janvier) : Totem animal : l'Oie des Neiges, la liberté et l'imagination Totem végétal : Bouleau, la tradition et la sagesse Totem minéral : le quartz, la clarté et la fluidité La Lune du Repos et de la Purification.

 (20 janvier - 18 février) : Totem animal : la Loutre, la curiosité et la gaieté Totem végétal : le Tremble, l'équilibre et l'harmonie Totem minéral : l'Argent, le sens de l'adaptation et l'intuition La Lune des Grands Vents.

 (19 février - 20 mars) : Totem animal : le Couguar, la sensibilité et la spiritualité Totem végétal : le Plantain, l'enracinement et la guérison Totem minéral : la Turquoise, l'initiation et le mystère A l'Est : La Lune des Arbres en Bourgeons.

 (21 mars - 19 avril) : Totem animal : le Faucon saure, l'acuité et l'optimisme Totem végétal : le Pissenlit, le nettoyage et la sincérité Totem minéral : l'Opale de feu, l'ouverture et l'énergie La Lune du Retour des Grenouilles.

 (20 avril - 20 mai) : Totem animal : le Castor, le changement et l'agilité Totem végétal : le Camas bleu, la douceur et la beauté Totem minéral : la Chrysocolle, la stabilité et la loyauté La Lune de la Plantation du Maïs.

 (21 mai - 20 juin) : Totem animal : le Cerf, l'illumination et la créativité Totem végétal : le Millefeuille, l'écoute et l'intérêt Totem minéral : l'Agate mousseuse, l'embellissement et la guérison Au Sud : La Lune du Soleil Fort.

 (21 juin - 22 juillet) : Totem animal : le Colapte doré, la perception et les relations Totem végétal : l'Eglantier, l'inspiration et la sagesse Totem minéral : l'Agate cornaline, la beauté et l'amour La Lune des Baies Mûres.

 (23 juillet - 22 août) : Totem animal : l'Esturgeon, la force et la profondeur Totem végétal : le Framboisier, le paradoxe et le courage Totem minéral : le Grenat et le Fer, la bonté et la clairvoyance La Lune de la Moisson.

 (23 août - 22 septembre) : Totem animal : l'Ours Brun, l'enthousiasme et la persévérance Totem végétal : la Violette, l'action et la tendresse Totem minéral : l'Améthyste, la justice et la protection A l'Ouest : La Lune du Vol des Canards.

 (23 septembre - 23 octobre) : Totem animal : le grand Corbeau, l'envol et l'instinct grégaire Totem végétal : la Molène, la cordialité et l'apaisement Totem minéral : le Jaspe, l'énergie et l'union La Lune du Gel.

 (24 octobre - 21 novembre) : Totem animal : le Serpent, l'ambition et la mutation Totem végétal : le Chardon, la croissance et la canalisation Totem minéral : le Cuivre et la Malachite, la purification et l'enseignement La Lune des Longues Neiges.

 (22 novembre - 21 décembre) : Totem animal : l'Elan, le partage et la spiritualité Totem végétal : l'Epinette noire, la communication et la justice Totem minéral : l'Obsidienne, le rayonnement et la transmission de pensée

FUMER LE CALUMET

 

Avant de partir en expédition les indiens fumaient le calumet. Ces longues pipes étaient sacrées et souvent décorées avec soin. Les indiens fumaient un mélange de tabac et d'herbes aromatiques. Le fait de fumer permettait de créer une harmonie avec les éléments spirituels. La fumée symbolisant la prière, le cadeau ou la demande d'aide du Grand Esprit. Les braves se mettaient sous la protection de leur animal fétiche (ours, loup, tortue, corbeau), des forces de la nature (éclair, tonnere, feu), ou du Grand Esprit. Ces symbôles étaient peints ou représentés par des motifs de perles, voir encore gravés ou constitués de peaux et de fourrures. Ils apparaissaient sur les vêtements, sur les armes, sur les chevaux. Les symbôles religieux étaient directement peints sur le corps du guerrier. Les combats ressemblaient le plus souvent à des escarmouches qu'à de vrais batailles. A cette époque, l'important n'était pas de tuer l'adversaire mais de le toucher ou compter un coup. L'auteur "d'un coup" pouvait alors porter une plume d'aigle en récompense, un peu comme nos soldats recoivent une médaille. Une façon de compter un coup était de toucher son ennemi avec la main. Le mieux était de toucher un ennemi vivant et armé, mais s'il était blessé ou mort, cela comptait aussi. En sens inverse, le fait d'avoir été "touché" pour un guerrier lui faisait perdre beaucoup de son statut. Dans certaines tribus, prendre le cheval ou l'arme d'un ennemi apportait plus de gloire que de le tuer.

 

 

 

CANNUNPA WAKAN Chez les populations Sioux, la pipe est l'objet sacré par excellence. Elle est sacrée car la fumée qui s'en échappe constitue le moyen dont l'Amérindien dispose pour communiquer avec le Grand Esprit. Elle intervenait dans toutes les cérémonies fondamentales de la tribu. La fumée de la pipe monte très haut vers le Grand Esprit, en emportant avec elle les messages et les prières de tout le peuple.Symbole de l'unité et de l'harmonie, le calumet, ou Pipe Sacrée, est commun à de nombreuses tribus des États-Unis et du Canada. La tige creuse de la pipe représente le corps de l'homme ; le fourneau, son âme ; et la partie concave à l'intérieur du fourneau, son coeur. Le matériau le plus employé pour modeler le fourneau de la pipe est l'argile, tandis que le bois d'aulne sert à fabriquer le tuyau. On remplit généralement la Pipe Sacrée d'écorce de saule rouge et de tabac En langue lakota, la pipe sacrée s'appelle Cannunpa Wakan et constitue le principal instrument de prière de l'Indien des Grandes Plaines.La cérémonie de la pipe est en effet surtout un rite sacré, qui met l'homme en contact direct - par la contemplation et la relation du cercle des fumeurs - avec le Grand Esprit. En ce sens, la cérémonie de la pipe sacrée est également celle de la paix : elle scelle la paix entre les peuples qui concluent un accord, mais représente avant tout la paix que l'homme recouvre par son équilibre avec la nature entière et l'ordre des choses, manifestation du Mystère de Wakan Tanka. La cérémonie débute par la purification de la pipe. Une tresse d'herbe aromatique (Hierochloe odorata), que les Indiens désignent sous le terme de sweetgrassi (herbe douce) et considèrent comme sacrée, est brûlée, et la fumée qu'elle dégage a un pouvoir purificateur. On fait circuler la pipe en rond, en commençant par la personne qui se trouve à la gauche de celui qui fume, pour reproduire ainsi le sens de la marche du soleil. Quand tout le monde l'a fumée, le tuyau doit toujours être dirigé vers la paroi du tipi, car ce dernier figure l'univers. Lorsque la Pipe Sacrée s'orne de quatre plumes d'aigle, celles-ci symbolisent le Grand Esprit. Quatre plumes d'un autre type attachées au calumet représentent pour leur part les Quatre Directions. Les Lakotas conservent encore aujourd'hui la Pipe Sacrée originelle, celle dont la femme-bison leur fit don. Elle se trouve actuellement chez un descendant du premier gardien du calumet, Arvol Looking Horse. Jusque dans les années soixante-dix, au moment où les cérémonies sacrées des Natifs d'Amérique sont redevenues légales et sont donc sorties de la clandestinité, la Pipe Sacrée originelle n'avait jamais été montrée au public. La pipe est ensuite offerte aux Quatre Directions : tout d'abord à l'Est, puis au Nord, au Sud et enfin à l'Ouest.L'assistance commence donc à fumer la Pipe Sacrée et à la passer à la ronde. Quand quelqu'un parle et fume la Pipe Sacrée, il ne peut dire que la vérité, sous peine de voir s'abattre sur lui des malheurs infinis. Lorsqu'il parle, tout le monde l'écoute en lui prêtant une attention maximum et sans l'interrompre. Quand on fume Channonpa, au lieu de parler on peut "envoyer des voix " aux personnes chères, à la Terre Mère, au Ciel, aux animaux, aux Quatre Directions, aux Esprits, à Wakan Tanka, mais aussi aux ennemis ou à ceux avec lesquels une amitié ou un amour s'est rompu. Tous écoutent les voix, et non les paroles.

