LEGENDES ET MYTHES

 

La mort, dans la mythologie des indiens shoshones, apparut suite à une discussion entre le loup et le coyote. Le loup proposa que quiconque mourrait, pourrait être ressuscité s'il décochait une flèche en direction des morts. Le coyote objecta qu'il n'y aurait bientôt plus de place sur terre. Sensible à cette logique le loup s'arrangea pour que le premier à mourir fût le fils du coyote et ce dernier dut bien accepter le caractère irréversible de son deuil. Ainsi, le loup est présent dans la création de la mort, bien qu'il n'en soit pas totalement le responsable.

 

 

KAILA était le dieu du ciel, au dessus des forêts immenses et des plaines glacées du Nord. Comme tous les dieux qui se respectent, il avait créé un homme et une femme puis il les avait laissés se débrouiller. Complètement seuls, complètement libres, l'homme et la femme observèrent le monde autour d'eux : pas un cri d'oiseau, pas une trace sur le sol, pas même un moustique pour leur taquiner les oreilles. Bientôt la femme en eut assez de n'avoir que son homme à regarder ; elle commença à s'ennuyer. Alors elle fit un trou dans la glace et se mit à pêcher... Une pêche miraculeuse ! Un à un, elle tira du trou les animaux de la terre, depuis les gobies, ces petits poissons qui remontent les rivières du Grand Nord, jusqu'aux perdrix des neiges, blanches l'hiver et brunes l'été. Le dernier qu'elle mit au monde fut le caribou ; elle eut du mal à le hisser hors du trou tant son dos était puissant, tant sa ramure était lourde ! A ce moment là, Kaïla qui observait tout du haut du ciel, jugea qu'il était temps d'intervenir : ceci est mon plus beau cadeau, dit-il à la femme. Le caribou te fera vivre, toi et ta famille ; grâce à lui, vous ne manquerez de rien. La femme s'empressa de lâcher le caribou et lui ordonna de se répendre partout sur la terre pour former de grands troupeaux à travers les forêts immenses et les plaines glacées. Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Les caribous se multiplièrent, les hommes aussi. Les hommes chassèrent les caribous, mangèrent du caribou, fabriquèrent des tentes et des chaussures avec sa peau. Armés d'arcs et de flèches, les chasseurs tiraient de loin les animaux les plus appétissants dont les cuisseaux faisaient de magnifiques rôtis pour la tribu toute entière. Mais... A force de tuer les plus belles bêtes, il ne resta bientôt que les malades, les boiteux, les maigrelets dont personne ne voulait. Voyant que ses enfants commençaient à avoir faim, que le cuir de ses chaussures s'usait, la femme se mit à pleurer. Et Kaïla, du haut du ciel, vit ses larmes. Je t'avais donné un beau cadeau que tu as gaspillé, dit-il, mais dans ma grande générosité je vais encore essayer d'arranger tes affaires. Il alla voir Amarok, l'esprit des loups, qui habitait le ciel non loin de lui, et lui demanda d'envoyer des loups de la terre nettoyer les troupeaux de caribous. Surtout, insista t'il, qu'ils usent de leurs griffes et de leurs dents, qu'ils aiguisent leur faim... Qu'ils dévorent tous les malingres, les contrefaits ! Les bêtes saines sauront bien leur résister et les hommes auront à nouveau du beau gibier ! Les loups se mirent en chasse. Du sommet des collines les hommes les regardèrent. Après s'être rassembler dans la forêt, la meute s'avança sans un bruit vers le troupeau. Les caribous qui ruminaient tranquillement se levèrent, frémissants, et se rapprochèrent les uns des autres, les adultes tournaient vers l'extérieur afin de protéger les faibles et les petits. De leur côté, les loups savaient ce qu'ils avaient à faire ; ils s'élancèrent pour écarter les rangs, éloigner les males vigoureux. A plusieurs, ils réussirent à isoler une jeune bête. Elle perdit vite ses forces et se laissa encercler par la meute ! Les loups se rapprochèrent, les crocs en avant puis ils bondirent. Le caribou tomba. Du haut de la colline les hommes avaient compris ; du haut du ciel Kaïla cligna de l'œil et, en bas, la femme sourit. Depuis ce jour très ancien, l'esprit d'Amarok plane sur le Grand Nord et les Inuits laissent les loups chasser en paix, car ils savent que la bonne santé des caribous dépend de leurs coups de dents.

