LE MONDE DES ESPRITS
 

LE CHAMAN

 

Le Chamanisme est l'art de rétablir l'équilibre entre le visible et l'invisible... Entre notre dimension matérielle-terrestre et les dimensions spirituelles de notre monde (l'âme, les esprits et les forces de la nature).

Le chamanisme est la plus ancienne tradition spirituelle de l'humanité, ancêtre de toutes les religions. Mais le chamanisme n'est pas une religion, encore moins une voie dogmatique ou une secte. il s'agit avant tout d'un ensemble de techniques nous apprenant à entrer en contact direct avec les dimensions spirituelles, l'âme, les esprits de la nature...

Le mot "Chaman" ou "Shaman" vient de Sibérie et veut dire "celui qui tremble" ou "celui qui est en transe". ce mot fut utilisé par les anthropologues pour désigner plus généralement les "guérisseurs spirituels" qui établissent le liens entre leur communauté et le monde des esprits. On retrouve sur tous les continents des "Chamans" qui bien que vivant dans des cultures et des milieux bien différents, ont d'étonnantes similarités dans leurs pratiques et dans leurs visions du monde.

LES KACHINAS

Dans la mythologie des Indiens Hopis et Zunis du Nouveau Mexique et de l'Arizona, au Sud Ouest des États-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants... Une sorte d'inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.

Leur confection commence par la recherche d'une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d'un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l'apparition d'avant-bras. Année après année, les modifications se sont affinées pour aboutir aux poupées modernes, fidèles imitations des danseurs masqués, comme celles qui sont exposées dans les musées américains du Sud-ouest des Etats-Unis (Heard Muséum de Phoenix et Muséum of Northern Arizona de Flagstaff).µ

La peinture des kachinas est d'importance car les coloris sont associés aux six points cardinaux : le nord est figuré par le jaune, l'ouest par le bleu-vert, le sud par le rouge, l'est par le blanc, le zénith par le noir, le nadir par le multicolore ou le gris. Un ton peut symboliser la provenance de l'esprit kachina, un autre révèle sa fonction, un troisième témoigne de son appartenance à tel ou tel groupe d'esprits. Quant aux accessoires, ils sont la touche finale du créateur. Les plumes en sont l'ultime ornement. Le commerce aurait pu, en la banalisant, transformer la poupée kachina en un gadget mais ce n'est pas le cas. Le tihu reste le lien qui unit les Indiens à la terre de leurs ancêtres et le danseur kachina conserve son rôle d'éducateur privilégié et de gardien de la culture des Indiens Hopi et Zuni.

 

 

 

Le Kachinas viennent pour vivre avec les hopis à la période du solstice d'hiver et demeurent jusqu'à juillet. Pendant cette période, on observe les danses suivantes 

 

Janvier : Danse de la Kiva (PAMUYA)

Février : Danse du haricot (POWAMU

Mars : Danse de la répétition(ANKTIONI)

Avril : Danse de la plaza (SOYOHIM)

Mai : Avril : Danse de la plaza (SOYOHIM)

Juin : solstice d'été

Juillet : Danse de la maison (NIMAN)

Le dernier semestre se compose de cérémonies non-masqué 

Août : Danse du serpents

Septembre : Danse de la société des femmes (MARAU)

Octobre : Danse de la société des femmes (OAQOLE)

Novembre : Danse du renouveau (WUWUCHIM)

Décembre : solstice d'hiver

 

Le terme Hopi désigne un ensemble de tribus amérindiennes du sud-ouest de l'Amérique du Nord, voisines des Apaches, des Navajos, des Papagos, des Zunis et pueblos

Les Hopis vivaient dans des régions arides mais leurs cultures étaient adaptées à cet environnement désertiques. Le maïs était semé dans des trous profonds afin que les racines puisent l'humidité du sol.

En février, ils célébraient la danse du Haricot. Durant 16 jours, les danseurs masqués priaient les esprits katchinas de la pluie pour avoir de bonnes récoltes. Les enfants apprenaient à connaître leur religion.

Pour les Hopis, il existe 5 mondes 

5 est un chiffre négatif : c'est le carrefour entre sud / nord / est / ouest. Il représente le gouffre, l'aspiration et la malédiction.

Pour eux, nous sommes actuellement dans le 5e monde.

tous les mondes antérieurs étaient ceux des divinités, des animaux et des hybrides des deux

 

LE MARIAGE

 

Chez les Hopis, les mères des promis se lavaient les cheveux ensemble dans le même récipient pour sceller l'union

Les filles en âge de se marier portaient une coiffure très élaborée.