 

LE DON DE LA PIPE SACRE

 

CANNUNPA Un matin de bonne heure, il y a bien des hivers de cela, deux Lakotas étaient partis chasser avec des arcs et des flèches et, alors qu'ils scrutaient la région du haut d'une colline, à l'affût de gibier, ils virent au loin quelque chose qui s'avançait vers eux d'une façon particulièrement étrange et merveilleuse. Quand cette chose mystérieuse se fut approchée, ils s'aperçurent que c'était une femme très belle, vêtue de blanches peaux de daim et portant un paquet sur son dos. Elle était si belle que l'un des deux hommes eut des pensées impures. Il fit part de son désir à son ami, mais celui-ci, qui était bon, lui dit de ne pas avoir de telles pensées, car il s'agissait sûrement d'une femme wakan, sacrée. La mystérieuse créature fut bientôt à proximité et après avoir posé son sac par terre, elle demanda à celui qui avait des intentions impures de venir près d'elle. Comme le jeune homme s'approchait de la femme mystérieuse, un vaste nuage les enveloppa tous les deux, et quand peu après il se fut dissipé, la femme sacrée était toujours debout et à ses pieds gisait l'homme mauvais réduit à l'état de squelette, rongé par les serpents. « Considère ce que tu vois ! dit alors l'étrange femme à l'homme bon. Je viens au devant de ton peuple et désire parler à ton chef, Corne Creuse Debout. Retourne auprès de lui et dis-lui de préparer une tente spacieuse dans laquelle il rassemblera tout son peuple et préparera ma venue. Je veux vous dire quelque chose de très important! ». Le jeune homme se rendit aussitôt au tipi de son chef et lui narra tout ce qui était arrivé, que cette femme sacrée venait lui rendre visite et qu'on devaitpréparer sa réception. Le chef Corne Creuse Debout fit alors démonter plusieurs tipis pour en faire une grande loge, comme la femme l'avait ordonné. Il envoya ensuite un crieur avertir les gens qu'ils devaient mettre leurs plus beaux vêtements et se réunir sans tarder dans la tente. Tous étaient naturellementfort intrigués en attendant dans la vaste loge la venue de la femme sacrée : chacun se demandait d'où elle venait et ce qu'elle pouvait bien vouloir leur confier Bientôt les jeunes gens qui guettaient l'arrivée de l'inconnue annoncèrent qu'ils l'apercevaient au loin s'approchant d'eux avec grâce, et soudain la femme mystérieuse entra dans la loge, enfit le tour dans le sens de la marche du soleil, puis s'arrêta devant Corne Creuse Debout. Elle enleva le sac de son dos et, le tenant avec les deux mains devant le chef, elle lui dit : "Regarde ceci et aime-le toujours ! C'est une chose très sacrée (lilla wakan), et vous devez toujours la considérer comme telle. Jamais un homme impur ne devra être autorisé à la voir, car dans ce paquet se trouve une pipe sacrée. Avec elle, dans les hivers à venir, vous enverrez vos voix à Wakan Tanka, votre Grand-père et Père." Après quoi, la femme mystérieuse sortit du sac un calumet, ainsi qu'une petite pierre ronde qu'elle déposa sur le sol. Dirigeant la pipe par le tuyau vers les cieux, elle dit : "Avec cette pipe sacrée vous marcherez sur la Terre ; car la Terre est votre Grand-Mère et Mère, et Elle est sacrée. Chaque pas qui est fait sur Elle devrait être comme une prière. Le fourneau de cette pipe est de pierre rouge ; il est la Terre. Ce jeune bison qui est gravé dans la pierre, et qui regarde vers le centre, représente les quadrupèdes qui vivent sur votre Mère. Le tuyau de la pipe est en bois, et ceci représente tout ce qui croît sur la Terre. Et ces douze plumes, qui pendent là où le tuyau pénètre dans le fourneau, sont de Wambali Galeshka, l'Aigle Tacheté, et elles représentent l'aigle et tous les êtres ailés de l'air Tous ces peuples et toutes les choses de l'univers s'unissent à vous qui fumez la pipe, tous envoient leurs voix à Wakan Tanka, le Grand Esprit. Quand vous prierez avec cette pipe, vous prierez pour toutes les choses et avec elles." La femme céleste toucha alors du bout de la pipe la pierre ronde posée sur le sol et dit :"Avec cette pipe vous serez reliés à tous vos parents : votre Grand-Père et Père, votre Grand-Mère et Mère. Ce caillou rond qui estfait de la même pierre rouge que le fourneau de la pipe, votre Père Wakan Tanka vous enfait don également. C'est la Terre, votre Grand-Mère et Mère, et c'est le lieu où vous vivrez et vous multiplierez. Cette Terre qu'Il vous a donnée erouge, et les hommes qui vivent sur Elle sont rouges ; et le Grand Esprit vous a aussi donné un jour rouge et et chaquejour est sacré, car la lumière vient de votre Père Wakan Tanka ; et vous devrez aussi vous souvenir toujours que les hommes et tous les autres êtres qui se tiennent sur cette Terre sont sacrés et doivent être traités comme tels. Désormais la pipe sacrée sera sur cette Terre rouge,ont levous transmettre, et les six autres cercles représentent les rites qui vous seront révélés directement en temps voulu. Corne Creuse Debout, sois bon à l'égard de ton peuple et honore ces dons, car ils sont sacrés ! Avec cette pipe, les hommes se multiplieront, et tout bien viendra à eux. D'en haut Wakan Tanka vous a donné cette pipe sacrée afin que par elle vous puissiez avoir la connaissance. Soyez toujours reconnaissants pour ce grand don ! À présent, avant que je ne parte, je désire te donner des instructions sur le premier rite suivant lequel ton peuple devra utiliser cette pipe. Que pour toi soit sacré le jour où l'un des tiens meurt. Tu devras alors garder son âme comme je vais te l'expliquer, et ainsi tu gagneras beaucoup en puissance, car chaque âme fortifiera le dévouement et l'amour à l'égard de ton prochain. Aussi longtemps qu'un des vôtres reste, avec son âme, auprès de ton peuple, par de la vie selon le mystère, donnant un exemple à ton peuple. c'est Moi qu'ils prendront en bouche, et c'est grâce à ceci qu'ils deviendront saints. Celui qui garde l'âme d'une personne doit être un homme vertueux et pur, et il doit se servir de la pipe afin que tous, avec cette âme, envoient ensemble leurs voix à Wakan Tanka. Lesfruits de votre Mère la Terre, et lesfruits de tout ce qu'elle porte seront ainsi bénis, et ton peuple parcourra alors le chemin de la vie selon le mystère. N'oubliez pas que Wakan Tanka vous a donné septjours pour Lui envoyer vos voix. Aussi longtemps que vous vous souviendrez de ceci, vous vivrez ; le reste vous sera révélé directement par Wakan Tanka." La femme sacrée s'apprêta alors à quitter la tente mais, se tournant de nouveau vers Corne Creuse Debout, elle dit : "Regarde cette pipe ! Rappelle-toi toujours combien elle est vénérable et traite-la en conséquence, car elle te mènera au but. Souviens-toi ! En Moi sont quatre âges. Je m'en vais à présent, mais je veillerai sur ton peuple au cours de chacun de ces âges, et à la fin je reviendrai." Après avoir de nouveau fait le tour de la loge suivant la marche du soleil, la femme mystérieuse sortit mais, ayant parcouru une brève distance, elle tourna son regard vers le peuple et s'assit. Quand elle se leva, les hommes virent avec surprise qu'elle s'était changée en un jeune bison rouge et brun. Puis le jeune bison s'éloigna encore un peu, se coucha et se roula par terre en regardant vers le peuple ; et quand il se redressa, c'était un bison blanc, Le bison blanc reprit sa route, se roula sur le sol et devint un bison noir, lequel s'éloigna encore, s'arrêta, s'inclina devant chacun des quatre Quartiers de l'Univers, et disparut par-delà la colline.

 

LES INDIENS ET LE CHEVAL

L'histoire du cheval amérindien est longue et colorée. Les historiens admettent de façon générale que les Espagnols ont introduit le cheval dans le nouveau monde dans les années 1500. Ces chevaux , mélange de sang barbe, arabe, et andalou étaient considérés comme les meilleurs chevaux du monde à ce moment là. Le cheval fut indispensable à Cortez pour la conquête du Mexique. Les Indiens de ces régions qui n'avaient jamais vu de cheval considérèrent le couple cheval cavalier comme étant d'essence divine. Pour tenter d'entretenir cette croyance, pendant des années il fut interdit aux Indiens de monter à cheval et plus encore, d'en posséder un . Au milieu du 15ième siècle, les rancheros espagnols de la région de Santa Fé possédaient des centaines de chevaux . Lors de la Rébellion des Pueblos en 1680, les Espagnols furent chassés du Nouveau Mexique et laissèrent beaucoup de ces chevaux derrière eux. C'est ainsi que les Indiens purent se procurer ces " Big Dog " ou " God Dog ". Le cheval changea complètement la vie des Indiens des Plaines , transformant les lents piétons en nomades chasseurs et guerriers. Le cheval apporta une nouvelle forme de vie. Avant le cheval, les tribus indiennes utilisaient des chiens pour transporter de petit abris , avec le cheval, ces abris devinrent les grands tipis décorés. La chasse aussi changea ; avant le cheval, les Indiens chassaient en précipitant un troupeau du haut d'une falaise, après, ils choisissaient à cheval seulement les cibles nécessaires pour leurs besoins. Le vol de chevaux entre tribus est devenu un sport considéré par les jeunes guerriers comme un moyen de gagner expérience et célébrité. De nombreuses cérémonies religieuse faisaient référence à l'impact du cheval dans la vie des Indiens. Une des plus intéressantes était le culte du médecin -cheval pratiqué par la plupart des tribus des plaines. La tribu Oglala dans le Dakota avait élaboré un culte du " horse medecine " comportant une danse imitant le cheval. Les Oglala utilisaient ce culte pour influencer les courses, pour soigner les chevaux malades ou blessés, calmer un cheval capricieux ou pour que les poulinières aient de beaux petits. Les " horse medecine " hommes ou femmes étaient parmi le membres les plus respectés de la tribu. Un des épisodes les plus colorés dans la longue carrière du cheval indien est le rassemblement d'un million de Long Horns sauvages au Texas après la guerre de Sécession . Du Texas au Canada, il ont traversé les rivières, affronté les tempêtes et les orages, la grêle, la neige , le givre et le blizzard. Ils l'ont fait sans prendre le temps de paître , sans grain et ils auraient pu faire plus encore, alors que la plupart d'entre eux n'étaient pas plus grands que le bétail qu'ils convoyaient. L'armée des Etats Unis n'a trouvé qu'un moyen pour vaincre les Indiens efficacement : les séparer de leurs chevaux. On recense de nombreux massacres de chevaux, le meilleur moyen pour la cavalerie US d'affaiblir les Indiens.