 

LA CEREMONIE DU LOUP

 

je voulais donner quelque chose de mon passé à mon petit fils. ainsi je l'ai emmené dans la forêt, dans un lieu tranquille. assis à mes pieds, il m'écoutait lui dire la puissance qui était donnée à chaque créature. il ne bougeait pas un muscle pendant que j'expliquais comment la forêt nous avait toujours fourni : nourriture, abri ; confort ; et croyances. il était effrayé quand je lui racontais comment le loup était devenu notre protecteur, et quand je lui disait que je lui chanterais le chant sacré du loup, il était très excité. dans mon chant, j'implorais le loup de venir et de présider avec nous pendant que j'accomplirais la cérémonie du loup pour que le lien entre mon petit fils et le loup soit éternel. je chantais. Dans ma voix, l'espoir se répercutait dans chaque battement de cœur. je chantais. dans mes mots les pouvoirs hérités de mes ancêtres. je chantais. dans le Creus de ma main se trouvait une graine de sapin le chaînon de la création. je chantais. dans mes yeux étincelait l'amour. je chantais. et le chant flottait sur les rayons du soleil d'arbre en arbre. quand j'avais fini c'était comme si le monde entier écoutait avec nous pour entendre la réponse du loup. nous avons attendu un long moment mais rien n'est venu. je chantais à nouveau, humblement mais avec autant de conviction que je pouvais, jusqu'à ce que ma gorge me fasse mal et à en perdre la voix. tout à coup, j'ai réalisé pourquoi aucun loup n'avait répondu à mon chant sacré. il n'en restait plus ! mon cœur se remplissait de larmes. je ne pouvais plus donner à mon petit fils la confiance au passé, de notre passé. enfin, je pouvais lui murmurer "c'est fini" ! "puis-je rentrer à la maison me dit t'il en regardant sa montre pour voir si il pouvait être encore à l'heure pour ne pas rater son émission tv favorite. je l'ai observé disparaître et je pleurais en silence. tout est fini...CHEH DAN GEORGES

 

De tous les peuples de notre planète, les Indiens d'Amérique du Nord furent sans aucun doute ceux qui accordèrent au loup le plus d'honneurs. Dans ces sociétés de chasseurs, il devint parfois une divinité alliée, dont les fétiches conciliaient les faveurs, comme Lunawiko le Loup de l'est, l'un des six dieux de la chasse (Indiens des Pueblos du Nouveau-Mexique). Pour les Abenakis du Canada, il était Malssum(animal considéré comme l'ancêtre du clan et son emblème), un animal totem traditionnel qui s'est d'ailleurs retrouvé dans les coutumes de beaucoup d'autres nations indiennes. Chez les Iroquois de la région des grands lacs, existaient des "tribus de loups" ces populations vivant de la chasse et de la cueillette considéraient que le loup était un être supérieur, elles lui demandaient protection, santé et fécondité.

 

LES BALLONS ROUGES

Dicton amerindien raconter de Péres en fils

Un petit garçon noir regarde un marchand de ballons.

 

 Ses yeux brillent, il y a des ballons de toutes les couleurs rouges, blancs, noirs, jaunes...

 

Le vieux monsieur qui vend les ballons voit le garçon qui hésite, puis prend son courage à deux mains et s'approche de lui.

" Dis, Monsieur, est-ce que les ballons Rouges volent aussi haut que les autres?"

Le vieux monsieur a presque la larme à l'oeil.  Il prend le garçon dans ses bras, l'installe sur un muret et lui dit: "Regarde".  Il lâche tous les ballons qui s'envolent en grappes et montent, montent, montent dans le ciel jusqu'à disparaître tous, tellement ils sont hauts.

" Tu as vu? -  Oui.

-  Est-ce que les ballons Rouges sont montés aussi haut que les autres?

- Oui, Monsieur.

