MES POEMES AMERINDIENS

 

Mes Poèmes personnels

 

PRIÈRE

 

A toi Grand esprit

Je demande l'humilité que je n'ai pais

Je demande l'amour de la terre que je n'ai pas

Je te demande d'accorder le pardon !

Pour ces blancs qui n'ont pas de compassion,

Qui ne connaissent que la poudre à canon comme seule résolution.

A toi Grand Esprit, rempli tous nos cœurs de joie et de lumière,

pour qu'enfin le mot guerre soit enterré

Par le mot amour de l'autre soit remplacé.

 

Philippe Fontaine

 

 

FIERTÉ RETROUVEE

 

Moi le jeune Indien, que la ville a rejoint.

J'ai souvent rêver de nôtre passé,

De notre culture oubliée.

Aujourd'hui je suis fière d'être Indien

Car plus de lendemain sans Indien

 

Philippe Fontaine

 

 

 

CYCLE DE LA VIE

 

L'aigle est au ciel.

Le loup est à la terre.

La terre est au ciel.

Les Indiens appartiennent à la terre.

 

Philippe Fontaine  

 

 

LE LOUP  

 

En regardant la lune,

Je vois le loup, puissant, hurlant de toutes ses dents.

Et je regarde mon peuple, et je me dis

"Loup réveille toi"

Fais en nous revenir ta cérémonie,

Afin qu'en nous brillent les lueurs du passé

 

Philippe Fontaine

 

 

TERRE

A toi la terre!

Merci de ton trésor que chaque jour tu nous donne,

En espérant que chacun d'entre nous te préserve,

Merci à nos amis Indiens de t'avoir si souvent préservé,

Tant que d'autres te souillaient.

Que ta vie soit longue et que le grand Esprit veille sur toi.

 

Philippe Fontaine

 

 LES YEUX DE GERONIMO

 

Dans les yeux de Geronimo, on y a souvent puisé des mots.

De son regard il remplissait un étendard

Sa présence était une foule à lui tout seul

Sa stratégie et son génie en détruit plus d'un.

Moi ce que je perçois dans son regard,

C'est un homme qui aimait son peuple plus que sa vie

 

Philippe Fontaine

 

 

MON TIPI

 

Sous mon tipi je suis bien à l'abri,

des regards, des moqueries et du mépris.

L'homme blanc me porte pas dans son cœur,

mais je n'ai aucune rancœur, et aucune peur.

De loin, j'aperçois le bison qui me dit,

que la moisson sera bonne.

Mais dans la fumée, je vois l'esprit de mon ancêtre.

Ainsi va la lune, ainsi va le loup.

Sous mon tipi je suis bien à l'abri,

protégé par le Grand Esprit

 

Philippe Fontaine

 

 

LUNE

 

Dans ta lueur, je n'ai plus peur.

Tu forces le respect.

Tu es irremplaçable,

tu nous apporte la lueur du lendemain.

Je te porte tel un médaillon et je crie ton nom.

Oh ! Ma lune, que ta lumière éclaire mes souvenirs passés.

 

Philipe FONTAINE

 

TOI MON PÈRE

 

Tu m'as appris la vie,

tu m'as offert ton sang,

aujourd'hui tu es parti,

mais ton sang coule toujours dans mes veines.

Ton esprit me transporte chaque nuit

vers un chemin, où, là tu es assis.

En m'approchant de toi, j'apprends

tout le chemin parcouru par notre peuple.

Et notre sang sera toujours le même.

Toi mon père qui fut le valeureux guerrier,

je t'envoie toutes mes prières

afin qu'elles guident tes pas vers ton dernier chemin.

 

Philippe FONTAINE

 

 

SOUVENIRS

 

Comanche, je suis Comanche, j'étais.

Mon peuple était fort.

Le vent, la lune étaient nos amis.

Aujourd'hui seul le vent ramène nos souvenirs enfouis.

Aucun n'a retrouvé la hache de guerre.

Les chiens hurlent, le vent souffle mais rien ne vient.

Seuls les livres me rappellent que mon peuple était fort.

Oh grand esprit ! Pourquoi les hommes sont tels qu'ils sont ?

Moi je sais que notre peuple est toujours fort

et le restera jusqu'à la nuit des temps.

 

Philippe FONTAINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Design Tricoval "les brumes d'Avalon "2005
Copyright  L'indien de Normandie