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L'ANIMAL ROI

 

 

Le bison a été l'animal-roi de la prairie où il formait de gigantesques troupeaux totalisant au début du 16éme siècle, avant l'arrivée de l'homme blanc, quelques 60 millions de têtes. Sur le passage de ces hordes, la terre entière tremblait, toute herbe était rasée, la boue tassée formait un ciment dur et compact.

Suivaient des tempêtes de poussières, ainsi que des bandes de loups et de coyotes, qui n'effrayaient d'aucune manière le troupeau qu'ils débarrassaient des bêtes malades où blessées.

Le bison ne connaissait pas vraiment de prédateur. Sauf les grand feux qui à la fin de l'été et à l'automne, quand l'herbe était très sèche, dévoraient des milliers d'hectares de terrains et les neiges trop abondantes qui certaines années fauchaient des dizaines de milliers d'individus.

Du fait qu'ils broutaient excessivement, les troupeaux étaient forcés de se déplacer sans cesse à la recherche de nouveaux pâturage.

Animal grégaire, le bison vivait en société hiérarchisée, bien organisée, dominée par de grand mâles protecteurs.

Le front très large, jusqu'à 35 centimètres entre les yeux et armée de courtes cornes enfouies sous une épaisse crinière laineuse qui orne majestueusement la tête et se répand sur l'encolure massive, très forte. Les épaules, plus élevées et plus large que la croupe, portent une bosse qui ajoute à l'impression de puissance et de force.

Les mâles font plus de 1tonne et mesurent 1,80 mètre au garrot.

Les femelles, plus rapides à la course, pèsent de 650 à 800 kilos.

Mâles et femelles vivent séparés, ne se réunissant qu'en été au moment du rut qui dure parfois du début juillet à la fin septembre.

La gestation dure de 270 à 300 jours, de sorte que les mises bas ont lieu au début de l'été suivant.

Une demi-heure après sa naissance, le bisonneau, est capable de se dresser sur ses pattes. Au bout de 3 heures il peut courir, se cabrer.

Pendant deux ou trois semaines, il restera tout contre sa mère, qui va le sevrer après 7 mois.

Le besoins promenait sans cesse sa masse sombre, sa force aveugle irrésistible, d'un bout à l'autre d'un espace immense, à travers cet océan d'herbe, la prairie, qui se déployait du Missouri à la Rivière Rouge et s'étendait sur toute la vallée du haut Mississipi, constellée, ici de pâturages salins.

Roi et maître absolu de tout ce territoire, le bison formait chaque printemps, autour de ces pâturages, des hordes innombrables farouchement exclusive, qui l'été se répandaient dans toute la prairie.

Contrairement aux bovidés domestiques, les troupeaux de vaches par exemple, les bisons ne se tiennent jamais les uns des autres lorsqu'ils broutent.

Un même troupeau pouvait ainsi couvrir des milliers d'hectares, et occuper l'ensemble du paysage, d'un bout à l'autre de l'horizon.

Mais s'ils étaient menacés, ils se rapprochaient et formaient une masse compacte, pratiquement inexpugnable.

Avant que le cheval et le fusil ne fassent leur apparition dans la prairie, aucun prédateur, animal ou homme, ne pouvait impunément approcher un troupeau de bison.

 

 

Les feux de prairies engendrés par la foudre où allumés par les Indiens les chassaient parfois pendant des jours, jusqu'à ce qu'ils atteignent des pâturages plus humides qui limitaient l'avancée de l'incendie.

A la fin de l'été les hordes paissaient donc souvent les herbes grasses et fraiche des collines fortement boisées de la montagne Tortue(Tortle Mountain), à la frontière du Manitobas et du Dakotas, autour du lac du diable( Devil Lak ), un peu plus au sud est. Ou elles erraient sur les rives herbeuses des grandes rivières Assiniboine et Saskatchewan, dans la vallée de la rouge.

 

DEVILS LAKE

 

Lorsque  l'hiver était très froid et que le blizzard soufflait trop fort sur la prairie, les bisons comme les orignaux et les ours, se réfugiaient plus au nord, dans le Park Land, là ou la prairie et la grande forêt du Nord mêlent leurs natures, formant un un paysage plus onduleux, strié de ravins, planté, ca et là de petites collines densément boisées, les animaux y trouvaient de bons abris sous les arbres, et sous la neige, jamais trop épaisse, de quoi se nourrir en abondance dans le PARK lAND, ils étaient cependant la cible des chasseurs qui, profitant du couvert des arbres et des accidents du terrains, pouvaient se rapprocher plus facilement que dans la plaine nue.

PARK LAND

Le redevenait il plus clément, les bisons retournaient dans la rase prairie, hors porté des chasseurs. Ainsi pour les Amérindiens qui habitaient le Park Land et la région de la qu'appelle la Saskatchewan ou de l'assiniboine, un hiver doux représentait une véritable calamité.

Les bisons restaient en effet au cœur de la prairie sans arbres où il était extrêmement difficile voir impossible, de s'en approcher.

Sauf lorsque était trop neigeux, déjà affaiblies par le manque de nourriture, les bêtes s'enfonçaient alors dans la neige et devenaient des proies faciles.

Néanmoins les chasseurs devaient alors, pour les abattre et pour rapporter leurs dépouilles, parcourir des distances considérable dans des conditions extrêmement pénibles.

Toutes les tribus indigènes de l'Ouest connaissaient donc des périodes d'abondance qui alternaient avec des périodes de grande misère, de faim, de peur, très dépendants du bison, les Indiens de la prairie le suivaient autant que possible, dans ses déplacements.

Il était au centre de leur vie, de leur culture matérielle, de leur spiritualité, ils tiraient de lui de quoi se nourrir, fabriquer leurs tipis, leurs armes et leurs outils, et leurs légendes.

 

Les coureurs des bois de G.Hébert .Germain

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