- Tu vois, mon garçon, les ballons, c'est comme les hommes. L'important, ce n'est pas leur couleur, ce n'est pas l'extérieur. Non l'important, c'est CE QU'IL Y A EN EUX , dans leurs coeurs , leurs têtes , et leur comportement.

 

C'est ce qu'il y a en toi qui fera toute la différence dans ta vie".

 

Merci à mon ami Quanah pour se très beaux texte.

 

 

Écoutez la légende de Buffalo blanc où nos enfants de phase... Un guerrier seul se tient dans la crainte de ce que le futur apporte, il n'entendra jamais les tambours battants ou les chansons ses frères chanter. Beaucoup de nos nations se sont par le passé tenues grandes et étendues du rivage au rivage mais plus sont allées et peu restent et le buffle n'erre pas plus. Nous avons partagé notre nourriture et notre terre et avons donné avec les cœurs ouverts, nous avons voulu la paix et l'amour et l'espoir, mais tous ont été déchirés. Tout ceci a été pris parce que nous n'avons pas su ce que l'homme blanc a eu dans le magasin, ils ont tué nos personnes et ont violé nos terres et le buffle n'erre pas plus. Mais ceux de nous qui restent toujours prisent nos têtes vers le haut de haute, et les spiritueux des aînés nous traversent comme si elles ne sont jamais mortes. Nos rêves vivront dessus pour toujours et nos nations seront réincarnés, notre os et des perles et les plumes toutes seront fièrement portées. Si vous écoutez étroitement vous entendrez les tambours et les chansons sur les vents, et dans la distance vous verrez... le buffle errer encore.

 

 

une vielle légende indienne dit qu'un brave trouva un jour un œuf d'aigle et le déposa dans le nid d'une poule de prairie. L'aiglon vit le jour au milieu d'une portée de poussins de prairie et grandit avec eux. toute sa vie l'aigle fit ce que la poule de prairie fait normalement. il chercha des insectes et de la nourriture. il caqueta de la même façon qu'une poule de prairie. et lorsqu'il volait, c'était dans un nuage de plumes et sur quelque mètres à peine. Après tout, c'est ainsi que les poules de prairies sont censées voler. Les années passèrent. et l'aigle devint très vieux. un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage. s'élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants, faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées. "quel oiseau splendide!" dit notre aigle à ses voisins. " qu'est-ce que c'est? ""c'est un aigle, le roi des oiseau" caqueta sa voisine" mais il ne sert a rien d'y penser à deux fois . tu ne seras jamais un aigle". ainsi l'aigle n'y pensa jamais a deux fois. il mourut en pensant qu'il était une poule de prairie.

 

 

 

LA LEGENDE DE KEETOOWAH

 