La future mariée hopi passait d'abord trois jours à moudre du grain chez ses beaux-parents. Après la célébration, elle attendait sa tenue de mariage, tissée par son futur mari et les hommes de sa belle-famille. Elle rentrait ensuite chez elle avec sa parure rangée dans un étui en roseau.

Le jour de son mariage, le garçon hopi se parait de colliers de perles.

Lors de leurs enterrements, les femmes étaient enterrées dans leur robe de mariée afin d'être convenablement vêtues pour rejoindre le monde des esprits.

 

Cérémonie chez les sioux

Sauna amérindien

Les Sioux participent à la "cérémonie de la vapeur" pour nettoyer leur corps et leur âme avant d'importants rituels. Les saunas amérindiens consistent d'une structure de bois de saule, couverte de peaux. Les quatre éléments de base - la pierre, le feu, l'eau et l'air - jouent tous un rôle dans le rituel. Les Sioux font chauffer les pierres, puis les arrosent d'eau pour que monte la vapeur qui nettoie le corps et porte les prières jusqu'aux êtres supérieurs.

Quête d'une vision

Vers la puberté, les garçons (et parfois des filles) sioux observent un rite de passage essentiel appelé la quête d'une vision. Cette expérience peut être vue comme une mort symbolique et une renaissance. Les jeunes se rendent seuls dans un lieu isolé et parfois dangereux où ils jeûnent et prient pendant plusieurs jours jusqu'à ce que leur esprit gardien personnel leur apparaisse. L'esprit leur transmet les chants et les rituels qui seront les leurs, et qu'ils utiliseront toute leur vie durant dans les moments d'angoisse ou de danger. Lorsqu'une quête de vision s'avère infructueuse, un aîné ou un membre plus âgé de la famille "prête" son propre bon esprit et ses propres rituels au jeune.

Visions supplémentaires

Les gens cherchent à avoir d'autres visions plus tard dans leur vie pour une multitude de raisons : pour recevoir de l'aide des esprits pour un parent malade, pour se préparer pour la danse du Soleil ou pour la guerre. Les chefs sioux, comme Crazy Horse et Sitting Bull, reçoivent la grande partie de leur pouvoir par le biais de visions qu'ils ont eues au cours de leur vie.

La danse du Soleil

La danse du Soleil est l'une des plus importantes cérémonies. Les danseurs transpercent la peau de leur poitrine ou de leur dos à l'aide de poinçons de bois. Chacun de ces poinçons est attaché au sommet d'un poteau à l'aide d'une longue lanière de cuir. Les danseurs soufflent dans un sifflet fait d'os d'aigle et tirent sur la lanière jusqu'à ce que leur peau se déchire. Lors de la danse du Soleil, les voyants-guérisseurs ont des visions et pratiquent l'automutilation. L'automutilation et les autres pratiques du genre sont considérées comme l'offrande de sa chair et de son sang à Wakan Tanka (le Grand Esprit)

Le calumet sacré

Le calumet sacré joue un rôle de premier plan. Le fumeur souffle la fumée afin qu'elle apporte ses prières et ses bonnes pensées aux êtres célestes, à la terre et aux quatre points cardinaux. Le rituel du calumet est un don de Wakan Tanka (le Grand Esprit), transmis au peuple sioux par l'émissaire White Buffalo Calf Woman (la Dame du jeune bison blanc). Les occasions de fumer le calumet sacré sont nombreuses : les prières quotidiennes, la préparation aux cérémonies tels la danse du Soleil, pendant les quêtes de vision, et, pour ainsi dire, presque tous les événements importants de la vie. Le fourneau du Calumet sacré est creusé dans une pierre rouge et douce, qui ne se trouve que dans certaines carrières. Le tuyau est fait en bois. Habituellement, un bison est sculpté sur le fourneau et des plumes d'aigle sont suspendues au tuyau. Le fourneau et le tuyau du calumet sont solennellement assemblés. Ceux qui partent à la chasse ou à la guerre désignent des porteurs de calumet pour porter le calumet sacré dans des sacs ornés de couleurs vives.

