PRIERES CHANTS ET
CITATIONS

sti -
e Ta - ka - hla - ne Ma ma ma ka - ka - nay Oo - sti - e he - ka - hla -
hska Ma ma ma a ve a Oo - sti - e Ta - ka - hla - ne Ma ma ma ka - ka - nay
Mon tout petit va s'endormir Ma ma ma ka - ka - nay Mon tout petit s'est
endormi Ma ma ma a ve a Mon tout petit va s'endormir Ma ma ma ka - ka - nay
UN COUR CHANT NAVAJO
"La voix qui embellit la terre La voix supérieure La voix dit tonnerre Parmi
les sombres nuages A jamais résonne La voix qui embellit la terre. La voix
qui embellit la terre La voix d'ici-bas La voix de la sauterelle Parmi les
fleurs et les herbages A jamais résonne La voix qui embellit la terre."

CHANT CHEYENNE
CE CHANT DE
GUERRE QUI MONTE SUR LA VILLE
COMME UNE PRIERE
A LA LUNE QUI BRILLE RAPPELLE
A CEUX QUI
DORMENT DERRIERE LES GRILLES
QU'ON PEUT
TOUJOURS MEME SI C'EST PAS FACILE. DEVENIR CHEYENNE COMBATTRE QUAND MEME
DEVENIR CHEYENNE
REGAGNER LES
PLAINES JE VEUX TE PRENDRE AU FEU DE MES TORTURES
JE VEUX TE FAIRE
COMPRENDRE TOUT CE QUE J'ENDURE
JE VEUT T'APPRENDRE
LES SIGNES, LES PEINTURES QUI PROTEGENT MIEUX QUE TOUTES LES ARMURES
DEVENIR CHEYENNE
COMBATTRE QUAND MEME DEVENIR CHEYENNE REGAGNER LES PLAINES TU PEUX AUSSI
QUAND LA VIE TE MALMENE POUSSER LE CRI ET DEVENIR CHEYENNE OUBLIE LES PLUMES,
OUBLIE LES MOCASSINS.
PAS BESOIN DE
COSTUME POUR DEVENIR INDIEN
DEVENIR CHEYENNE
COMBATTRE QUAND MEME
DEVENIR CHEYENNE
REGAGNER LES PLAINES COMBATTRE QUAND MEME
ET BRISER SES
CHAINES DEVENIR CHEYENNE.
CITATIONS
Ventre affamé
n'a point d'oreilles.
L'homme pressé
par la faim est sourd à toute parole
POEME
J'ai été
la plaine et la montagne.
L'étendue sans fin de plusieurs horizons.
Et
l'altitude infinie d'un regard très haut.
J'ai
été la chaleur Enveloppant de part en part ceux qui marchent.
Dans un
espoir J'ai été l'heure du zénith l'ombre minuscule du temps qui passe Et
qui repasse immobile.
Et dans
un creux de roche J'ai été l'écho d'un chant très peu connu Et réservé à
l'ensemble des solitaires.
Mais
aujourd'hui un vent nouveau néglige ma présence En soufflant quelque chose
de doux .
Alors je
prends forme d'un chemin mort Et m'y cache pour toujours
PRIERE INDIENNE
Sur le site
du chant de la louve de ma grande Amie Québequoise Dominique, j'ai découvert
cette superbe prière indienne. Je la remercie de me l'avoir transmise ainsi
que la création de la superbe goutte d'eau ci-dessus. Ses créations qui
parsèment mon site sont son œuvre. Merci à toi, de nous donner toujours
autant d'émotion sur ton superbe site. Philippe ton Ami.
«
À ceux que j’aime... et ceux qui m’aiment » Quand je ne serai plus là,
relâchez-moi, Laissez-moi partir, J’ai tellement de choses à faire et à
voir.
Ne pleurez
pas en pensant à moi, Soyez reconnaissants pour les belles années, Je vous
ai donné mon amitié, vous pouvez seulement deviner Le bonheur que vous
m’avez apporté.
Je vous
remercie de l’amour que chacun m’avez démontré, Maintenant, il est temps de
voyager seul.
Pour un
court moment vous pouvez avoir de la peine.
La
confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous
serons séparés pour quelque temps.
Laissez
les souvenirs apaiser votre douleur, Je ne suis pas loin, et la vie
continue...
Si vous
avez besoin, appelez-moi et je viendrai, Même si vous ne pouvez me voir ou
me toucher, je serai là, Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez
clairement La douceur de l’amour que j’apporterai.
Et quand
il sera temps pour vous de partir, Je serai là pour vous accueillir.
Absent de
mon corps, présent avec Dieu.
N’allez
pas sur ma tombe pour pleurer.
Je ne suis
pas là, je ne dors pas.
Je suis les
mille vents qui soufflent.
Je suis le
scintillement Des cristaux de neige.
Je suis la
lumière qui traverse Les champs de blé.
Je suis la
douce pluie d’automne.
Je suis
l’éveil des oiseaux dans le calme du matin.
Je suis
l’étoile qui brille dans la nuit.
N'allez
pas sur ma tombe pour pleurer.
Je ne
suis pas là, Je ne suis pas mort.