LE TIPI INDIEN

 

Un tipi est une tente en forme de cône avec une inclinaison arrière. Fabriqué a l'origine en cuir de bison, il est depuis 2 siècle fait de tissu de coton. Ce canvas, plus léger, plus résistant, et plus durable que le cuir, fut vite adopté par les indiens dès l'arrivée de l'homme blanc. La toile extérieure couvre une armatur e conique faite de pieux ou de troncs polis. Une ouverture sur le sommet, faite de deux volets mobiles, sert de cheminée et d'aération a la structure. Ces flaps servent à régler, avec deux pics extérieurs indépendants du chassis du tipi, l'entrée de la lumière et et la succion de l'air frais, la sortie dela fumée si vous avez un feu a l'intérieur de votre tente, et a protéger l'intérieur de la pluie et du vent. Cette forme de ventilation prévient aussi la présence désagréable de mouches et d'autres insectes. Tous ces avantages font du tipi une tente unique qui peut etre décorée avec des motifs traditionnels, qui, contrairement aux tentes modernes, permet de cuisiner à l'intérieur tout en maintenant une excellente ventilation, et qui a la capacité de résister a toutes sortes d'intempéries. Le tipi fait partie du folklore de la conquête de l'Ouest, au même titre que la ruée vers l'or, les cow-boys, la cavalerie, la winchester et le bison. Aujourd'hui, le tipi a retrouvé une place d'honneur dans le folklore de l'ouest, mais également dans la vie de tous les jours. Il devient assez commun d'en voir un peu partout dans les régions de l'Ouest amériques, voir en Europe. Il devient populaire autant auprès des particuliers que dans les camps de vacances, les associations de jeunes, et les club hippiques. Le tipi est une habitation très confortable! Spacieux, frais en été et chaud en hiver, le tipi est une habitation résistante à tous les climats et procure un abri confortable adapte à toutes les saisons. Sa construction, bien que pouvant être réalisée par une seule personneorées. Le tipi des indiens nomades des plaines de l'ouest n'est pas un cône symétrique, mais penche vers l'arrière. Cela le rend plus résistant aux vents et lui donne une surface intérieure ovale qui permet de placer le foyer du feu en fonction de la position des rabats servant à l'évacuation de la fumée. La ventilation dans l'habitation est favorisée par la présence d'une doublure interne (un liner). La fonction principale du liner est d'isoler et d'empêcher les courants d'air à partir du sol jusqu'à sa mi-hauteur du tipi, il forme aussi une sorte de cheminée circulaire dont la succion créée un déplacement d'air constant du bas vers le haut, entre les parois internes et externes du tipi. Les décorations peintes sur les tipis La partie inférieure du tipi représente souvent la terre. La partie centrale illustre tout ce qui est lié à la vie humaine, mettant en valeur des évènements i la vie spirituelle et les espr cercles représentent l'union, des zigzags l'orage et la foudre. Les animaux expriment simplement ce qu'ils sont, les lignes et les traits sont liés à la médecine. Les sélections des couleurs sont-elles aussi symboliques, mais leur signification est différente d'une tribu à l'autre. Le bleu, le rouge et le jaune peuvent signifier qu'il y a des objets sacrés dans le tipi. Le noir exprime la nuit, le bleu le Nord, le rouge l'aube du soleil levant, et le jaune le crépuscule. L'intérieur de votre tipi peut aussi être peint avec des bandes décoratives, des fresques évoquant des conquêtes passées ou d'autres évènements personnels importants.

LE LANGAGE

 

CHEROCKEE

Une des civilisation les plus simple à comprendre, leur croyance tourne autour de quatre mondes. -Le Nord c'est l'hiver>> Go-la -l'Est c'est le printemps>>Gi-la-go-ge -Le Sud c'est l'été>>Go-ga -Ouest c'est l'Automne>>U-la-go-hv-s-di Au centre de ce cercle c'est vert:A'-hni' Vers le ciel c'est jaune:da-lo-ni-ge et dessous l'image de la terre est brun rouge Insectes, Reptiles,Poissons,Oiseaux Français Tsalagi Français Tsalagi oiseau moqueur jaune hu-hu vison ta-ni:qua souris, rat tsi-d-de-tsi rat jaune da-lo'-ni-ge tsi-d-de-tsi fourmi do-sv-da-li abeille wa-du-li:-si ver de terre u-tsi:-ya, u-ni-tsi:-ya areignée (a-ni-)ka-na-ne'-s-gi guêpe,frelon ka-na-tsi-s-de-tsi, a-ni-ka-na-tsi-s-de:-tsi alligator tsu-la-s-gi, tsu-n'-la-s-gi Serpent noir ga-le-gi poisson a-tsa-di corneille tsi:-s-dv-na serpent i'-na-dv lézard ti-yo'-ha-li' oiseau bleu tsa-quo'-la-de serpent à sonnette u-tso'-na-ti', u-n'-tso'-n'-ti poussin,poulet tsi-ga-li:-li crapeau, tétar teh-ga allouette de prairie no:-k'-si' roitelet d'hiver tsi-s-tsi-s or tsi-tsi roitelet tse-ni' Arbres, plantes,fleurs Français Tsalagi arbre cendré do:-tsu branches sur l'arbre u-wa'-n'-ga-tlv, du-wa-n'-ga-tlv-i branches tombées de l'arbre w-wa'-n'-ga-tlv-nv, tsu-wa'-n'-ga-tlv-nv brousaille sa-lu-yi buisson u-da'-tl'-gv, du-da'-tl'-gv cèdre, sapin a'-tsi-na' or a-tsi:-n' noisetier u-ni-ge'-n(i)(a) des baies u-dlo'-si-nv-da orme da-wa-tsi:-l(a)(i) mauvais herbe ga-nu-la-(i) noisette yu'-gi-da' hickory tree wa-ne-i hickory nut or nut so:hi chèvrefeuille gv-na-gi'-hl(e)-ge-(i) myrtille ku-wa-ya' mûre ku:wa' champignon da-wo-li chêne a-da:-ya pacane so:-hi a-ni-nv-hi:-da' pinède no:-ts(i) bourgeons rouges ga-lo-we:-d(i) racine u-hna-s-de:-tlv, du-hna-s-de:-tlv plantation,semis ga'-koh-di, di-ga'-koh-di piment noh-da-tli' de la paille ka-ne'-s-ga' souche u-hni'-hl'-g(a)(v)-i, du-hni'-hl'-gv-i sycamore,platane blanc ko-tsu-ne:-g(a) épine u-tsa-yo:-s-di, tsu-tsa-yo:-s-di blé u-tsa-le:-s-di saule di-l(i)-ga-li:-s-gi légumes harricots tu-ya harricots bruns u-ni-wo'-di-ge tu-ya harricots sauvages tu-ya e-la-di' i'-na-ti' harricots verts tu-ya a-ni-tse-i harricots blancs u-ni-ne-g(a) tu-ya carrottes jaunes a-ni-da-lo'-ni-ge ga:-do' a-ni'-l'di:-s-gi chou tsu-ga-de:-ni concombre ga-ga-ma laitue go:-s-da-gi:-s-di (a-go:-s-da a-gi:-s-di) ognion sv-gi plantation d' ognions au jardin a-hwi'-sv-nv e-hi ognions sauvages sv:-gi i'-na-ge e-hi oranges a-ni-da-lo'-ni-ge cacahuètes tu-ya ga:-do' a-ni-la-di'-s-gi poke greens dla:-ya-de potiron i-ya radis rouges gi-ga-ge ga:do' ga-la-di'-s-gi courge sucrée s-qua:-si tomates da-ma'-tli navet da'-kw'-sa-ni' pastèque gv-gi:-s-di galette de blé u-tsa-le:-s-di gâteaux secs u-ni-tsa-le:-s-di Les Cherokee vivent en temps lunaire Leurs fêtes les plus réputées: Ka-ga-li>>Lune froide A-nv-yi>>Lune ventée Ka-wo-ni>>Lune fleurie Ani-s-gv'-ti>>Lune des plantations De-ha-lu-yi>>communication avec la Lune verte Gu-ye-quo-ni>>communication avec la pleine Lune Ga-lo'-ni>>Lune fruitée Du-li-s-di>>Lune noisette Du-ni-nv--di>>Lune de la récolte Nv-da-de-wa>>Lune pour la vente de la récolte V'-s-gi-yi>>Lune neige