Les cherokee se rapportent parfois comme ani-Kituhwagi-Kituhwagi, "les personnes de Kituhwa". Kituhwa était le nom d'une ville antique, situé près de la ville actuelle de Bryson, OR qui était le noyau de la nation cherokee. L'épellation phonétique anglaise commune est aujourd'hui "Keetoowah", un nom employé par les groupes cherokee traditionalistes comme la société de Keetoowah (sectateurs de religion traditionnelle) et la bande unie de Keetoowah (une faction fédéralement identifiée de sang principalement plein Cherokees). La légende du Keetoowah, comme rappelée en 1930 par Levi B. Gritts, un membre en avant de la société traditionaliste de Keetoowah, les place sur des îles dans l'Océan Atlantique à l'est de l'Amérique Du sud. Les anthropologues ont découvert que les modèles cherokee de panier et de poterie ressemblent à ceux des tribus américaines et des Caraïbes Du sud, différant d'autres tribus des ETATS-UNIS du sud-est. Soixante-dix tribus les ont attaqués mais, par les conseils de Dieu, elles étaient victorieuses. Le dernier guerrier de leurs attaquants, Ner-du-heu-ner-du-er-gi, était sur une montagne donnant sur leur camp dans la vallée profonde ci-dessous. Ce guerrier a vu une fumée résulter du camp que "a prolongé vers le haut au delà du ciel". La fumée a été divisée en trois parts et dans celui il y avait un aigle tenant des flèches. Quand le guerrier et ses sectateurs ont vu ceci, il les a commandés ne pas attaquer les Indiens pour eux étaient les personnes de Dieu et puissant et s'ils attaquaient ils seraient détruits. Quand Dieu a créé ces personnes il les a données grandes, puissance mystérieuse d'être employé pour les meilleurs intérêts du peuple. Ils ont vécu dans de grandes villes avec les bâtiments grands. Quelques hommes sages ont commencé à employer leur puissance différente qu'a été prévu qui a préoccupé le peuple. Dieu les a instruits prendre leur feu blanc et éloigner de cet endroit. Certains sont allés en Asie, certains en l'Inde, et d'autres en Amérique du nord laissant les hommes sages derrière. Après qu'ils soient allés à d'autres pays, ces grandes villes ont été détruites quand la terre est descendue et sont maintenant sous l'océan. Dieu tourné au peuple qui est venu en Amérique et leur a donné la sagesse et les a guidés. Là est venu un moment où le peuple a commencé à violer leurs enseignements - commettant des crimes les uns contre les autres, commettant des meurtres, et gardant rancune entre les sept clans. Le peuple a rencontré leurs chamans autour de leur feu pour demander à Dieu des conseils. Les chamans ont été inspirés aller jusqu'à une haute montagne, une par une chacun de sept jours. Le septième jour, ils ont entendu un bruit au-dessus d'eux et d'un plus lumineux léger que le jour est apparu et une voix dite, "je suis un messager de God. God a entendu que vos prières et lui a la grande passion pour vos personnes et dorénavant vous vous appellerez Keetoowah. Allez de nouveau au votre feu et culte. Il y a une boule blanche de la manière est, qui est votre ennemi, venant et les pieds de vos petits-enfants sont dirigés à l'ouest. Ils auront de grandes épreuves sur le bord de la prairie. Ils seront divisés en différentes factions et leur sang sera environ seulement sur la moitié. Des familles seront divisées les uns contre les autres et elles négligeront leurs chefs, chefs, chamans, et capitaines. Mais si ces une plus jeune génération essaye de suivre l'instruction de votre Dieu il y a une chance de revenir à l'est et si pas, le prochain mouvement sera occidental, dessus à la côte et de lui dessus au bateau et à ceci y aura durent." Tout le texte sur cet emplacement a été écrit par Ken Martin sauf indication contraire merci à lui de nous le faire partager

 

CREATION DE LA RIVIERE ST MAURICE

 

Comme c'était la coutume depuis fort longtemps, un très vieil indien, sentant venir la fin de ses jours, décida d'aller s'isoler dans la profondeur des bois. Là, dans la plus grande solitude, il rencontrerait l'esprit de la mort, le Manitou-Femme. Il partit un matin, à la barre du jour, dans son canot et atteignit, après une harassante journée, le lieu qu'il avait lui-même choisi depuis longtemps. Lorsque la nuit tomba, il s'enroula dans sa couverture et s'allongea devant le feu qui accompagnerait son dernier repos. Soudain, il fut encerclé par une meute de loups affamés qui attendaient que le feu se consume pour dévorer le vieillard. Sous le coup de l'effroi, regrettant ses forces perdues, il invoqua le mauvais manitou et lui offrit son esprit en retour de sa jeunesse et de sa force. " Très bien, dit le manitou du mal, je te redonnerai la vigueur de tes 20 ans, mais tu devras tourner la pointe de ton canot vers le soleil levant et pagayer à travers les terres qui s'ouvriront pour te laisser passer. Lorsque tu atteindras le grand fleuve, tu mourras ". Le vieil homme voyagea ainsi pendant deux lunes. Mais quand il vit qu'il se rapprochait du fleuve, il commença à serpenter, pensant ainsi prolonger sa vie. Dès qu'il atteignit le grand fleuve, son canot chavira pourtant, emportant l'homme dans les profondeurs de l'onde. Voilà pourquoi la rivière St-Maurice, dans la région de la Mauricie, fait tant de détours avant de se jeter dans le fleuve St-Laurent.