(Prière
Indienne) Auteur inconnu
UN ADIEUX
Passent
encore quelques soleils, et on ne nous verra plus ici. Notre poussière et
nos ossements se mêleront à ces prairies. Je vois, comme dans une vision,
mourir la lueur de nos feux du Conseil, leurs cendres devenues froides et
blanches. Je ne vois plus s'élever les spirales de fumée au-dessus de nos
tentes. Je n'entends plus le chant des femmes préparant le repas. Les
antilopes ont fui ; les terres des bisons sont vides .On n'entend plus que
la plainte des coyotes. La << médecine >> de l'homme blanc est plus forte
que la nôtre ; son cheval de fer s'élance sur les pistes du bison .Il nous
parle à travers son << esprit qui murmure Nous sommes comme des oiseaux à
l'aile brisée. Mon cœur est froid au- dedans de moi. Mes yeux se troublent,
je suis vieux .........
(
Plenty Coups, chef Crow " message d'adieu " de 1909 )
PRIERE
Je
t'appelle par le son de la gourde.
Je
t'appelle par ma fumée j'appelle tout ce qui est toi en moi.
Tu
réponds de toutes les directions.
Esprit
saint omniprésent âme éternelle.
Prends-moi en pitié donne-moi la lumière.
Prière
cheyenne Lance Henson
TERRE POUR VISAGE
Bien des
saisons ont fui depuis ce temps où j'avais des bras puissants, des jambes
agiles; mon dos était droit alors et mes yeux valaient ceux de l'aigle. En
regardant mon visage, les gens ne voyaient rien d'autre que le visage d'un
Indien sans nom. Peu d'hommes m'appelaient frère. Mon visage ne leur inspirait
pas l'envie de me connaitre, car c'était le visage d'un Indien. Pourtant à cette
époque, mon visage était connu. Connu de l'écureuil, qui sursautait au
craquement d'une brindille, sous mon pas, lorsque je marchais dans les bois. Du
porc-épic, posté au faîte de l'arbre, qui me voyait passer tout en bas. Du grand
corbeau qui annonçait en coassant ma venue aux autres animaux. Du renard, qui
venait chaparder dans ma cache à nourriture et du castor, qui me regardait
installer mes pièges. Connu de l'ours dont la tanière était cachée au milieu de
la forêt où se dressait ma cabane. Du héron qui ma enseigné la patience lorsque
j'était en quête de nourriture. De la fauvette dont le chant remplissait mon
cœur de joie. Du vent qui m'apportait les messages d'autres plantes et d'autres
animaux. De la pluie qui alimentait le ruisseau où je venais me désaltérer, jour
après jour. Des lacs,
dont les eaux se confondaient avec le ciel, symbole de
liberté pour toutes les créatures. Les arbres me reconnaissaient aussi, Mon père
m'a enseigné qu'un jour, lorsque la peau de mon visage sera ridée comme l'écorce
de pin, mon esprit quitteras mon corps pour aller habiter un arbre. Mais tel le
loup qu'on cherchera bientôt en vain dans ces bois, mon visage est celui d'une
espèce en voie de disparition. Ce que tu voie dans la nature sauvage se trouve
aussi sur ton visage; ce que tu vois sur mon visage, tu le verras dans la
nature. J'ai la terre pour visage! si tu méconnais l'un, tu négligeras l'autre!
si tu blesse l'un l'autre portera la cicatrice! si tu méprise l'un l'autre en
seras déshonoré! si tu humilies un l'un, tu feras pleurer l'autre! si u ignores
le nom de l'un , jamais l'autre ne révélera son nom! comment peut tu connaître
mon visage? Et la terre, comment, est-il possible que tu ne la connaisse pas?
N'est-elle pas tout autour de toi? N'est-elle pas partie intégrante de tout ce
que tu fait de tout ce pourquoi tu vis? N'est-elle pas au creux de ton cœur, à
la source de ton désir de fraternité? Ne vivons-nous pas tous à une époque
éclairée, où jamais plus personne ne devrait être un visage sans identité, pas
même un Indien Aujourd'hui mes cheveux ont pris la couleur du clair de lune et
ma voix ressemble au souffle léger du vent sur les feuilles mortes. Mon visage
est devenu célèbre par la magie du cinéma. Les gens me reconnaissent dans la rue
et disent avec admiration " C'est le Chef Dan Georges" Mais combien de mes
frères restent des visages anonymes,
méconnus parce qu'ils sont Indiens, comme je
l'ai été avant que vous connaissiez le nom du Chef Dan George?
CHEF DAN GEORGE(extrait des plaines du ciel)
DERNIERES PAROLES
Mon père m'a
fait appeler. J'ai vu qu'il allait mourir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il
m'a dit : << Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la terre, et mon esprit
va bientôt voir le Chef Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu
es le chef de ce peuple. Ils attendent de toi que tu les guides. Rappelles toi
toujours que ton père n'a jamais vendu son pays . Tu dois te boucher les
oreilles chaque fois qu'on te demandera de signer un traité pour vendre ton pays
natal. Encore quelques années et les hommes blancs t'encercleront. Ils ont les
yeux sur cette terre. N'oublies jamais, mon fils, mes paroles de mourant. Cette
terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta
mère >> J’ai pressé la main de mon père et je lui ai dit que je protégerais sa
tombe de ma propre vie. Mon père a souri et s'en est allé vers la terre des
Esprits. Je l'ai enterré dans cette belle vallée où l'eau serpente. J'aime cette
terre plus que tout le reste au monde. Un homme qui n'aimerait pas la tombe de
son père serait pire qu'un animal sauvage
( Chef Joseph, Indien Nez Percé
1840-1904)
CITATION
Sur nos
terres arides, les esprits de nos chevaux nous mèneront vers le chemin de la
liberté.
Nul ne
pourra entraver notre marche sur la piste rouge vers le grand esprit.