LA LANGUE YAHI

 

Chez les Yana, les femmes et les hommes possèdaient leurs propres dialecte par lequel chaque sexe se différenciait Français Yahi Un homme agit ni Une femme agit a Un homme danse bouribou Une femme danse djari-dja Ours(masculin) t'en'na Ours(féminin) t''et'na Vous regardez mon esprit!(chez l'homme) diwaï-dja Vous regardez mon esprit!(chez la femme) diwaï-tch Achi djiyanna quel est son nom? homme étrange,différent Saltu doucement chikakati petit à petit Oro-Oro partout hobo une pierre isehi Dieu du feu Poukka-Poukka celui qui possède le savoir kuwi nourriture à base de haricots Yuba chef de village,le sage Mudjaupa griffe d'ours Wamolokuila maison de l'ours(lieu des esprits) Wowunupo nourriture de la terre rnoji l'oiseau fou Aunati trop court,trop petit chi'kita,chi'kita dernière personne d'une hièrarchie Wataurisi le mont Lassen Waganupa

LANGAGE LEN-HA PEY

 

Lenape Français Kulamàlsi hàch? êtes-vous en forme ?? nulamàlsi je suis très bien balsi je suis malade nëwikwihëla je suis fatigué dakòhchi j'ai froid mënihi Donnez moi de quoi boire Les ANIMAUX Sacrés et les oiseaux ahas corbeau,corneille òkwës renard chingwe chat dansant pukwès souris sàngwe belette tëme loup xanikw écureuil chulëns oiseau dalëmuns mon animal domestique Lenape Français hè Bonjour wëndaxa venez ici tëmike entrez wëli kishku c'est un grand jour,c'est un bon jour shëlànde il fait chaud aujourd'hui sukëlan il pleut kshàxën il y a du vent wine il neige pèthakhòn il y a du tonnerre(considéré aussi comme un esprit) mushhakòt le ciel est clair kùmhòkòt le ciel est nuageux lëmatahpi asseyez-vous ktalënixsi hàch parlez-vous Lenape? kèku hàch lakeyu De quelle tribu est-il? Lënape hàch nàn est-il Lenape? Lënape nàn il ou elle est Lenape taktani je ne sais pas kèxiti un petit peu mitsitàm mangeons ngatupwi j'ai faim ngatusëmwi j'ai soif mitsi mange!(une personne) mitsikw mangez!(plusieurs personnes) mili kàpi donnez moi du café ngatungòm je suis fatigué tukihëla debout! Làpìch knewël au revoir à bientôt kwëti un nisha deux naxa trois newa quatre

 

 

Les Ojibwa selon que l'on soit Français ou Ojibwe si l'on est Anglais Sont les premières tribus à s'organiser en société de médecine dites "Widewini". Tout comme les iroquois sont les premiers Natifs à s'organiser en "Union des nations"(Origine de la fondation des Etats-Unis). Les cousins Ojibwe ont voué un culte à la santé, pour eux c'est une religion. Leurs dessins sur rouleau d'écorce sont réputés, l'art pictural Ojibwe est l'expression de leurs prières si l'on veut faire un parallèle avec l'écriture en Europe. On peut affirmer que pour une majorité des nations autochtones l'écriture : c'est la peinture, c'est le dessin, la sculpture, la musique et les chants. C'est pourquoi si l'on veut traduire le passé de ces civilisations frères, il faut également être sensible à l'art. Avant le symbolisme existait la "nature et le symbolisme n'est qu'une schématisation intellectuelle des éléments qui peuplent terre mère" Depuis que l'homme est homme, nous n'avons rien fait de plus que de reproduire ce que nous avons vu ou senti autour de nous. Pour ce qui est des convictions, nous croyons tous en des forces qui nous dépassent.Seul l'habillage, la représentativité imagée de nos croyances diverge d'un monde à l'autre, d'une région à l'autre. Exactement comme sur les autres continents Ojibwe expressions Français Mikinaak Tortue, la Terre mère celle qui a engendré la vie Gaag Porc-épic, utilisé comme coiffe cérémonial Bine Perdrix, plumes pour costumes. Un Amérindien qui se respecte affiche toujours ses sentiments sans complexes Baapiwag. Ils rient, dans le sens de content heureux Nishkaadizi. Il ou elle est faché. Le tabac reste l'élément majeur pour comuniquer avec les esprits et pour prendre les grandes décisions Asemaa Tabac Nourriture Opin Patate Chi-oginiig Tomates Waawaan Oeuf Bakwezhigan Pain Doodooshaboo Lait D'autres Mots Gimiwan Il pleut Anit Le harpon Omaa Ici Maajaan Aller Mamoon Prend cela Oodenaang Dans la ville,au coeur de esiban Raton laveur es Praire. Certaines phrases durant les cérémonies : "mide" veut dire l'ensemble des participants au rituel. Le chef des prêtres ouvre la cérémonie en frappant sur son tambour à eau son cri c'est" hwa,hwa,hwa,hwa" voulant signifier l'appel des esprits."le migi"est un coquillage blanc utilisé comme intermédiaire pour chasser les mauvais esprits. Utilisé tout comme les feuilles de yucca chez les Zunis Chez les ojibwe l'appartenance à un clan, une terre est très prononcée, les racines "niin ou niji" caractérise cette volonté d'identification nindinawemaaganidog. nijii-gikinoo'amaaganidog. niiji-bimaadiziig. niij-anishinaabedog. mes grands-parents (et non mes parents) mes partenaires. mes semblables êtres humains. mes semblables Indiens. ...................... niin nindizhinikaaz zhaaganaashiimong. ...................... nindigoo ojibwemong. Mon nom est. Mon nom est............. en Ojibwe. Niin nindoodem ............ Gaawiin niin nindoodoodemesiin. Gaawiin ningikenimaasiin nindoodem. Mon clan se nomme............... Je n'ai pas d'appartenance. En bref,je suis perdu. .......... niin nindoonjibaa. Je suis né à............ ...........nindaa. Je vis sur la terre à........... .......... nindananokii. Je suis chargé de m'occuper de............. Niminwedam Heureux,souvent utilisé dans des phrases pour exprimer sa fièreté de dire,de penser ou d'accomplir une tâche ........... izhinikaazo nindaanis. ........... izhinikaazo ningozis. Le nom de ma fille est........... Le nom de mon fils est.............

SOLEIL LUNE ETOILE

 

 

Soleil, lune et étoile" (Tl!isalabalis, Makwalabalis, T!ot!obalis) est l'un de nombreux personnages familiers du peuple kwakwaka'wakw qui sont créés en manipulant un bout de ficelle entre les doigts. Les techniques de création de «personnages en ficelle» sont connues dans le monde entier et dans certaines cultures de l'Amérique du Nord, comme celles des Esquimau et des Navajo par exemple, le répertoire est prodigieux. Chez les Kwakwaka'wakws, il varie de simples créations exécutées en un mouvement, comme la «puce de mer qui saute», à des illustrations complexes souvent accompagnées d'un dialogue ou d'une chanson qui raconte comment le petit frère dépasse son aîné, une vieille femme croise une rivière, un canot se renverse et l'équipage se retrouve à l'eau, des saumons sautent d'un ruisseau à l'autre dans l'anse Knight et ainsi de suite. Certaines créations illustrent des mythes tandis que d'autres sont mues par la concurrence, c'est-à-dire par le désir de supplanter d'autres adeptes de la création de figures en ficelle. Feu Mungo Martin, le chef kwakwaka'wakw, et son épouse Abayah, étaient experts et mon épouse, Marty, et moi-même avons passé d'innombrables soirées qui se sont prolongées tard dans la nuit à tenter d'imiter les mouvements gracieux et rythmés qui insufflent la vie à un bout de ficelle. Une des premières figures compliquées que nous avons apprise est Soleil, lune et étoile. Abayah était particulièrement adroite et j'ai tenté de la représenter ici en train de former les boucles de ce personnage. On voit derrière elle deux vieilles photos, l'une prise par Edward Curtis et qui montre une jeune Tl!akwagilayugwa (nom de noblesse d'Abayah) habillée en danseur du temps. L'autre photographie est un cliché de la famille d'Abayah alors qu'elle avait environ deux ans et sur lequel on la voit tenir le grand cuivre de son père. SOLEIL LUNE ET ETOILE Acrylique originale, ficelle de coton, epoxy de remplissage sur panneau dur de 10 po x 12 po par Bill Holm © 1997 Collection d'Edward Marcuse

 

