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LA SAGESSE

 

 

 

 

Tu vis loin de la ville et tu es malheureuse, loin de la ville aux mille promesses et tu te crois pauvre en vivant avec les tiens.

Mais lorsque tu vivras comme ceux qui ont grandi dans les villes, tu n'entendras plus la plante te dire '' Mange-moi", tu demanderas plus à l'animal d'apaiser ta faim.

Le sol sera si dur que tu voudras courir sans t'arrêter, trop loin......

Il n'y aura ni mousse pour t'étendre ni arbre pour appuyer ton dos. Tu ne pourras appaiser le feu de ta gorge en puisant l'eau au creux de ta main; un liquide dans une bouteille te brûlera la langue, affaiblira ton esprit et fera se languir ton coeur pour l'eau fraîche d'une source.

Un millier de petits soleils, qui ne se couchent jamais, luiront tout autour de toi, mouilleront tes yeux de larmes. Le vent ne portera plus les messages des terres lointaines et l'âcre odeur d'innombrables machines te prendras à la gorge, comme celle de mille putois enragés.

Tu lèveras les yeux au ciel en prière, pour que tombe la pluie. Tu verras plutôt, par-delà la cime des arbres, se dresser une autre ville entre toi et ton étoile-guide.Alors..... Où donc les gens de la ville gardent-ils leurs morts ?

Du plus profond de toi montera la nostalgie des jours de ton enfance, tes doigts s'agripperont à la dent sacrée cachée dans la poche de ton manteau. Mais le train qui t'aura enmenée en ville aura laissé derrière lui l'esprit qui guide les chasseurs perdus en forêt.

Tes yeux chercheront en vain à voir le soir s'égoutter comme du miel sauvage sur les rayons du soleil couchant. Tes narines frémiront au souvenir de l'odorante vapeur des cascades montant de cayons de ton enfance.

Debout au coin d'une rue, au millieu de la clameur, tu pencheras la tête, désespérée, parce qu'en toi, ce désir inassouvi de caresser le canoé que ton père a sculpté lorsque tu es née.

Tu regarderas tout autour: rien te sera familier. Lorsque tes jambes auront perdu leur force, tu reconnaîtras ton frère à l'ombre tordue que son corps jette au coin d'une rue, dans une ville, où les gens se croisent sans savoir les larmes qu'ils ont au fond des yeux.

Chef Dan George (extrait des plaines du ciel)

 

 

La terre est la mère de toutes les personnes, et toutes les personnes devraient ayez l'égalité des droits sur elle. Vous pourriez aussi bien attendre les fleuves pour courrir vers l'arrière en tant que que tout homme qui est né un homme libre si soyez contenté une fois parqué vers le haut et liberté niée à aller où il satisfait.
 Joseph En chef (Chef 1830-1904 De Nez Perce)
 

 

 

 

 

Tu as le pouvoir de rire et aussi celui de pleurer. Tu as le pouvoir de dire le fond de ta pensée. Tu as le pouvoir de changer ta propre destinée. Mais tu n'as pas le pouvoir de revivre ton passé, ni celui de prévoir tout ce qui va t'arriver. Tu choisiras avec tes rêves tes désirs et tes réalités, en sachant que ton corps peut te limiter. Mais n'oublie pas que plus tu avanceras plus tu t'éveilleras et plus tu grandiras. Alors cesse d'avancer en regardant derrière toi. Et fait rejaillir avec intensité toutes les qualités de ton moi.

 

 

 

 

Si vous parlez aux animaux ils parleront avec vous et vous vous connaîtrez. Si vous ne leur parlez pas, vous ne les saurez pas, et ce que vous ne savez pas vous craindrez. Ce qu'on craint, on détruit.
Dan En chef George Chef, homme sage, et acteur Du livre mon coeur monte

 

 

Pour mon Père qui a Vécu sans Cérémonie. C'est dur vous savez sans bison, sans chaman, sans flèche, malgré tout mon père partait chaque jour chasser comme s'il jouissait encore de tout cela. Il travaillait dans les abattoirs. Toute sa vie il nous a rapporté de la viande. Personne n'a célébré son premier abattage, Personne n'a chanté son chant du bison. Sans avoir fait une quête de vision il a émigré vers la ville et partit au travail dans une conserverie de viande. Quant il apportait à la maison les peaux et les cornes ma mère disait débarrasse nous de ça. Je me souviens des empreintes d'animal que laissait dans l'allée sa voiture en reculant dans la neige ou dans la boue, l'antenne de sa vieille voiture, vibrante comme la corde d'un arc. Je me souviens du silence qu'émettait son pouvoir perdu, le bison rouge peint sur sa poitrine. Oh, je ne pouvais pas le voir mais il était là, et dans la nuit j'entendais ses grognements de bison comme autant de ronflements. Si les Indiens arrivent rien ne commencera à l'heure Il en faut du temps pour que l'esprit des Indiens et du Bison traversent la grand-route. C'était leur territoire. Ils reniflent l'odeur de l'herbe et attendent que le vent leur apporte des jambes de chair. Les esprits des Indiens et du Bison ne traversent pas la route facilement. Suivre les voies invisibles qu'ils empruntent prend du temps. Ils luttent dans le nouveau monde qu'ils subissent. Les os doivent être complètement nettoyés de leurs chairs et les peaux tannées. Il faut faire des offrandes au Grand-Esprit. Il faut du temps pour s'habituer à l'Espoir, il brille comme la surface d'Onion Creek.
 
© Textes extraits du recueil Iron Woman, édité en 1990 par les éditions New Rivers Press, Minneapolis, état du Minnesota.

 

ll en faut du temps pour que l'esprit des Indiens et du Bison traversent la grand-route. C'était leur territoire. Ils reniflent l'odeur de l'herbe et attendent que le vent leur apporte des jambes de chair. Les esprits des Indiens et du Bison ne traversent pas la route facilement. Suivre les voies invisibles qu'ils empruntent prend du temps. Ils luttent dans le nouveau monde qu'ils subissent. Les os doivent être complètement nettoyés de leurs chairs et les peaux tannées. Il faut faire des offrandes au Grand-Esprit. Il faut du temps pour s'habituer à l'Espoir, il brille comme la surface d'Onion Creek.
 
© Textes extraits du recueil Iron Woman, édité en 1990 par les éditions New Rivers Press, Minneapolis, état du Minnesota
 

LES ANCIENS SYMBOLE DE LA SAGESSE

 

 

 

 

 

 

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