Les
échos des montagnes nous guiderons là où l'homme vrai retrouvera sa dignité
auprès de ses ancêtres, là où il aurait dû toujours resté.
Grand
Cheval assis (hopi)
PRIERE OJIBWA
"O Grand
Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à
toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers
toi comme l'un de tes nombreux enfants; je suis faible... je suis petit.. j'ai
besoin de ta sagesse et de la force.
Laisse-moi
marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et
pourpres couchers de soleil.
Fais que mes
mains respectent les choses que tu as créées, et rends mes oreilles fines pour
qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage,
de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les
leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande
force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères, mais afin d'être capable
de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je
sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard
droit.
Ainsi, lorsque
ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil, mon esprit pourra venir à
toi sans honte." (19).
Ecoute et
respect du Monde ambiant, rénovation commençant par soi-même, telles seraient
donc les premières clefs.
CHANT CREEK
Le
Peuple du fleuve A l'esprit des Plumes La plume du corbeau est plume de
mort.
Elle
endort mon ennemi.
O plume
du corbeau, O plume du corbeau.
La
plume du geai est plume de vie.
Elle
éveille mon esprit.
O plume
du geai, O plume du geai.
La plume
de la grue est plume de paix.
Elle
transforme l'ennemi intime qui est en moi.
O plume
de grue, O plume de grue.
Chant Creek
MESSAGE
On dit que le silence est la voix de la complicité.
Mais le silence est impossible.
Le silence hurle.
Le silence est un message, tout comme ne rien faire est un
acte.
Laisse ton être sonner et résonner en chaque parole et chaque
acte.
Oui, deviens qui tu es.
Il n'est pas concevable que tu esquives ton propre être ou ta
responsabilité.
Ce que tu fais est qui tu es.
Tu es ta propre punition.
Tu deviens ton propre message.
Leonard PELTIER
PECHE
Nous naissons tous innocents.
Nous devenons tous coupables.
Dans cette vie tu deviens coupables d'être toi.
Etre
soi-même, c'est ça le Péché "aboriginel", le pire de tous les péchés.
C'est un péché que l'on ne te pardonnera jamais.
Nous les Indiens sommes tous coupables, coupables d'être nous-mêmes.
On
nous enseigne cette culpabilité dès la naissance.
Nous l'apprenons consciencieusement.
A
chacun de mes frères et à chacune de mes soeurs je dis, sois fier de
cette culpabilité.
Tu
n'es coupable que de ton innocence, d'être toi-même, d'être indien,
d'être humain.
Etre
coupable te rend sacré.
Leonard Peltier
TANGA NANI
Saviez vous
que les arbres parlent ?.
Ils le
font cependant, ils se parlent entre-eux, et vous parleront, si vous
écoutez.
L'ennuie
c'est que les blanc n'écoutent pas.
Ils n'ont
jamais appris à écouter les indiens, aussi je doute qu'ils écoutent les
autres voix de la nature.
Pourtant
les arbres m'ont beaucoup appris ; tantôt sur le temps, tantôt sur les
animaux; tantôt sur le grand esprit.
INDIEN
STONEY( 1871-1967)
DANS LE REGARD D'UN LOUP
Qui que
vous soyez.
Hommes,
femmes, vieux, jeunes, beaux ou moches.
Travailleurs ou chômeurs, hommes politiques, hommes de loi.
Peu
importe qui que vous soyez.
Mais dans
le regard d'un loup si vous voyez autre chose que loyauté, fidélité ou
amour.
Alors passez votre chemin.
TEXTE DE SITTING BULL
quel traité
le blanc a-t'il respecté que l'homme rouge ait rompu? aucun. quel traité
l'homme blanc a-t'il jamais passé avec nous et respecté ? aucun. quand
j'était enfant, les sioux étaient maîtres du monde, le soleil se levait et
se couchait sur leur terre, ils menaient dix mille hommes au combat. ou sont
aujourd'hui les guerriers ? ou sont nos terres ? qui les possède ? Quel
homme blanc peut dire que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ?
pourtant ils disent que je suis un voleur. Quelle femme blanche, même
isolée, ai-je jamais capturée insultée ? pourtant ils disent que je suis un
mauvais indien. quel homme blanc m'a jamais vu saoul ? qui est jamais venu à
moi affamé et reparti le ventre vide? qui m'a jamais vu battre mes femmes ou
maltraîter mes enfants ? quelle loi ai-je violé ? ai-je tort d'aimer ma
propre loi ? est-ce mal pour moi parce que j'ai la peau rouge ? PARCE-QUE JE
SUIS UN SIOUX parce-que je suis né là où mon père a vécu ? parce-que je suis
prêt à mourir pour mon peuple et mon pays ?
SITTING BULL
TEXTE DE COCHISE
Ce sont les
faibles qui perdent. longtemps nous avons été les plus forts. Maintenant
nous sommes les plus faibles. nous serons battus et mourrons. lentement si
l'on réussi à nous enfermer dans des réserves, rapidement si l'on nous
anéantit au cours d'une bataille. puis ce sera votre tour. Après en avoir
fini avec nous, vous vous tournerez vers d'autres peuples. je suis certains
que vous ne cesserez jamais de vous battre contre ces peuples qui sont des
terres lointaines, de l'autre côté des océans et qui parlent des langues
incompréhensibles. serez-vous plus fort qu'eux ? vous écraseront-ils ? peu
importe. je ne sais qu'une chose: vous vous battrez sans répit. partout où
il y a des êtres vivants, la guerre est permanente. nous autres indiens,
nous approchons de notre fin. la votre viendra aussi. un homme fort
rencontre toujours un homme plus fort que lui
COCHISE
DISCOUR DU GRD CHEF
SEATTLE
CE discours est la réponse du Chef Seattle en
1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux
blancs et promettait une réserve pour le peuple indien. À la lumière des
problèmes écologiques, ce texte est à la fois prophétique, poétique et
éclairant.
Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la
chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et
le murmure de l’eau ne nous appartient pas, comment peut-on les vendre ?
Pour mon peuple, il n’y a pas un coin de
cette terre qui ne soit sacré. Une aiguille de pin qui scintille, un rivage
sablonneux, une brume légère, tout est saint aux yeux et dans la mémoire de
ceux de mon peuple. La sève qui monte dans l’arbre porte en elle la mémoire
des Peaux-Rouges. Les morts des Blancs oublient leur pays natal quand ils
s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre si
belle, puisque c’est la mère du Peau-Rouge.
Nous faisons partie de la terre et elle fait
partie de nous. Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les
chevaux, les grands aigles sont nos frères ; les crêtes rocailleuses,
l’humidité des Prairies, la chaleur du corps des poneys et l’homme
appartiennent à la même famille.
Ainsi, quand le grand chef blanc de
Washington me fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande
beaucoup...
Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent
notre soif ; ces rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si
nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler tout cela et
apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et
que, par conséquent, vous devez les traiter avec le même amour que celui
donné à vos frères. Nous savons bien que l’homme blanc ne comprend pas notre
façon de voir.
Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre
puisqu’il est un étranger qui arrive dans la nuit et tire de la terre ce
dont il a besoin. La terre n’est pas sa sœur, mais son ennemie ; après tout
cela, il s’en va. Il laisse la tombe de son père derrière lui et cela lui
est égal !
En quelque sorte, il prive ses enfants de la
terre et cela lui est égal. La tombe de son père et les droits de ses
enfants sont oubliés. Il traite sa mère, la terre, et son père, le ciel,
comme des choses qu’on peut acheter, piller et vendre comme des moutons ou
des perles colorées. Son appétit va dévorer la terre et ne laisser qu’un
désert...
L’air est précieux pour le Peau-Rouge car
toutes les choses respirent de la même manière. La bête, l’arbre, l’homme,
tous respirent de la même manière. L’homme blanc ne semble pas faire
attention à l’air qui respire. Comme un mourant, il ne reconnaît plus les
odeurs. Mais, si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que
l’air nous est infiniment précieux et que l’Esprit de l’air est le même dans
toutes les choses qui vivent. Le vent qui a donné à notre ancêtre son
premier souffle reçoit aussi son dernier regard. Et si nous vendons notre
terre, vous devez la garder intacte et sacrée comme un lieu où même l’homme
peut aller percevoir le goût du vent et la douceur d’une prairie en fleur...
Je suis un sauvage et je ne comprends pas une
autre façon de vivre. J’ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans
la prairie, laissés là par l’homme blanc qui les avait tués d’un train qui
passait. Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment ce cheval de fer
qui fume peut-être plus important que le bison que nous ne tuons que pour
les besoins de notre vie.
Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si
toutes les bêtes avaient disparu, l’homme mourrait complètement solitaire,
car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrive à l’homme.
Toutes les choses sont reliées entre elles.
Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds n’est autre
que la cendre de nos ancêtres. Ainsi, ils respecteront la terre. Dites-leur
aussi que la terre est riche de la vie de nos proches. Apprenez à vos
enfants ce que nous avons appris aux nôtres : que la terre est notre mère et
que tout ce qui arrive à la terre arrive aux enfants de la terre. Si les
hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent.
Ceci nous le savons : la terre n’appartient
pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Ceci nous le
savons : toutes les choses sont reliées entre elles comme le sang est le
lien entre les membres d’une même famille. Toutes les choses sont reliées
entre elles...
Mais, pendant que nous périssons, vous allez
briller, illuminés par la force de Dieu qui vous a conduits sur cette terre
et qui, dans un but spécial, vous a permis de dominer le Peau-Rouge. Cette
destinée est mystérieuse pour nous. Nous ne comprenons pas pourquoi les
bisons sont tous massacrés, pourquoi les chevaux sauvages sont domestiqués,
ni pourquoi les lieux les plus secrets des forêts sont lourds de l’odeur des
hommes, ni pourquoi encore la vue des belles collines est gardée par les
fils qui parlent. Que sont devenus les fourrés profonds ? Ils ont disparu.
Qu’est devenu le grand aigle ? Il a disparu aussi.
C’est
la fin de la vie et le commencement de la survivance
CHEF SEATTLE
CITATION
D'HOMME MEDECINE
J'ai
toujours rempli le rôle de Winkte ( mot lakota exprimant le rôle et le
caractère ambigu et alternatif « Homme-Femme » dans un sens sacré. Désigné
souvent à tort par les anthropologues sous le terme «Bardache» ) au sein de
notre société. Je suis né ainsi. Autant que je m'en souvienne, j'ai eu une
vision à l'âge de huit ans : une personne m'apparut portant de longs cheveux
gris et de nombreux ornements. Elle se tenait près de l'endroit où je
dormais. Je lui demandai si elle était homme ou femme : elle me répondit
qu'elle était les deux à la fois et déclara que dorénavant, elle marcherait
à mes côtés pour le restant de ma vie, que son esprit serait toujours auprès
de moi. J'ai rapporté tout cela à mon grand-père qui m'a apprit à ne jamais
craindre les esprits, parce que leur pouvoir est bon. Un an plus tard, la
vision réapparut et l'esprit me fit comprendre que j'obtiendrais de grands
pouvoirs. Il me dit aussi que son apparence était celle d'un homme, mais que
son esprit était féminin. Il ajouta que le Grand Esprit avait conçu des
personnes comme moi afin de venir en aide aux autres. Je révélai le nom de
cet esprit à mon grand-père qui m'indiqua que celui-ci, il y a longtemps,
était un Winkte hautement considéré et respecté de tous. Il m'expliqua
clairement ce que signifiait le terme Winkte et me déclara : « Ton éducation
sera difficile car tu seras toujours différent des autres. Mais cet esprit
t'aidera, à condition que tu pries et que tu pratiques la loge à sudation ».