Dissimulée par le brouillard, une expédition guerrière tlingit, au début du XIXe siècle, s'approche d'un village ennemi. Les guerriers rament en silence, manœuvrant leurs grands canots de guerre pour se rapprocher du rivage escarpé. Les canots sont d'anciennes embarcations de combat, munies de larges proues droites et évasées qui semblaient apparemment conçues comme protection contre les flèches de l'ennemi. On dit que ces hautes proues étaient amovibles pour faciliter les déplacements. Leur détail semble être une exagération de la conception nootkan classique de ces canots, mais ces canots de guerre étaient utilisés dans les débuts de la période historique tout le long de la côte, de l'île de Vancouver à l'Alaska. Ce que l'on en sait aujourd'hui a été déduit de quelques dessins et peintures et de quelques maquettes autochtones. En tlingit, ce type de canot était appelé kookh-da-gi-gin-yakw. En kwakwaka'wakw, il s'appelait muhnka et c'est par cette appellation que le canot de guerre archaïque est le mieux connu aujourd'hui. Un guerrier armé d'un mousquet à rouet obtenu dans un échange et d'un poignard à lame d'acier, dont la poignée se termine par une tête de corbeau, est debout dans la proue du canot de tête. L'image du corbeau, blason dérivé des lignées mythiques, est reproduit sur le canot et sur les rames, sur l'épaisse armure de cuir de bête et sur le casque sculpté décoré d'une crête de cheveux humains. Tous les guerriers sont armés de poignards ou de lances et sont protégés par une armure parfois renforcée de rangées de pièces chinoises. Deux corbeaux survolent les canots en braillant dans le brouillard. Ils sont les évocations naturelles du héros mythique culturel Corbeau, inspiration des images qui paraissent en dessous. Les peuples de la côte du Nord-Ouest croyaient tous que les corbeaux parlaient un langage qui ne pouvait être compris que par ceux qui en recevaient le pouvoir et que ceux-ci pouvaient pressentir une victoire ou un danger. Peut-être que ces corbeaux tentent d'alerter le village de l'approche des guerriers. SOURCES RECONNUES : American Indian Art Magazine, vol. 19, no 1, p.49

 

 

Bison, grand mammifère bovidé sauvage caractérisé par son cou bossu et son grand collier de fourrure laineuse. Le bison est originaire d'Eurasie, où il était fréquemment la proie des chasseurs du Paléolithique. C'est l'un des rares bovidés à être passé d'un continent à l'autre avant la formation du détroit de Béring à l'époque préhistorique. Le bison s'est ainsi répandu en Amérique du Nord, où survivent deux sous-espèces, le bison de plaine et le bison des bois. Le bison d'Europe, plus grand mais plus léger que le bison d'Amérique, est presque éteint!; on en trouve encore quelques-uns dans les parcs naturels et les zoos. Le bison d'Amérique est plus grand mammifère terrestre d'Amérique du Nord, où il est habituellement appelé «!buffalo!». Le bison se caractérise par une bosse située au-dessus des épaules, de courtes cornes pointues présentes chez les deux sexes, courbées vers l'extérieur et vers le haut partant des côtés de la tête massive, et un arrière-train assez mince. Le mâle adulte du bison d'Amérique du Nord fait environ 2m de haut au niveau de la bosse et entre 2,5, et 3,5m de long et il pèse de 850kg à 1tonne!; la femelle est plus petite. La tête, le cou, les pattes de devant, et la partie avant du corps ont un épais manteau de poils longs et sombres. La partie arrière du corps est couverte de poils beaucoup plus courts. Le mâle adulte porte en général une barbe noire d'environ 30cm de long. Les bisons vivent généralement en groupes, à l'exception des vieux mâles qui sont solitaires. La plus grande partie de l'année, les femelles et les jeunes forment de petites bandes avec lesquelles les mâles immatures peuvent rester. Les mâles adultes ont leur propre groupe. Les bandes peuvent s'associer au printemps, ou en automne, en grands troupeaux à la recherche de nourriture ou d'eau. Les grognements des bisons s'entendent à faible distance. Le beuglement des mâles en rut, audible à près de 5km de distance retentit surtout en période d'accouplement, principalement entre juillet et septembre, quand les mâles recherchent les femelles et tâchent d'écarter les rivaux. En période d'accouplement, les mâles ne s'alimentent pas beaucoup et perdent au moins 90kg. La gestation dure de huit à neuf mois et la femelle met au monde un seul petit de couleur jaune-roux. Après quelques jours, le petit peut se joindre au troupeau, où il reste avec sa mère jusqu'au printemps suivant. Jusqu'au XIXesiècle, pas moins de 60millions de bisons vivaient dans les Grandes Plaines, entre le Mexique et le Canada, et on en trouvait quelques-uns à l'est du Mississippi. Ils jouaient un rôle primordial dans l'existence des peuples des Grandes Plaines (voir ), qui mangeaient leur chair, utilisaient leur peau et leurs os pour en faire des outils!; même les excréments séchés servaient de combustible. Entre 1830 et 1889, une chasse acharnée menée par les colons blancs en avait réduit le nombre à moins de mille. Actuellement, près de trente mille bisons vivent dans des zones protégées ou dans des ranchs privés et leur effectif s'est accru de manière importante. Classification: les bisons appartiennent à la famille des Bovidés. Le bison de plaine a pour nom latin Bison bison bison, le bison des bois celui de B.bison athabasca et le bison d'Europe celui de B.bonasus. "Bison", Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 99. (c) 1993-1998 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

 

LES PEINTURES DE SABLES

 

LES KACHINAS

 

Les figures des ancêtres, ou kachinas, sont symbolisées chez les Indiens Hopis par des poupées sculptées ornées de plumes qui sont utilisées lors des divers rituels ou par des danseurs masqués et couvert de peinture. Les esprits incarnés par les poupées sont censés entendre et exaucer les souhaits et les prières exprimés par les chants, tel celui qui accompagne la danse de la pluie. Au cours de ce rite, les danseurs recouvrent leur corp    d'argile.

LE VILLAGE DE KASAAN

« Le vieux village de Kasaan vers 1890 » D'après une aquarelle originale de 22 po x 29 po par Gordon Miller © 1987 Tous les peuples haïdas affirment être membres de l'un de deux groupes, les Corbeaux ou les Aigles. Il y a environ 300 ans, un groupe de la famille des Aigles des régions côtières du nord des îles de la Reine-Charlotte a émigré vers l'archipel du Prince-de-Galles, dans le sud-est de l'Alaska. Ces Haïdas de l'Alaska étaient autrefois appelés Kaigani, d'après le nom du premier village qu'ils ont bâti à l'extrémité méridionale de l'île de Dall. Le vieux village de Kasaan, ou «belle ville», était situé dans le bras Skowl de l'île du Prince-de-Galles. Le chef Skowl était un ardent défenseur des coutumes autochtones vis-à-vis des missionnaires orthodoxes russes sous le règne russe. À la fin du XIXe siècle, il y avait à Kasaan 17 huttes et 60 des plus beaux mâts totémiques de l'Alaska; l'endroit était un arrêt préféré des touristes pendant l'été dans les années 1890. Il a été déclaré monument national américain en 1907 et proclamé tel en 1916. Comme l'endroit a ensuite été déserté et négligé, le gouvernement américain a annulé son statut de monument national en 1954 et a laissé la forêt rétablir son emprise sur les lieux.

 

 

Il en faut du temps pour que l'esprit des Indiens et du Bison traversent la grand-route. C'était leur territoire. Ils reniflent l'odeur de l'herbe et attendent que le vent leur apporte des jambes de chair. Les esprits des Indiens et du Bison ne traversent pas la route facilement. Suivre les voies invisibles qu'ils empruntent prend du temps. Ils luttent dans le nouveau monde qu'ils subissent. Les os doivent être complètement nettoyés de leurs chairs et les peaux tannées. Il faut faire des offrandes au Grand-Esprit. Il faut du temps pour s'habituer à l'Espoir, il brille comme la surface d'Onion Creek.
 
© Textes extraits du recueil Iron Woman, édité en 1990 par les éditions New Rivers Press, Minneapolis, état du Minnesota

 

Lindien considère l'enfant comme un individu à part entière ayant droit à des égards particuliers du fait de sa petitesse et d'une certaine ignorance due à son manque d'expérience. Des parents disent : "Comment peut-on aimer son enfant et le battre ?" ou "Comment peut-on être respecté de son enfant si on fait naître en lui un sentiment de vengeance?" ou encore "Il est triste de voir un adulte se servir de sa force pour passer sa colère" A la naissance les adultes donnent un nom à l'enfant qui peut le changer plusieur fois au cours de sa vie si des évènements importants surviennent. Un nom a de la force et n'est pas donné au hasard. La communauté prend en charge l'enfant qui désigne souvent la mère et la tante sous le même nom. Comme l'adulte (et toujours suivant les régions) il mange quand il a faim, et comme on fait la cuisine en commun, il mange là où il est. Il vit pratiquement sans contrainte en apprenant à respecter les tabous ; ces choses qu'il ne faut pas faire de crainte de déplaire aux esprits. Très jeune l'enfant s'entraine à tirer à l'arc et à chasser le petit gibier. Un adulte pas forcément son père, lui enseigne les principes de la chasses, fabrication des armes, comprtement des proies, traditions religieuses,...... Il apprend la géographie en déchiffrant la nature lors de déplacements, les sciences natuelles en observant les plantes, pierres, l'eau des rivières, la course du soleil, les légendes des tribus.... Très très jeune l'enfant s'entraine à la résistance physique qui le mène à se concentrer de plus en plus et le conduit presque à la méditation. Il peut par exemple parcourir des kilomètres en courant sous le soleil avec une grosse pierre dans les bras et de l'eau dans la bouche, et avant la limite de sa résistance, toujours avant, il s'arrête, pose la pierre et crache l'eau. Il se prouve qu'il est au dessus de la douleur physique. Parfois il peut rechercher une vision. Assez rares sont les épreuves imposées par les adultes commes les rites culturels ou rites de puberté. extrait de Marc Beluet ( indiens d'hier et d'aujourd'hui )