 

L'extraordinaire est appelé le Wakan Tanka et inclut tout de qui est mystérieux, puissant ou sacré. Les mots Wakan Tanka se traduisent par "tout ce qui est sacré et mystérieux". Le Wakan Tanka existe depuis toujours et sera toujours. Il a créé l'univers tout en étant à la fois l'univers. Le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les rochers et l'âme humaine sont tous des signes de l'existence du Wakan Tanka

À l'intérieur du Wakan Tanka se trouvent les êtres invisibles, ou Wakanpi, qui exercent le pouvoir sur tout et contrôlent tout. Il est primordial pour les humains de leur plaire. Puisque les Wakanpi sont incompréhensibles pour le commun des mortels, il est nécessaire que certains êtres humains soient en mesure de comprendre leurs besoins. C'est la responsabilité des voyants-guérisseurs, hommes et femmes. Ils obtiennent leur savoir particulier en communiquant directement avec les êtres mystérieux par le biais de rêves et
de visions.

La mort et la vie après la mort

La mort et la vie après la mort ne sont pas causes de tourments particuliers pour les Sioux. Au champ de bataille, ils défient ouvertement la mort. Ils préfèrent mourir au combat plutôt que de vieillesse ou de maladie. Les Sioux croient dans la nature immortelle de l'âme humaine, laquelle, venue du Wakan Tanka à la naissance, retourne au Wakan Tanka à la mort. L'esprit des êtres chers ne fait alors plus qu'un avec le Wakan Tanka, partout et en tout, bien qu'une partie de leur âme s'attarde près de la sépulture pour consoler parents et amis.

 

Les croyances relatives au passage de ce monde dans l'autre variaient selon les tribus, mais la plupart des Indiens croyaient qu'un homme avait au moins deux âmes : l'une était libre de toute attache et pouvait quitter le corps durant le sommeil et la maladie, l'autre était chevillé au corps.
La première gagnait immédiatement le monde des esprits après la mort. La seconde subissait le même sort que le corps périssable ou, du moins, restait attachée à lui pendant un certain temps.

Pour les Navajos, survenait lorsque le souffle de vie, qui était entré dans le corps à la naissance, se retirait. Les morts étaient craints car ils laissaient derrière eux leurs défauts sous la forme d'un fantôme qui pouvait nuire aux vivants.

Pour les Tlingits, les personnes les plus menacées par l'éventuelle malveillance du défunt étaient ses proches, aussi les funérailles étaient-elles souvent conduites par une autre famille.

Les morts étaient placés à l'écart afin de mieux couper les liens qui les unissaient encore au monde des vivants.

Chez les Yumas, on brûlait l'ancienne demeure du défunt ou, si elle était toujours habitée, on déplaçait la porte et le trou de fumée pour l'empêcher de revenir.

Le corps du défunt était incinéré, enterré ou placé sur un échafaudage, face au ciel.


Chez les Lakotas, les esprits dits wanagi « choses de l'ombre » gardaient les échafaudages funéraires et s'en prenaient aux vivants si les morts venaient à être dérangés.


Indiens et Inuits croyaient en une vie après la vie qui ne ressemblait pas toujours aux fameux « territoires de chasse du Grand Esprit » dont parlent les westerns hollywoodiens.

Dans la plupart des cas, l'une des âmes du défunt rejoignait le Créateur pour l'éternité.


Les Delawares croyaient que la seconde âme devait franchir douze niveaux cosmiques avant d'en faire autant.

Souvent l'au-delà n'était qu'une étape, une sorte de purgatoire précédant la réincarnation de l'âme. Pour d'autres tribus le monde des morts était le négatif de celui des vivants, et les rivières y remontaient vers leur source.

Parce que les morts pouvaient souffrir d'être séparés des vivants qui leur avaient été particulièrement chers, ceux-ci s'efforçaient d'alléger leurs souffrances. Pour bien montrer au défunt à quel point il était regretté, certains de ses proches allaient jusqu'à se taillader les membres ou à se couper une phalange du petit doigt.

La Légende du Dreamcatcher

 