Jusqu'à aujourd'hui, l'esprit ne m'a jamais abandonné. Je dois être sérieux
dans le rôle qui m'a été confié afin d'inspirer le respect et la confiance à
mon peuple.
Walter
Williams - Homme-médecine Winkte de la nation Lakota
DECLARATION QUI A
FAIT REFLECHIR
Quand le
dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un
mythe parmi les hommes blancs, ces rivages s'animeront des morts invisibles
de ma tribu ; et quand les enfants de vos enfants se croiront seuls dans les
champs, les boutiques ou dans le silence des bois sans chemin, ils ne seront
pas seuls (.....) La nuit, quand les rues de vos villes seront silencieuses
et que vous les croirez desertes, elles seront remplies des multitudes de
revenants qu'elles contenaient jadis et qui aiment encore ce beau pays.
L'homme blanc ne sera jamais seul. Qu'il soit juste et traite mon peuple
avec bonté, car les morts ne sont pas sans pouvoir. Morts, ais-je dit? Il
n'y a pas de mort. Seulement un changement de mondes
( Chef Seattle, Indien Dwamish,
declaration de Port Elliott en 1855 )
REMERCIEMENT AU SITE
DES INDIENS DE NORMANDIE
Très
honnoré par ce mail que j'ai reçu et qui m'a beaucoup touché, ce qui prouve
que les personnes du peuple d'on je parle sur mon site rendent crédibles ce
qui y est écrit. Je l'en remercie beaucoup pour ce grand honneur qui est
fait à mon site.
Philippe
Fontaine
Texte
original
Greetings from a North american Indian;
It was with great pleasure to find your site. It was a blessing to see your
pictures. I also saw a link for "John Trudell" I've met and know this
person, he is the father of my sisters son. I met him in Alaska. It is a
honor to see other take interest in our people. I am "Thlingit" from
southeast Alaska, last triditional chief of my people. so I send you
greeting from my house to you and yours.
Whispering
Raven Thundering Mountain.
TRADUCTION
Salutations d'un Indien nord-américain
Il était avec
grand plaisir de trouver votre emplacement. C'était une bénédiction de voir
vos images. J'ai également vu un lien pour "John Trudell" que j'ai
rencontré et le connais , c’est le père du fils de ma soeur. Je l'ai
rencontré en Alaska. C'est un honneur de voir votre intérêt pour notre
peuple Je suis "Thlingit" d'Alaska du sud-est, dernier chef traditionnel de
mon peuple. Ainsi je vous envoie mes salutations à vous et aux vôtres.
Montagne De Tonnerre De Chuchotement Raven
VOS POEMES
J'ai le plaisir et le grand honneur de vous présenter un poème de Patricia
Coelho. Je suis plus encore touché lorsque cet écrivain de talent m'adresse
pour le site des Indiens un poème de sa composition sur l'intolérance. Les
Amérindiens ont souffert de l'intolérance et en souffre encore aujourd'hui.
Si tous les politiciens pour une fois avaient une démarche commune celle de
la tolérance et de l'égalité des droits pour tous. Plus de discrimination,
plus de violence sur enfants, restons des êtres humains comme le monde l'a
créé et sortons de cette stupidité qui nous aveugle de jours en jours, en
contemplant seulement les malheurs des uns. Merci Patricia de ce superbe
texte. Espérons qu'il sera un message pour certains et une realité pour
d'autres. Car dans chacun de tes textes il y a un message et une émotion. En
un mot magique.
PHILIPPE FONTAINE
L’intolérance
Il faut voir l’âme
Et non le corps.
Il faut voir la flamme
Pour comprendre le trésor.
Il faut voir le cœur,
Il est le même pour tous.
Ne voyez pas que la couleur,
Cela n’inspire que les doutes.
Au-dessus, nul ne trône.
Personne n’a le pouvoir suprême.
Nous sommes le même homme
Et avons la tristesse pareille.
La différence est notre richesse.
Respectons les rites et les cultures.
Soyons l’homme de toutes les sagesses
Et bannissons à jamais, l’injure.
A pas de deux ou à pas de trois,
Nous danserons la même danse.
Ensemble, nous lutterons contre ça,
Ce fléau appelé l’intolérance
PATRICIA COELHO
L'esclavage
Vous pourrez me
dicter vos lois,
Vous pourrez
m'enchaîner les poignets,
Vous pourrez
vous ériger contre moi,
Mais vous
n'aurez jamais mes pensées.
Vous pourrez me
bannir de la terre,
Vous pourrez
m'exiler dans notre monde,
Vous pourrez
faire de vous mon adversaire
Mais vous
n'aurez jamais ma tombe.
Vous pourrez
disposer de mon corps,
Vous pourrez
anéantir ma flamme,
Vous pourrez
voler mes trésors,
Mais vous
n'aurez jamais mon âme.