Le pouvoir de décision des femmes est en général plus grand chez les agriculteurs que chez les chasseurs. Chez certains Indiens, quand une fille et un garçon décident de vivre ensemble, le garçon offre ou fait offrir par ses proches des cadeaux aux parents de la jeune fille. La famille de celle-ci offre des cadeaux de mêmes valeurs. Cadeaux=alliance conclue. La jeune fille jouit d'une entière liberté de choix. Quand elles existent, les cérémonies de Mariage prennent des allures très différentes suivant les régions. Si la femme et l'homme se considèrent comme libres avant l'union, après, pour elle comme pour lui, l'infidélité est plus ou moins supportée suivant les tribus. En cas de conflit on peut faire appel au Conseil. Chez les chasseurs, l'homme prend autant de femmes qu'il peut en nourrir afin que toutes soient incorporées à la vie de la tribu. Si des accidents de chasse répétés privent la tribu d'un trop grand nombre d'hommes, la Polygamie s'impose pour éviter une chute de la natalité. Quand un homme meurt, sa femme et ses enfants ne restent pas seuls. Le frère du défunt est tenu d'épouser la veuve et de fournir ainsi à elle et à ses enfants appui et protection. Un moyen contraceptif fréquent consiste à boire à profusion en tisane l'hiver : les racines de certaines plantes, l'été : les feuilles. Les femmes allaitent les enfants pendant 3 ou 4 ans, ce qui leur permet d'en avoir 3 ou 4 durant leur vie. La sélection naturelle fait que les plus robustes vivent. Des tâches bien précises incombent à la femme et à l'homme. La femme ramasse le bois, fabrique le mobilier, tanne les peaux, cuisine,... L'homme l'aide lorsqu'ildispose de temps, ce qui arrive fréquemment chez les agriculteurs, mais moins chez les chasseurs. Les femmes ont en charge de nourrir les enfants, et elles mettent au point le calendrier de la chasse, de la pêche, des cultures, afin qu'un ravitaillement normal soit assuré. Suivant les réserves de nourriture, à l'intérieur du Conseil, elles jugent de l'opportunité ou non d'entrer en conflit avec une autre tribu. extrait du livre de Marc Belluet (indiens d'hier et d'aujourd'hui)

INDIENS D'AUJOURD'HUI

Voici une chronologie non exhaustive des événements qui ont marqué l'histoire des Indiens en Amérique du Nord. Cette chronologie se veut une piste de base à l'intention de ceux et celles qui désireraient poursuivre leurs recherches.
1492 A la recherche d'une nouvelle voie maritime vers les Indes, Christophe Colomb est le premier Européen à poser le pied dans le Nouveau Monde 1506 Une expédition française explore les côtes Nord-Est de l'Amérique du Nord 1565 Fondation en Floride de la ville espagnole de San Augustin, première " colonie " en Amérique du Nord. 1607 Des colons britanniques fondent en Virginie la ville de Jamestown. Parmi eux, le capitaine Smith, qui plus tard rencontrera le grand chef Powhatan, à la tête d'une union des tribus indiennes de Virginie. 1620 Des pèlerins (Pilgrim Fathers) débarquent au "Cap Cod" en Nouvelle-Angleterre, ils fondent non loin de là la ville de Plymouth, puis la première colonie du Massachusett. 1622 Les Indiens de Virginie ouvrent la lutte contre les colons britanniques. D'autres guerres et combats sont menés par d'autres tribus dans les années suivantes 1680 Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les Pueblos s'allient contre les Espagnols 1762-1763 Pontiac, chef des Indiens Ottawa, unit les peuples indiens de l'Est du continent dans la lutte contre les colons. 1763 Proclamation royale de George III, aux termes de laquelle les Indiens disposent d'un droit illimité sur les terres qu'ils habitent. 1763 -1965 Guerre sous Pontiac, siège de Detroit. 1787 La "Northwest Ordinance" scelle à nouveau les relations entre les Etats-Unis et les Indiens : "La relation de confiance avec les Indiens, qui a toujours existé, doit être toujours préservée ; leur pays et leurs possessions ne sauraient jamais leur être retirés sans leur accord". 1799 Tecumseh, chef des Shawnee, unit derrière lui les Indiens d'Amérique du Nord. 1804-1806 Expédition de Lewis et Clark vers le Pacifique. 1806 Le gouvernement américain décide des premiers déplacements de populations autochtones vers des zones éloignées à l'Ouest du Mississippi et du Missouri. 1811-1838 Nombreuses guerres tribales (Shawnee, Sauk, Fox et Séminoles) 1824 Création de l'"Office of Indian Affairs" au sein du ministère américain de la Guerre, chargé de superviser le déplacement des populations indiennes. 1830 "Indian Removal Act" : base "légale" qui permet aux USA, selon leur bon vouloir et à tout moment, de déplacer des Indiens sans leur demander leur avis. 1838 Trail of tears" (sentier des larmes) - Cherokee, Choctaw, Chikasaw, Creek, une partie des Séminoles et d'autres tribus de moindre importance sont déportées du Sud-Est de l'Amérique du Nord vers les régions au-delà du Mississippi en Oklahoma. Parallèlement, les Shawnee, Hurons, Miami, Delaware et Ottawa sont chassés du Nord-Est des Etats-Unis d'alors. 1842-59 Ouverture de l'"Oregon Trail" De l'or est découvert en Californie. 1844 Le Congrès des Etats-Unis vote la "Loi sur la régulation des relations et du commerce avec les tribus indiennes et sur le respect de la paix à la frontière indienne". D'après cette loi, la frontière correspondait au cours du Mississippi. 1848 Par le Traité de Guadalupe Hidalgo, le Mexique est contraint de céder aux USA les territoires des Etats actuels de l'Arizona, du Nouveau-Mexique, de l'Utah et du Colorado dans lesquels vivent de nombreux indiens, dont les Apaches, les Pueblo et les Navajo. 1849 Le ministère de l'Intérieur américain prend en charge toutes les affaires indiennes. Le "Bureau of lndian Affairs" (BIA) remplace l'"Office of Indian Affairs". 1851 En février, le Congrès vote un budget de 100.000 dollars pour la négociation d'un traité de paix. En automne, les négociations ont lieu en présence de représentants Sioux, Cheyenne, Arapajo, Crow, Assiniboine, Arikara, Mandan et Gros-Ventre sur la construction de routes et de forts dans leurs territoires. Le traité signé le 17 septembre qualifie les signataires indiens de nations, définit leurs territoires, mais ne prévoit aucune cession de terres. Les années suivantes, ce traité sera maintes fois violé, car de nouveaux forts, des relais de postes, le Pony-Express, la ruée vers l'or à Pike's Peak (en 1858) et la fondation de Denver (1859) déversent dans ces territoires des chercheurs d'or et de nouveaux colons. 1860-1875 Abattage systématique de 75 millions de bisons par les blancs. Les bisons constituaient la première base alimentaire des Indiens de la prairie. 1862 Vote de la loi "Homestead", qui favorise l'occupation des terres indiennes par les colons. Chaque chef de famille de plus de 21 ans, citoyen des Etats-Unis et ayant cultivé une parcelle de terrain pendant 5 ans, obtient un quart de cette parcelle à titre gratuit. De plus, il peut acquérir 160 journaux supplémentaires (env. 64 hectares) au prix de 1,25 dollar le journal. 1863 Assassinat de Little Crow et du chef de l'union apache Mangas Colorada. 1863-1886 Conduits par Géronimo, les Apaches se battent alternativement dans le sud des USA et dans le nord du Mexique. 1864 Ouverture du "Bozeman Trail", une route plus directe menant aux gisements aurifères découverts dans le Montana. Le général Alfred Sully détruit un important camp des Indiens Hunkpapa-Lakota dans le Dakota du Nord 1865 Plusieurs traités de paix destinés à régler les droits territoriaux et les droits de chasse des Black Hills jusqu'aux Bighorn Mountains ainsi que dans la région du Yellowstone et de la Powder River sont signés par des groupes de Lakota, de Cheyenne, d'Arapaho et par des représentants du gouvernement américain. Mais chaque fois, les commissions pour la paix omettent de vérifier que lesdits traités sont bien signés par l'ensemble des représentants indiens. Selon la juridiction lakota, ces traités ne s'appliquent pas à l'ensemble du peuple Lakota. Après la guerre de sécession (1861-65), l'intérêt porté par le gouvernement fédéral aux mines d'or de même que la pression de l'opinion américaine pour sécuriser le pays par des moyens militaires vont grandissant. 1866 Pour assurer la sécurité sur le "Bozeman Trail", le colonel Henry B. Carrington fait construire les forts Phil Kearny et C. F. Smith. Oglala Red Cloud, Crazy Horse, Black Shield (Minneconjou), Roman Nose et Medicine Man (Cheyenne), Little Chief et Sorrel Horse (Arapaho) défendent leurs territoires de chasse le long de la Powder River. Le 21 décembre, au prix d'importantes pertes, les troupes indiennes défont les soldats dans la bataille entrée dans l'histoire sous le nom de Massacre de Fetterman. 1871 L'"Indian Appropriations Act" met fin à la pratique de la signature de traités avec les Indiens. Désormais, ce sont les lois et les décrets du pays qui règlent les relations entre le gouvernement et les Indiens, même si les traités existants conservent leur validité. 1876 Dernière victoire des Indiens contre l'armée américaine à Little Big Horn lors de la bataille des Sioux menés par Sitting Bull. 1877 La convention de "Black Hills" est commuée en loi. Les Lakotas perdent les montagnes en question ainsi que toutes les régions nommées "Unceded Indian Territory". Sitting Bull fuit au Canada avec un groupe de Hunkpapa. Crazy Horse est assassiné au Fort Robinson. 1881 Le gouvernement canadien refusant d'aider Sitting Bull, ce dernier retourne sur ses pas. Ses compagnons et lui sont presque morts de faim. Sitting Bull, Rain-in-the-Face, Gall et quelques autres se font prendre, ils sont considérés comme prisonniers de guerre et sont mis aux arrêts. 1886 Geronimo dépose les armes. Avec les derniers guerriers Apaches, il est mis aux fers à Fort Sill dans l'Oklahoma. 1887 Vote du "General Allotment Act" (Loi générale sur la répartition des terres) : les terres qui appartenaient auparavant à des tribus sont attribuées à des particuliers. 1890 Massacre de Wounded Knee : la résistance indienne est défaite. Le bilan est sanglant : 2300 soldats et environ 400.000 Indiens sont tués. 1906 Le dernier Indien libre - Ishi - est fait prisonnier. 1908 Mort de Geronimo, le célèbre guerrier Apache à Fort Sill, après une longue détention. 1924 Vote du "Indian Citizenship Act" (Loi sur la nationalité des Indiens) : Le Congrès reconnaît enfin la nationalité américaine aux premiers habitants du pays. 1934 Dernières actions militaires perpétrées par des groupes restreints d'Apaches au sud de la frontière américaine dans la Sierra Madre. Vote de l'"Indian Reorganisation Act" qui introduit quelques mesures en faveur des Indiens : il est mis un terme à la politique d'attribution des terres, les tribus sont à nouveau reconnues comme propriétaires, les Indiens peuvent former leurs propres gouvernement et parlement. 1946 Création de la Commission "Indian Claims" chargée de régler définitivement les problèmes non résolus de revendication de terres. 1950 Des membres de six tribus indiennes, appelés " ligue des Iroquois ", se tournent vers l'ONU pour attirer l'attention sur leur situation. 1950 Des membres de six tribus indiennes, appelés " ligue des Iroquois ", se tournent vers l'ONU pour attirer l'attention sur leur situation. 1953 Vote de la Résolution N° 1084 : le statut spécial des Indiens dans les réserves est abrogé. 1954-1962 Dissolution de plus de 100 tribus à la suite de la résolution N° 1084. Années 1960 Dans le mouvement " Red Power ", les "Nouveaux Indiens" revendiquent le rétablissement des anciens traités ou réparation, ils organisent des actions spectaculaires pour attirer l'attention 1968 Deux Indiens Chippewas, Dennis Banks et John Michell, fondent le mouvement de résistance "American Indian Movement"(AIM). Leur objectif est la suppression du BIA, l'autonomie des réserves et la reconnaissance des tribus comme nations souveraines. 1970 Terme officiel de la politique d'élimination sous la présidence de Nixon. La nouvelle politique consiste à accorder aux Indiens le droit à l'autodétermination, la mise en place de relations constructives entre les Indiens et le gouvernement des Etats-Unis 1972 Des Indiens de nombreuses réserves marchent sur Washington dans le "Trail of Broken Treaties" (Marche des traités violés). Quelques jours avant l'élection présidentielle, ils présentent un catalogue de revendications pour l'amélioration des relations entre les Indiens et les USA. Les participants à la marche investissent le bâtiment du BIA. Les documents confisqués sur place apportent la preuve de pratiques corrompues et de l'incurie du Bureau des Affaires Indiennes. 1973 L'occupation spectaculaire du lieu de Wounded Knee (réserve de Pine Ridge) par les membres de l'AIM et de traditionalistes lakota montre à la face du monde la situation des Indiens américains. 1975 Congrès mondial des populations indigènes 1977 Conférence des Nations unies à Genève en présence de délégations amérindiennes du Nord et du Sud. 1982 La cour suprême des USA déboute les Sioux qui revendiquaient la rétrocession des Black Hills. 1990 Centième anniversaire du Massacre de Wounded Knee. Sur l'initiative du "Lakota Times", le gouverneur George Mickelson proclame cette année "Year of Reconciliation". Sources : www.indianer.de La terre des Peaux-Rouges de Philippe Jacquin, Découvertes Gallimard