L'ORIGINE DU MAIS

 

Selon une très vieille légende racontée par nos aînés, le peuple Abénakis fut, dans un temps très lointain, frappé d'une terrible famine qui apporta la mort et la désolation au sein de la nation. Même si le peuple Abénakis allait péniblement d'un territoire à un autre, la nourriture demeurait introuvable. Des hommes, des femmes et des enfants, parfois même des familles complètes moururent de cette famine cruelle. Il fallait absolument trouver une solution pour sauver le peuple d'une mort totale. Un jour, un homme d'une grande faiblesse, gisant au pied d'un arbre, eut soudainement une vision dans laquelle le Créateur lui expliqua que lui seul pouvait sauver son peuple au prix très grand sacrifice. Ce sacrifice était la vie de sa femme en échange de la survie de son peuple. L'homme était partagé entre le désespoir le plus total et la confiance qu'il avait en son Créateur. L'homme mit alors fin aux jours de sa femme et l'enterra sur le champ. Comme le créateur le lui avait clairement spécifié, il laissa sortir de terre l'abondante chevelure de la morte. Dès la saison suivante, la terre fut d'une générosité extrême et elle offrit aux Abénakis du maïs en abondance. Notre peuple était sauvé. C'est pour cette raison que l'on retrouve sur les épis de maïs quelques cheveux dorés pour nous rappeler le sacrifice de la vie d'une femme pour la survie de sa communauté.

 

L'ENFANT ADOPTE PAR LES OURS

 

Il y a fort longtemps, un homme et une femme, accompagnés de leur jeune garçon, quittèrent leur village avec l'espoir de se rendre au Canada à bord de leur canot. Descendant une rivière, ils durent portager leur canot et les bagages pour franchir une série de rapides tumultueux. Alors qu'ils marchaient, ployés sous le poids de la charge, ils ne se rendirent pas compte que l'enfant s'était éloigné d'eux et s'était complètement perdu dans l'épaisse forêt. Les parents revinrent sur leurs pas vers le village où ils racontèrent leur triste mésaventure. Les hommes et les femmes du village partirent à la recherche de l'enfant sur le champ. On le chercha tout l'hiver mais ce fut peine perdue. Au printemps, à la fonte des neiges, ils découvrirent des pistes d'ours autour de petites flèches de bois destinées à attraper des poissons. Tous en vinrent à la conclusion que l'enfant avait été adopté par une famille d'ours. Un homme lâche, qui n'avait pas participé aux recherches et qui était l'objet de sarcasmes dans le village, partit dans les bois et se rendit à la grotte dans laquelle habitaient les ours. Sur les lieux, il frappa avec son arc sur les pierres de l'entrée. Aussitôt, une famille d'ours, le père, la mère et le petit, sortit de sa cachette. Avec son arc et ses flèches, le chasseur abattit les trois ours sur le champ. Entrant dans la caverne, il découvrit l'enfant apeuré qui pleurait en demandant ses parents. Déjà, le garçon commençait à devenir un ours, des longs poils lui poussant sur le dos et les épaules. Il tournait même la tête, lentement, à la manière d'un ours. Plusieurs années plus tard, il se maria et connut le bonheur avec sa femme et sa petite fille. Il devint le plus grand chasseur de son village, car il était même capable de sentir la présence des animaux qui étaient hors de sa vue.

 

Il y a fort longtemps, il n'y avait pas d'oiseaux et très peu d'animaux sur Terre. Pour jouer, les enfants n'avaient que des feuilles et cela, pendant six longues lunes. À la septième lune, Ours Blanc soufflait le froid sur les arbres et Loup Hurleur les dépouillait de toutes leurs feuilles. Les enfants ne pouvaient plus jouer. Lorsqu'ils sortaient de la hutte à suer, après le jeûne rituel, ils ne voyaient plus aucune jolie bête dont ils pouvaient prendre le nom. Car c'est la façon de reconnaître nos petits, chacun portant le nom de l'animal ou de l'objet qu'il voit le premier en sortant de la hutte à suer. Quand Ours Blanc et Loup Hurleur avaient passé, les enfants restaient tristes pendant plusieurs soleils. Ils ne voulaient plus manger leur sagamité (bouillie de maïs). Un jour qu'elle regardait tomber les feuilles, une petite fille s'adressa à Glouseclappe le grand esprit. Elle lui dit " O toi qui as fait la terre, l'eau et les petits feux qui brillent là-haut, fais autre chose si tu veux que les enfants rient et mangent leur sagamité ". Glouseclappe l'entendit. Le mois des fleurs venu, après que Vent du Sud eut défait le travail de Ours Blanc, il ramassa les feuilles tombées et souffla dessus. Des oiseaux de toutes les couleurs s'envolèrent et se posèrent sur les arbres en chantant.