Vous pourrez
remuer le ciel et la terre,
Vous pourrez
asservir mon être,
Dieu ne vous
laissera pas faire,
Sa justice
divine vous guette.
Puis un jour,
je serai libre,
Je serai libre
de votre joug.
Alors là, je
pourrais bien vous haïr
Mais hélas,
j'aurais pitié de vous.
PATRICIA COELHO
CHAMAN
Quand le vent balayait les grandes plaines de l'Ouest
Et chassait les nuages dans l'immensité,
J'y voyais quelquefois des signes manifestes,
Messages naturels par le ciel envoyés.
Je vivais sur ces terres, au sein de ma tribu,
Garant de nos coutumes, de notre mémoire,
Nous n'étions pas alors un peuple déchu,
L'homme blanc n'avait pas encore pris nos territoires.
Nous respections l'équilibre de la nature,
Frères des animaux, proches des éléments,
Prélevant notre part sans commettre d'injure
Envers les créatures et l'environnement.
En harmonie avec les arbres, les rivières,
Nous connaissions des plantes les poisons, les vertus,
Nous adaptant à la forêt et au désert,
Sachant nous orienter même la nuit venue.
Des bêtes le langage nous était familier,
Du cri de la chouette au hurlement du loup ;
Nous nous en servions aussi pour communiquer
Et leur observation nous apportait beaucoup.
Moi, je passais des heures ainsi, à regarder,
A écouter la vie avec mon intuition,
A saisir, à comprendre et à interpréter
Les signes sur lesquels s'appuyaient mes prédictions.
J'étais chaman, homme-médecine, un peu sorcier,
Au service des autres mettant mes connaissances.
J'invoquais les esprits pour nous les concilier,
Tout reposait sur l'étendue de ma puissance.
La venue de l'homme blanc a tout bouleversé,
Amenant le triomphe des forces obscures ;
Mais malgré les massacres, notre identité
A su se préserver à travers sa culture.
Par ailleurs, je recommande la lecture du livre de Fritz Steuben "L'ouragan
rouge", un récit de la première guerre des Indiens pour l'Ohio, raconté
d'après d'anciens documents et qui relate l'histoire de Tecumseh (le
puma prêt à bondir), chef Shawanoo dont le nom de guerre était
Flèche-volante, également dénommé Logan par les Anglais.
(Sa statue a, depuis, été élevée à Chicago).
Ce livre a été édité aux Editions "Heures Joyeuses", Editions de
l'Amitié, G.-T. Rageot, 10 rue François-Gérard - Paris 16e.
Il doit être assez difficile à trouver actuellement mais je le considère
comme un livre culte sur le sujet.
Nadeige
2éme
poème de Nadeige inspiré de son vécu
VIE
ANTERIEURE
Des souvenirs latents au fond de ma mémoire
Je sens confusément que j'ai eu d'autres vies,
Notamment, l'une d'elles, une réminiscence,
De mon subconscient un beau jour a surgi.
Elle ne m'est pas apparue comme une évidence,
Une possibilité se laissant entrevoir.
Attirée par cette culture différente,
Prônant moi-même le respect de la nature,
J'ai cru tout d'abord que mon imagination
S'étant complu aux récits de ces aventures,
Avait créé un lien d'identification.
Ce n'était pourtant pas une raison suffisante.
J'ai repoussé cette idée pendant des années,
Et je n'y pensais plus, la vie suit son chemin ;
Mais de ces hommes rouges j'étais solidaire,
Et je me ralliais à leur cause d'instinct,
Les considérant obscurément comme des frères ;
Conviction étrange, profonde, enracinée.
Jusqu'à ce que j'admette l'éventualité
D'avoir peut-être vécu une autre existence
En ces terres lointaines, membre d'une tribu
A laquelle j'étais liée par mon appartenance,
Mais ne comprenant pas quel était mon statut,
Me pressentant un homme mais pas un guerrier.
J'éludai la question une nouvelle fois,
Et le temps s'écoula sans livrer de réponse,
En refermant ses portes ouvertes à demi.
Toutefois, il y avait déposé une once
De lumière afin que ne tombent dans l'oubli
Les impressions qui m'avaient ouvert la voie.
Or, il me fut donné, bien des années plus tard
De faire une rencontre, une opportunité.
On me dit sans détour dans la conversation
Que je savais guérir et que j'avais été
Chaman dans une précédente incarnation.
Cette révélation ne fut pas un hasard.
Guérir...dans cette vie, ne l'ai point pratiqué.
Mais chaman, sans doute ; cela expliquerait
Mon intérêt inné pour les choses occultes,
Ma pleine communion avec les forêts,
Mon rejet des dogmes, des églises, de leurs cultes,
Ma croyance aux signes qui nous sont envoyés.
Le voile étant levé, dès lors, j'ai mieux compris
Ce qui sourdait en moi, ces manifestations
Qui me sollicitaient, dont j'avais la prescience,
Me surprenant parfois, en certaines occasions
A retrouver des rites au fond de ma conscience ;
Païenne aux yeux des autres, fidèle au Grand Esprit.
Nadeige
3éme poème de Nadeige écrit à l'age de 20 ans,et
qui est en corrélation avec l'esprit de la Nation Améridienne.
Hommme, ne traite pas la nature
en esclave.
Elle vit, elle souffre d'être dépouillée ;
A force de détruire, ton âme se déprave ;
Tu oublies qu'en son sein le divin s'accomplit,
Maintenant sous sa loi l'univers entier,
A travers chaque forme, chaque son, chaque vie.