La politique indienne des États-Unis Une politique d'oppression et de persécutions qui dure depuis plus de deux siècles par Karl-Heinz Prestel, membre de l'Association for the support of North American Indians (ASNAI, Berlin) Préambule Un grand nombre des problèmes qui se posent aujourd'hui entre les différentes nations indiennes et les Etats-Unis d'Amérique trouvent leur origine dans la politique indienne suivie par les puissances coloniales, qui fut reconduite par les Etats-Unis après sa fondation. Il est plus aisé de comprendre la situation actuelle si on analyse les deux siècles qui viennent de s'écouler sous cet angle. Les relations entre les Indiens et les Etats-Unis ne cessent d'évoluer, tout en restant prisonnières des aléas politiques du moment. Le gouvernement de Washington s'est généralement efforcé de limiter la souveraineté des tribus indiennes afin de renforcer son pouvoir. Les territoires peuplés par les premiers habitants d'Amérique du Nord lors de l'arrivée de Christophe Colomb en 1492 ne représentent plus aujourd'hui que 2,3 % de la superficie des Etats-Unis. La cupidité ravageuse qui a frappé les territoires indiens a surtout sévi au siècle dernier, qui a vu l'avènement de la nation américaine La fondation des Etats-Unis En 1776, après des années d'affrontements, les colons de Nouvelle-Angleterre virent se réaliser leur rêve : ils obtinrent l'indépendance. Les Etats-Unis d'Amérique étaient nés, qui octroyaient à tous les habitants du pays les mêmes droits. Pourtant, les premiers occupants du continent n'en bénéficièrent pas, car les Etats-Unis poursuivirent la politique menée par leur ancienne puissance coloniale. L'égalité des droits ne fut reconnue aux Indiens que lorsque cela convenait aux Américains. Les Indiens furent déportés et assassinés dès qu'ils faisaient obstacle à l'avancée blanche. En 1763, la "Royal Proclamation" du roi d'Angleterre George III affirmait les droits illimités des Indiens sur les terres qu'ils occupaient. Les Appalaches devinrent la frontière séparant les "territoires indiens" à l'ouest des colonies des blancs situées à l'est. En 1787, les Etats-Unis réaffirmèrent dans la "Northwest Ordinance" (Ordonnance du Nord-Ouest) leurs relations avec les peuples indiens ("il faut maintenir les bonnes relations de confiance que nous avons toujours entretenues avec les Indiens; aucun des biens et territoires des Indiens ne leur sera retiré sans leur consentement. La guerre d'Indépendance contre la couronne d'Angleterre avait trop affaibli les Etats-Unis d'Amérique pour qu'ils songent à s'occuper sérieusement des Indiens. Seule la défaite définitive des Anglais en 1812 ouvrit la voie à une nouvelle politique indienne aux Etats-Unis. Au début du dix-neuvième siècle, le gouvernement fédéral subit les pressions de plus en plus fortes exercées par les colons qui réclamaient des terres et l'exhortaient à agir, d'autant plus que le rachat de la Louisiane à la France en 1803 et l'acquisition de la Floride quelques années plus tard doubla la surface des Etats-Unis.