L'OISEAU TONNERRE

 

Le mythe de l'Oiseau-Tonnerre (mythe du peuple indien humain) . Parmi tous les êtres surnaturels, l'Oiseau-Tonnerre figure parmi les animaux qui suscite le plus de vénération. Au sein de la mythologie huronne-wendat, cet oiseau porte le nom de Hinon et il est doté de pouvoirs fabuleux qui lui confèrent un rôle de protecteur de la Nation. Dans le grand cercle de la vie, Hinon a la responsabilité de brûler et d'anéantir toutes les manifestations des forces surnaturelles négatives qui pourraient être déployées contre les humains. Le bruit du tonnerre est causé par le battement de ses ailes démesurées, alors que les éclairs déchirant le ciel sont provoquées par le clignement de la paupière de ses yeux perçants. Cette foudre frappe impitoyablement les monstres, les sorciers et les mauvais esprits qui se dressent sur son chemin. L'Oiseau-Tonnerre fait tomber la pluie, symbole de la source de vie. Pour le remercier de leur avoir appris le secret de la pluie, les Hurons-Wendat lui faisaient de nombreuses offrandes. Selon la croyance, à chaque printemps, Hinon reprend vie et laisse tomber les premières pluies annonciatrices du changement de saison. Perpétuant une vieille tradition, les Hurons-Wendat le remerciaient alors avec des offrandes de tabac. Nom Latin Habitat Longévité Taille argentavis magnificens varié inconnue Envergure : de 7 à 9 m. . Son vol reste un spectacle impressionnant, on raconte qu'il plane comme les condors. Le plus impressionnant reste évidemment sa taille qui bien qu'inférieure à celle de l'oiseau Rock reste exceptionnelle. Et heureux est celui qui peut le voir car sa protection est divine. L'oiseaux tonnerre est le messager des Dieux et il protège les justes. Le rôle qui lui est dévolu est celui d'esprit protecteur sachant prodiguer de sages conseils et protéger les Humanoïdes du mal et de l'infortune. . INFO Hors Jeu : L'oiseau-tonnerre est un esprit des mythes amérindiens, probablement dérivé de l'aigle. Son nom signifie la voix du tonnerre. Il s'agit de l'un des emblèmes les plus communs chez les Amérindiens de la côte nord-ouest. L'oiseau-tonnerre est généralement la figure qui orne la cime des mâts totémiques sculptés qui sont placés devant la demeure d'un chef. Il est tenu comme un symbole de suprématie et de pouvoir dans la vie de la tribu. La mystique qui entoure cet emblème varie selon les légendes de la tribu concernée. Le visage sur sa poitrine symbolise la double transformation. Ces attributs en font le symbole tout désigné pour représenter les services de sécurité des Forces canadiennes. Facilement reconnaissable en tant que symbole canadien, cet emblème de courage possède un aspect distinctif et saisissant.

 

LE SORCIER NIPPISSING

 

 