Mais tu ne comprends plus la voix des éléments
Qu'adoraient les ancêtres. Tu ne vénères plus
Le soleil et la foudre, l'étoile au firmament.
Ton cœur s'est dépensé à de trop viles passions
Pour entendre à nouveau les Esprits dans les nues
T'envoyer des messages, des sensations.
La nature lassée de ton indifférence
Se révolte parfois comme aux premiers matins
Qui connurent l'aurore de ton existence,
Faisant surgir en toi les craintes oubliées.
Que ne vois-tu alors dans son courroux divin
L'amertume d'un monde que tu as sacrifié ?
Moi qui foule la terre, les herbes et les rochers,
Dans ma prédilection pour les lieux sauvages,
Je connais des grands arbres l'antique majesté,
Et les jeux du soleil dans les vallées profondes,
Et le chant du ruisseau, qui vient du fond des âges,
Et le cri de l'oiseau qui passe en rasant l'onde.
O, si tu voulais bien t'attarder un moment
A écouter le vent souffler dans les feuillages,
A contempler, enfin, en oubliant le temps,
La tranquille beauté de l'immense nature,
Tu entendrais alors un étrange langage
Sourdre dans l'air limpide comme un doux murmure :
Du monde des Esprits la manifestation
Nadeige
POEME
Dites-leur comme nous
aimons
toutes les
manifestations
de la beauté...
UN INDIEN D'AMÉRIQUE
LES MAINS PROPRES
Ô Grand Esprit,
Dont j'entends la voix
dans le vent,
Et dont Ie souffle
donne la vie au monde, Ecoute-moi !
puissent mes pas me
porter dans labeauté, puissent mes yeux toujours voir
Le coucher du soleil
rouge et pourpre. Puissent mes mains respecter Ies choses que tu as
créées
Et rnes oreilles être.
Etre attentives à ta voix. que je puisse apprendre les leçons
Que tu as cachées
dans chaque feuille et
dans chaque pierre.
Je cherche la force,
pas pour être plus grand que mon frère, mais pour comprendre mon pire
ennemie : moi-même
Pour que je puisse
toujours venir vers toi les mains propres et le regard franc.
Pour qu au crépuscule·
de Ia vie, comme Ie soleil qui se couche, je puisse venir vers toi sans
honte.
UN INDIEN D'AMÉRIQUE
POEME NAVAJO
QUE MES
PAS ME PORTENT DANS LA BEAUTE
Que mes pas me portent
dans la beauté
Que mes pas me portent
tout le long du jour
Que mes pas me portent
à chaque retour des
saisons
Pour que La beauté me
revienne
Beauté des oiseaux
Beauté joyeuse des
oiseaux
Que mes pas me portent
sur le chemin gorgé de
pollen
Que mes pas me portent
dans Ia danse des
sauterelles
Que mes pas me portent
dans la rosée fraîche
Et que la beauté soit
avec moi
Que mes pas me portent
vers la beauté qui me
précède
Que mes pas me portent
vers la beauté qui me
succède
Que mes pas me portent
vers la beauté du ciel
Que mes pas me portent
vers la beauté qui
m‘entoure
Que mes pas me portent
dans la vieillesse, sur
un chemin
de beauté, vivifié,
Que mes pas me portent
dans la vieillesse, sur
un chemin
de beauté, vers une vie
nouvelle,
et dans la beauté je
marcherai
Dans la beauté je
marcherai...
POEME
DES NAVA]OS
CHANSON
UNE
CHANSON ENVOYEE PAR VIRGINIE NOUS TE REMERCIONS DE NOUS LA FAIRE
PARTAGER MERCI A TOI.
paroles et musique : Michel Thibault
(On p
arle
trop peu souvent de l’amitié qui a existé entre la nation
amérindienne Mi’Kmaq et le peuple acadien pendant les
17e et 18e siècles. Sans cette entente, il est
fort probable que les Acadiens auraient
succombé aux misères de leur passé. Plane un Aigle est une
façon de dire merci.)
VIRGINIE
Par dessus les
rivières,
Les lacs, les
ruisseaux
Par dessus les
forêts
De chênes et
de bouleaux
Plane un aigle
vêtu
De vaillance
et de courage
Plane un aigle
qui étale
Des épopées
dans son plumage
À travers les
années
De guerres et
de misères
À travers deux
histoires
De gloire et
de prières
Plane un aigle
qui a veillé
Sur des âmes
humiliées
Plane un aigle
qui a légué
À deux peuples
une amitie
Je sens
l’esprit de Membertou
Dans les flots
du Sissibou
Je sens une
certaine tendresse
Dans les loups
et les madouesses
Je sens le
parfum de ma jeunesse
Dans le
mashquoui, les picojis
Je sens la
magie des voix rauques
Dans les
plaines et les mecauques
Au nom de ceux
qui ont survécu les saisons glaciales
Au nom de ceux
qui ont veillé les malades de Port-Royal
Au nom de ceux
qui ont couru
Les forêts,
déracinées
Au nom de ceux
qui sont morts
Dans les bras
de l’amitié
Je m’engage à
donner à mon fils la vérité
Je m’engage à lui léguer une plume de
dignité
.
Michel Thibault
LES
TEXTES QUE J'AIME
(cherokee)
O'siyo Oginalii
Tsilugi
Traduction
Bonjour Amis
Bienvenue
VOICI
DE BEAUX TEXTES AMERINDIENS
RIEN
QUE POUR VOUS D'AUTRES S'AJOUTERONT
AU FIL
DU TEMPS
"quand
la terre est malade, les animaux commenceront à disparaître,
quand
cela se produit,
Les
guerriers de l'arc-en-ciel viendront pour les sauver".