Il y a longtemps, lorsque le monde était jeune, un vieux Sioux du Lakota, dirigeant spirituel, était sur une haute montagne et eut une vision. Dans sa vision, Iktomi, le grand filou et professeur de sagesse, paru sous la forme d'une araignée. Iktomi s'adressait à lui dans une langue sacrée que seulement les dirigeants spirituels du Lakota pouvaient comprendre. Pendant qu'il parlait, Iktomi l'araignée, prenait un cerceau de saule avec des plumes, de la chevelure d'un cheval et des perles et ainsi, il commençait à tournoyer et à tisser une toile. Il parlait au saule des cycles de la vie... et de quelle manière ont commencé nos vies, comme nourrisson puis vient l'enfance et l'âge adulte, enfin, nous allons vers la vieillesse où nous devons être soignés comme des nourrissons, complétant ainsi le cycle. Mais Iktomi dit pendant qu'il continuait à fabriquer sa toile. « Dans la vie, il y a beaucoup de forces - en bien et en mal. Si vous écoutez les forces du Bien, elles vous dirigeront dans la bonne direction. Mais si vous écoutez les forces négatives, elles vous blesseront et vous dirigeront dans la direction fausse >>. Il continuait, « Il y a beaucoup de forces de directions différentes qui peuvent aider ou interférer avec l'harmonie de la nature, et aussi avec le Grand Esprit et ses enseignements merveilleux ».
Il tissa sa toile de l'extérieur vers le centre. Quand Iktomi eut fini de parler, il donna au Sioux son travail et dit... « Vois, la toile est un cercle parfait mais il y a un trou dans le centre du cercle. Employez la toile pour vous aider ainsi que votre peuple à atteindre vos buts et à faire bon emploi des idées de votre peuple, rêves et visions. Si vous croyez dans le Grand Esprit, la toile attrapera vos bonnes idées et les mauvaises seront dirigées dans le trou du néant ».
Le Sioux refit le même objet qu'il avait vu dans sa vision et le donna à la tribu. Maintenant, les Sioux et les Indiens emploient le Dream Catcher comme toile de leur vie. Il est pendu au-dessus de leurs lits ou dans leur logement pour purifier rêves et visions. Les forces du Bien de leurs rêves sont capturées dans la toile de vie et de cette façon, ils pourront en profiter... et les forces du mal sont captées et éjectées par le trou dans le centre de la toile. La légende du Dream Catcher détient le destin de l'avenir et procure protection.
En application avec les coutumes Amérindiennes. Le Dream Catcher sera employé afin de bénéficier des forces positives. Il vous permettra de ne pas descendre dans le creux de la vague et vous protégera. Vos idées seront claires et vos idées noires s'atténueront. Les forces du mal seront éjectées dans le trou du Néant.

 

Noms d'Esprits cité au cours de cérémonies

 

Akycha           

Esprit du Soleil

Inuit

Angpetu wi 

Esprit du Soleil

Dakota

Anpao 

Esprit de l'aube

Dakota

Anitsutsa 

Esprit des étoiles

Cherokee

Ataensic

Esprit de la Terre       

Iroquois      

Chahuru  

Esprit des eaux

Pawnee

Geyaguga      

Esprit de la Lune

Cherokee

Grasshopper

Esprit de la nature

Choctaw 

Igaluk 

Esprit de la lune

Inuit

Inagi-utasunhi

Esprit malin

Cherokee

Isakakate        

Esprit créatif

Crow

Ha wen neyu

Grand Esprit

IROQuois

Hastsezini       

Esprit du feu

Navajo

Henga 

Esprit des aigles

Osage

Hisakitaimisi

Grand esprit

Creek

Hoturu

Esprit du vent

pawnee

 Monu

  Esprit des abeilles

 Hopi

Na´pi

Esprit créatif

Blackfoot

Negakfok        

Esprit du froid

Inuit

 Oki

 Esprit du soleil

OUMAS

Oxheheon      

Esprit  danse du soleil 

cheyenne

 Pah

 Esprit de la lune 

  pawnee

Pautiwal         

Esprit du Soleil

Hopi

Seqinek          

Esprit du sol 

Inuit

Shilup Chito Osh

Grand Esprit

Choctaw

Sio Humis 

Esprit de la pluie 

Hopi

Tassom           

Esprit de l'âme

Cheyenne

 Tcolawitze

 Esprit du feu

 Hopi

Unktehi           

Esprit de l'eau 

Dakota

 Wakinyan

  Esprit du tonnerre  

  Dakota

Wenaewe       

 Esprits des animaux 

Zuñi

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La mort, les rites funestes des Amérindiens

 

Les croyances relatives au passage de ce monde dans l'autre variaient selon les tribus, mais la plupart des Indiens croyaient qu'un homme avait au moins deux âmes : l'une était libre de toute attache et pouvait quitter le corps durant le sommeil et la maladie, l'autre était chevillé au corps.
La première gagnait immédiatement le monde des esprits après la mort. La seconde subissait le même sort que le corps périssable ou, du moins, restait attachée à lui pendant un certain temps.

