LE MYTHE DU FAR WEST

Le succès
mondial du far West Américain- l'Ouest Américain, a commencé
avec les spectacles de Buffalo Bill, qui mettaient en scène de
vrais indiens des plaines, des COW-BOY, des chevaux et des
bisons, Buffalo Bill c'était William F Cody, qui avait été
messager du poney express, éclaireur de l'armée, chasseur de
bisons et qui, devenu directeur de cirque, monta en 1883 un
spectacle itinérant, aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre et
sur le Continent européen. Il y faisait revivre des épisodes
sanglants où des indiens montant à cru en poussant des
hurlements prenaient d'assaut la cabane d'un colon,
interceptaient une colonne de chariots ou prenaient part à des
scènes réalistes de batailles.

En
1861, William Frederick Cody fut éclaireur et guide pour l'armée
de l'Union. En 1863, il s'enrôla dans la septième cavalerie du
Kansas. À la fin de la guerre en 1865, il traita avec les
chemins de fer Kansas Pacific Railroad pour fournir de la viande
de bison aux ouvriers de la ligne. On dit qu'il tua plus de
4 000 bisons en moins de dix-huit mois, ce qui lui valut le
surnom de «Buffalo Bill». Il participa aussi à la guerre contre
les Sioux sous le commandement du général Custer (1868-1876) et
s'attacha à défendre l'idée de la destruction massive des
bisons, ce qui allait priver les Amérindiens de tous moyens de
subsistance.

LA CRÉATION D'UN MYTHE
Ces spectacles
à succès ont imprimé dans la mentalité collective l'image du far
West. et a contribué et perpétuer le mythe du far West auprès de
millions de spectateurs qui les ont vus. Lorsque le Wild West
Show fut présenté à Londres en 1887, les rois des Belges, de
Grèce et de Danemark ainsi que le duc de Sax jouaient les
passagers de la diligence" attaquée par les indiens. Il fut
également la même année, le clou des célébrations du jubilé de
la reine victoria. l'été 1889, sa présentation à Paris lança
"une
mode Western", on conduisit en grande pompe les indiens au
sommet de la tour Eiffel. En Allemagne, il donna lieu à la
création de centaines de clubs Western et/ou indiens. En Italie,
au cours de la tournée de 18890, le pape Léon 13 bénit les
indiens de Cody.

DU MYTHE AU STEREOTHYPE
Le
spectacle de Buffalo Bill inspira des faiseurs de films
d'Hollywood et même, plus prés de nous, des scénaristes de
télévision qui nous on montré des indiens féroces, parlant un
anglais approximatif et attaquant des forts, des fermes, des
troupes ou des diligences jusqu'à l'arrivée de la cavalerie.
Tout comme
les romanciers et les producteurs de films ont façonné le
stéréotype de l'indien, de même les fabricants de de jouets ont
répandu à travers le monde une panoplie d'objets réputés
indiens, qui n'avaient pas grand chose à voir avec les indiens,
passés ou présents: poupées en plastique surchargées d'armes et
couverte de peintures de guerre, bonnets de fausses plumes,
tuniques de peau à rang de perles etc... Cette imagerie a
homogénéisé les culture amérindiennes, en effaçant leur
extraordinaire diversité d'habillement, de bijouterie, de
coiffure et plus généralement de traditions.
Le
stéréotype de l'indien "à la Buffalo Bill" a gravement déformé
le rôle des autochtones dans l'histoire de l'Amérique du Nord.
Dans les spectacles Wild West Show, les indiens apparaissaient
comme une menace pour la marche inéluctable de la civilisation
euro américaine et pour le progrès technologique, alors qu'en
réalité ils ne faisaient que défendre leur habitat, leur
famille, leur terre et leur façon de vivre contre l'invasion