 

Les Indiens ont toujours apporté le plus grand soin à l'éducation de leurs enfants. Pour eux, la vie est un relais que l'on se passe de génération en génération. Tant qu'il y aura un enfant pour écouter une légende, pour assister à une cérémonie, pour répéter les gestes ancestraux, la nation indienne continuera à vivre. "Etre reconnu non seulement comme un américain à part entière mais aussi comme les héritiers d'une culture qui a le droit de vivre. C'est la grande revendication des Indiens d'aujourd'hui." " Notre passé vit en nous, nous n'avons pas le droit de l'oublier même si notre époque est difficile à vivre, il nous faut marcher ensemble vers l'avenir". " La spiritualité est la seule chose sur laquelle nous pouvons compter.C'est quelque chose d'aussi précieux et délicat qu'une braise.Allons-nous souffler dessus pour qu'elle continue à brûler ou allons-nous, nous en débarrasser. Notre culture, notre langage, notre histoire ressemble à un feu qu'on aurait éteint de force. Après la nuit a régné pendant deux cents ou trois cents ans. Notre rôle quelque soit la façon dont nous décidons de vivre , est de sauvegarder ces braises, de les rassembler et de souffler sur elles. Alors peut-être qu'une flamme jaillira autour de laquelle nous pourrons tous nous réchauffer." "Les tribus succèdent aux tribus, les nations succèdent aux nations comme les vagues de l'océan. Ainsi va la nature, rien ne sert de s'en plaindre. Notre déclin n'est peut-être pas pour demain mais il viendra, car même le visage pâle qui a parlé et marché avec Dieu comme avec un ami, ne pourra échappé à la destinée des hommes ". Nous finirons sûrement par être frères un jour, cher Seattle.

 

 

L'Iroquois Léon SHENANDOAH disait, dans les années 80: "Lorsque les gens ne respecteront plus rien de ce qui existe et n'exprimeront plus leur gratitude au Créateur, alors toute vie sera détruite, et la vie humaine sur cette planète touchera à son terme. Voilà ce qui risque d'arriver aujourd'hui, et nous sommes tous responsables. Chaque être humain a le devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère la Terre, parce que c'est d'elle que provient toute vie. Afin d'accomplir cette tâche, nous devons reconnaître l'ennemi - celui qui se trouve à l'intérieur de chacun de nous. Nous devons commencer par nous-mêmes. Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel, et prendre conscience que sa surexploitation ne peut conduire qu'à notre destruction. Nous ne pouvons plus sacrifier le bien-être des générations à venir à la recherche du profit immédiat. Nous devons nous plier à la loi naturelle, ou subir les conséquences de sa rigueur." (20). Nous sommes fort éloignés de l'habituelle caricature d'un "écologisme primaire". Et quels remords sourdent de ce texte de l'écrivain indien contemporain OHIYESA: "Enfant, je savais donner; j'ai oublié cette grâce depuis que je suis devenu civilisé. J'avais un mode de vie naturel alors qu'aujourd'hui il est artificiel. Tout joli caillou avait une valeur à mes yeux; chaque arbre qui poussait était un objet de respect. Maintenant je m'incline avec l'homme blanc devant un paysage peint dont on estime la valeur en dollars." (21). L'esprit critique passant par l'autocritique, les Indiens nous donnent la plus grande leçon qui soit : la modestie face au Monde; telle serait la voie vers une vie à dimension vraiment humaine. Ceci constituera ma conclusion provisoire... car j'ai encore tant de choses à apprendre.

 

LE B.I.A

Fondé en 1834 pour nourrir (mal) et loger (affreusement) les tribus réchappées de la tourmente des guerres indiennes, le B.I.A, ou Bureau des Affaires Indiennes, n'a jamais eu bonne réputation. Le plus souvent complices des colons et des trafiquants, les agents du B.I.A, méprisaient les Indiens et touchaient sur tous les tableaux, celui de l'alcool en particulier, justement parce qu'il était interdit. De réforme en réforme, le B.I.A est devenu un honorable organisme fédéral dépendant du ministère de l'Intérieur. Dirigé depuis Washington avec relais dans une superintendance installées dans les réserves ou les capitales d'états, il entretient une armée de fonctionnaires. Les superintendants ont remplacé les agents. Ce sont des technocrates honnêtes à l'âme de bureaucrates. Leur réputation a changé de nature mais ne s'est pas améliorée. Ils travaillent sur dossiers, tapis au centre de ce gigantesque fromage administratif qu'est le budget des Affaires Indiennes. Le monstre commence par se gaver de paperasses et de dollars mais laisse quand même échappé quelques brides substantielles dans le domaine de la santé, de l'éducation et de l'habitat. Trop peu au goût de nombreuses tribus, d'où des tensions fréquentes entre les deux pouvoirs, celui du B.I.A et celui des gouvernements tribaux. Tout n'est pas mauvais cependant. Le B.I.A veille plutôt bien que mal sur l'intégrité des territoires Indiens, toujours en proie à la convoitise. Il les défend même parfois contre leurs propriétaires eux-mêmes. Par le canal du B.I.A parviennent également aux tribus de très nombreuses subventions. Selon une coutume établie par Le Président de la République des Etats Unis depuis le milieu des années 70, le commissaire général aux Affaires Indiennes est désormais un Indien. De très nombreux superintendants sont Indiens, ainsi qu'une bonne moitié du personnel du B.I.A et cette proportion augmente constamment. Il se crée ainsi une nouvelle classe d'Indiens de bureau qui n'a pas toujours bonne presse dans les réserves. On les appelle Uncle Tomahawk (par analogie avec Oncle Tom, le bon nègre) ou Apples (pommes), rouges au-dehors mais blanc à l'intérieur.

 Le site officiel du B.I.A

LES RESERVES INDIENNES

 

En 1887, on créa les réserves en attribuant des terres aux Indiens. Mais leur espace progressivement grignoté au cours d'opérations de colonisation ou de représailles contre les attaques des trains des premiers transcontinentaux. Il fallut attendre 1950 pour que soit entreprise une politique d'intégration. Francis Jeffard, Directeur de la Collection Paroles d'Indiens chez Albin Michel nous en parle: " Si on repart de la fin des guerres indiennes en 1890, on a une mosaïque indienne puisque l'Amérique contient pas moins de 500 Nations dont certaines sont en voie d'extinction surtout dans l'Est des Etats-Unis où parfois, il reste 30 ou 50 ou 100 membres. On a là une population qui est en véritable état de choc, dont on a détruit le style de vie, le mode de vie, l'existence. Dont les fils barbelés, c'est-à-dire la propriété telle que les Blancs l'entendent, a complètement brisé la structure de son environnement et ont installé les Indiens sur des réserves. On a en France, une mauvaise idée de ce qu'est une réserve. A savoir que c'est un territoire réservé. Encore actuellement, il y a trois cents réserves qui sont reconnues par le gouvernement fédéral aux Etats-Unis et ce sont des endroits où à part les crimes de sang, l'Amérique n'intervient pas ou en étroite collaboration avec un gouvernement tribal. A savoir que les Indiens dirigent eux-mêmes leurs réserves, que la justice est indienne, et que tout ce qui est administratif, santé et éducation, est contrôlé par un organisme qui a été pendant longtemps l'adversaire des Indiens, LE B. I .A, le Bureau des Affaires Indiennes." A la fin du siècle dernier, les Américains obligent les Indiens à aller à l'école, loin de leur famille. L'objectif : que le savoir-faire et la culture indienne peu à peu disparaissent. Relégués au fond de réserves, les Indiens en sont réduits à monnayer leurs services auprès des touristes ou à fabriquer de l'artisanat pour survivre. Toutefois peintures, masques, objets témoignent de l'originalité et de la qualité de leur art traditionnel qui s'est adapté à de nouveaux motifs et de nouvelles modes. Il y a actuellement un peu plus d'un demi - million de personnes reconnues comme Indiens par les lois fédérales: 547 tribus sont reconnues. Les réserves se trouvent principalement en Oklahoma, en Arizona et au Nouveau Mexique. Des réserves moins importantes sont disséminées sur tout le territoire des Etats-Unis: 800 000 Indiens y vivent. Le système politique dans les réserves est sous une double autorité: celle du gouvernement fédéral et celle d'un conseil tribal. Leurs religions : le christianisme, culte composite à coloration chrétienne chez les Iroquois de l'état de New - York; culte peyolt, d'origine mexicaine. L'espérance de vie est de 46 ans alors que celle des Américains se situe au-dessus de 70 ans. La mentalité indienne " Ces hommes ( qui ne bâtissaient ni pyramides, ni cathédrales) avaient trouvé leur juste place dans le cosmos, au sein d'une nature qu'ils respectaient et adoraient. Ils ne cherchaient pas à accumuler richesses et bien-être, mais à se forger une âme forte en harmonie avec le monde. Savoir s'intégrer respectueusement à l'univers des forêts ou des plaines, savoir reconnaître l'étincelle du sacré dans chaque parcelle de vie ...Voilà l'essentiel de leur philosophie." "On est face à des gens qui ont encore gardé un sens de la communauté très, très fort. Où l'individualisme attire presque la honte et les reproches. On se fait bien voir aux yeux des siens en étant quelqu'un de généreux et de désintéressé, où l'argent n'est qu'un vecteur d'échange et où il y a plus d'honneur à le distribuer, à le donner qu'à l'amasser. Quand on a une culture fondée sur le respect des enfants, des vieux, sur la solidarité, sur le sentiment de faire véritablement parti d'un groupe. Il n'est pas facile de vivre dans un univers où l'individualisme et le matérialisme forcené sont rois et où les problèmes de sociétés engendrent des laisser- pour - comptes"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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