Il y a de cela bien des lunes, vivait dans les terres de chasses un vieux sorcier indien, le méchant et tout puissant Nipissingue. Il avait tellement d`influence sur les autres, que le grand conseil de Sachems ne décidait jamais rien sans l`avoir consulté avant. Sa ruse, son adresse et sa méchanceté le faisaient mener à sa guise le clan des Algonquins. De plus, bien des ennemis personnels étaient morts parce qu`ils lui avaient déplu. Donc, personne n`osait lui résister. Dans la même tribu que ce méchant sorcier, se trouvait Hiawhitha. Elle était d`une beauté incomparable avec ses yeux sombres et sa gracieuse droiture. Bien entendu, sa jeunesse et sa beauté avaient captivé bien des cœurs, mais personne n`osait la courtiser, car ils savaient tous que le vilain sorcier Nippissingue s`était épris d`elle. Malheureusement pour le sorcier, Hiawhitha n`était plus libre, car elle avait promis son cœur à un autre et cet autre homme était Dieu. Puisqu`elle lui avait promis son amour éternel, il était hors de question qu`elle entre dans le wigwam du grand sorcier.Elle avait connu la religion chrétienne, car elle avait vécu auparavant avec les blancs parce qu`elle était née sur les bords du fleuve géant au confluent de la rivière-qui-marche et les blancs lui ont transmis la religion chrétienne. Nissippissingue n`était pas chrétien et ne croyait pas à de telles sornettes. Alors, un soir de conseil quand le calumet eut trois fois circulé autour de la fleur rouge dansante, Nippissingue se leva, drapé dans une couverture de lin rouge et blanc et il dit : " Hugh frères, le Grand Manitou ne veut plus voir son sorcier seul sur la route alors Hiawhitha l`accompagnera. " Alors, après que le calumet circula encore quelques fois, le plus vieux des Sachems articula en grimaçant : " Le Grand Manitou est sage, Nippissingue ne marchera plus seul. " À partir de ce moment, le sorcier était fiancé. Il ne restait plus qu`à préparer les magnifiques cérémonies et les danses qui consacreraient à jamais l`union de la fille de Sachem avec le tout puissant sorcier. De son côté, Hiawhitha était désemparée et elle se livra à une prière encore plus intense et demanda de l`aide à Dieu. Elle se sentait terriblement perdue, soudain elle eut une idée. Parce qu`elle était la fille de Sachem, elle n`avait point le droit de refuser le mariage, mais elle avait le choix de son époux. Elle n`avait donc qu`à prendre un autre mari et elle choisit Arondack, l`ennemi juré de Nippissingue. Arondak comprenait sans doute la promesse de Hiawhitha car il était bon. Alors, il permit, de cette façon, à Hiawhitha de garder son cœur intact pour son Dieu. La jeune Algonquine fit connaître sa décision au conseil des Sachems et ceux-ci acceptèrent son choix, car ce n`était pas dans leur droit de s`y opposer étant donné qu`elle avait recours à un droit traditionnel. Ils respectèrent donc sa décision. Quand Nippissingue fut informé, il fit une colère noire, se rua au feu du conseil et jura de faire sombrer le clan sous ses maléfices, si la jeune Indienne ne l`épousait pas. Il se retira vaincu et la haine au cœur. Cependant, Hiawhitha n`épousa pas Arondak, car Nippissingue pour se venger déclara la guerre à son ennemi juré et elle s`annonça désastreuse, car Arondak revint mourant à son wigwam. Hiawhitha, fiancée par son choix, se tint à son chevet et prépara des infusions de plantes qu`elle cueillait elle-même dans les bois environnants. Alors, un jour qu`elle manquait de plantes elle s`éloigna du camp pour en récolter. Se dirigeant vers le profond précipice Dorwin au fond duquel coulait alors un mince filet d`eau saumâtre, elle se pencha pour aller cueillir quelques racines de salsepareille qui couraient au bord du gouffre. Nippissingue, à l`affût l`a vit et toute la rancune afflua au cœur de l`indien. Donc, devant cette proie facile qui s`offrait à lui, il s`emporta et courut sur elle. D`un geste brusque, il la précipita dans l`abîme puis se pencha pour voir son corps frêle se déchiqueter sur les rocs. Il ricana férocement savourant sa vengeance, mais… à peine le corps de Hiawhitha eut-il touché le mince filet d`eau que le précipice vibra d`un coup de tonnerre et une magnifique chute multipliant à l`infini le lin blanc de la robe de l`Indienne, jaillit au sommet et se rua dans la gorge étroite où depuis elle ne cesse de bondir et de chanter. Nippissingue, stupéfait, s`immobilisa et fut changé en pierre par le Grand Manitou et condamnée à entendre ainsi pendant des siècles le chant de victoire d`Hiawhitha.

 

 

 

 

 

 

 

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