~
Chef Seattle
~
Mots de la sagesse
L'Indien
Américain est du sol, si ce soit la région des forêts, des plaines, des
pueblos, ou des MESAS. Il s'adapte dans le paysage, pour la main qui
mode le continent mode également l'homme pour ses environnements. Il par
le passé s'est développé aussi naturellement que les tournesols sauvages,
il appartient juste comme le buffle appartenait....
L'approche indienne à la vie là a sorti une grande liberté, un respect
intense et absorbant pendant la vie, enrichissant la foi dans une
puissance suprême, et les principes de la vérité, de l'honnêteté, de la
générosité, des capitaux propres, et de la confrérie comme guide des
relations mondaines.
Vous avez
noté que tout que fait un Indien, il le fait dans un cercle, et c'est
parce que la puissance du monde fonctionne toujours en cercles, et tout
essaye d'être autour de..... Le ciel est en rond, et j'ai entendu que la
terre est en rond comme une boule, et ainsi suis toutes les étoiles. Le
vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur
nid en cercles, parce que leur est la même religion que le nôtre....
Même les
saisons forment un grand cercle dans leur changer, et reviennent
toujours encore à où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle
d'enfance à l'enfance, et ainsi il est dans tout où la puissance est
transférée.
Élan Noir (Oglala) 1863-1950
Le grand
esprit est dans toutes les choses, il est dans le ciel que nous
respirons. Le grand esprit est notre père, mais la terre est notre mère.
Elle nous nourrit, cela que nous mettons dans le sol qu'elle nous
retourne....
Grand Thunder (Bedagi)
(Wabanaki Algonquin)
De
Wakan-Tanka, le grand mystère, vient toute la puissance. C'est de
Wakan-Tanka que l'homme saint a la sagesse et la puissance de guérir et
faire des charmes saints. L'homme sait que toutes les usines curatives
sont données par Wakan-Tanka, donc elles sont saintes. Est tellement
aussi le buffle saint, parce que c'est le cadeau de Wakan-Tanka.
Chef
D'Oglala Sioux De Plat-Fer (Maza Blaska)
Dans le
commencement de toutes les choses, la sagesse et la connaissance étaient
avec les animaux, pour Tirawa, celui ci-dessus, n'ont pas parlé
directement à l'homme. Il a envoyé certains animaux pour dire à des
hommes qu'il s'est montré par la bête, et que d'eux, et des étoiles et
le soleil et la lune devrait équiper apprenez que. toutes les choses
racontent Tirawa.
Toutes
les choses dans le monde sont deux. Dans nos esprits nous sommes deux,
bons et mauvais. Avec nos yeux nous voyons deux choses, choses qui sont
justes et choses qui sont laides.... Nous avons la main droite qui
frappe et conduit au mal, et nous avons la main gauche pleine de la
bonté, près du coeur. Un pied peut nous mener à une manière mauvaise,
l'autre pied peut nous mener à un bon. Sont ainsi toutes les choses deux,
chacun des deux.
Chef
Aigle (Letakos-Lesa) Pawnee
tout
sur la terre a un but, chaque maladie une herbe de la traiter, et chaque
personne une mission. C'est la théorie indienne d'existence.
Colombe
De Deuil (Salish) 1888-1936
"les personnes blanches, qui essayent de nous transformer plus d'en leur
image, ils nous veulent que ce qu'ils appellent" assimilés, "introduire
les Indiens dans le courant principal et détruire notre propre façon de
vivre et nos propres modèles culturels. Ils croient que nous devrions
être contentés comme ceux dont le concept du bonheur est materialistic
et avide, qui est très différent de notre manière.
Nous voulons l'absence de l'homme blanc plutôt qu'être intégré. Nous ne
voulons pas toute partie de l'établissement, nous voulons être libres
pour élever nos enfants dans notre religion, de nos manières, de pouvoir
chasser et pêcher et vivre dans la paix. Nous ne voulons pas la
puissance, nous ne voulons pas être des membres du Congrès, ou les
banquiers.... être nous-mêmes. Nous voulons avoir notre héritage, parce
que nous sommes les propriétaires de cette terre et parce que nous
appartenons ici.
L'homme blanc dit, il y a liberté et justice pour tous. Nous avons eu
liberté et la justice," et c'est pourquoi nous avons été presque
exterminés. Nous n'oublierons pas ceci."
du Conseil 1927 grand des
Indiens américains
"la
terre sur laquelle nous nous tenons est la terre sacrée.
C'est
le sang de nos ancêtres."
Abondance En chef Coups (Corneille)
"il y a beaucoup de choses à
partager avec les quatre couleurs de l'humanité dans notre destin commun
en tant qu'une avec notre mère la terre. Elle est ceci qui partage qui
doit être considérée avec grand soin par les aînés et les personnes de
médecine qui portent les confiances sacrées, de sorte qu'aucun mal ne
puisse venir pour peuple par l'ignorance et l'abus de ces forces
puissantes."
Résolution
des cinquièmes réunions annuelles des aînés traditionnels Circle 1980
MERCI A VOUS LES ANCIENS
DE NOUS FAIRE PARTAGER VOTRE CULTURE, NOUS AVONS TANT A APPRENDRE DE
VOUS. DANS LE RESPECT DU GRAND ESPRIT