« La mort chez les indiens Navajos et autres clans »
Rencontre avec Carole Antoine qui a vécu entre 1963 et 1974 chez les Navajos, les Hopis et les Cheyennes.
Pour les Navajos, la mort est une renaissance, une vie après la vie. Toutes formes de vie a une « âme » (plantes, animaux, pierres …).
Par exemple, lorsqu’un Navajo veut abattre un arbre, ce dernier fait une prière pour « dire » à l’arbre que ce n’est pas par méchanceté qu’il l’abat mais qu’il s’agit d’une nécessité.

 

Lors d’un décès les Navajos pratiquent ce que l’on appèle le rite initiatique. Le rite initiatique est le jeûne total qui dure 3 à 4 jours durant lesquels la solitude absolue est de mise… Pendant ces jours tous ont des visions de leur vie antérieure, présente et future. Pendant ces jours de « méditation », les réserves sont fermées à tous les étrangers.
Pour les Navajos, la mort n’est pas ressentie comme une peine au contraire, pour eux cet événement qui nous attriste tant nous autres européens est un moment de fête ».
Dans un couple avec enfants, lorsqu’un des parents vient à mourir, l’éducation des enfants est assurée non seulement par le parent restant mais aussi par le reste de la famille voire par le clan entier.
Chez les indiens Montain Stonies, la mort se dit : « Du-wah-otch ».

Propos recueilli par Virginie Cottard

 

Pour les Tlingits, les personnes les plus menacées par l'éventuelle malveillance du défunt étaient ses proches, aussi les funérailles étaient-elles souvent conduites par une autre famille.Peuple amérindien de la côte nord-ouest des États-Unis (Alaska) et du Canada (îles de la Reine-Charlotte) 

Les morts étaient placés à l'écart afin de mieux couper les liens qui les unissaient encore au monde des vivants.

Chez les Yumas, on brûlait l'ancienne demeure du défunt ou, si elle était toujours habitée, on déplaçait la porte et le trou de fumée pour l'empêcher de revenir. Les Yumas habitent le nord de la Basse-Californie, sur la rive droite du Rio-Colorado.

Le corps du défunt était incinéré, enterré ou placé sur un échafaudage, face au ciel.

Chez les Lakotas, les esprits dits wanagi « choses de l'ombre » gardaient les échafaudages funéraires et s'en prenaient aux vivants si les morts venaient à être dérangés.

  

Indiens et Inuits croyaient en une vie après la vie qui ne ressemblait pas toujours aux fameux « territoires de chasse du Grand Esprit » dont parlent les westerns hollywoodiens.

Dans la plupart des cas, l'une des âmes du défunt rejoignait le Créateur pour l'éternité.

Les Delawares croyaient que la seconde âme devait franchir douze niveaux cosmiques avant d'en faire autant.

Chez les Iroquois,L'âme du mort erre malheureuse autour des siens jusqu'à ce qu'ils lui aient donné un tombeau où il puisse habiter ; c'est pourquoi les Iroquois et les Grecs attachaient tant d'importance à recueillir les corps des guerriers tombés sur le champ de bataille. La coutume d'enterrer les cadavres, au lieu de les abandonner sans sépulture à la voracité des animaux, comme le faisaient autrefois les Eskimaux, autorise à supposer que l'idée de l'âme remonte à une antiquité extrêmement reculée, puisque des anthropologistes pensent que des tombes de certaines cavernes dateraient de l'époque paléolithique, l'époque la plus ancienne où l'on ait trouvé des traces positives de la présence de l'homme : ce n'est qu'à l'âge de bronze que l'on substitua la crémation à l'enterrement parce que l'idée de l'âme s'était transformée

 

Apaches

Souvent l'au-delà n'était qu'une étape, une sorte de purgatoire précédant la réincarnation de l'âme. Pour d'autres tribus le monde des morts était le négatif de celui des vivants, et les rivières y remontaient vers leur source.

Parce que les morts pouvaient souffrir d'être séparés des vivants qui leur avaient été particulièrement chers, ceux-ci s'efforçaient d'alléger leurs souffrances. Pour bien montrer au défunt à quel point il était regretté, certains de ses proches allaient jusqu'à se taillader les membres ou à se couper une phalange du petit doigt.

D'autres se contentaient d'offrir de la nourriture afin de faciliter le passage du mort dans l'autre monde.

 

Chacun d'entre nous a une croyance alors respectons nous chacun les autres

 

 

 

 

 

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